P. lis
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lU. 5/ un être raisonnable doit se représenter ses maximes comme des lois pratiques universelles , il ne peut se les représenter que comme des principes qui déterminent la volonté, non par la matière^ mais simplement par la forme.
Si, en effet, on enlève par abstractioa toute matière, c'est-à-dire tout objet sensible de la volonté, il ne reste rien que la simple forme de la loi. Conservez à la loi morale une matière, vous introduisez la contradiction entre les esprits. Comment mettre d'accord Charles-Quint et François r% qui tous deux désiraient iMilan * ?
Ces principes admis, il est facile de montrer que la liberté et l'impératif catégorique s'impliquent réciproquement. Cette démonstration est l'objet de deux Problèmes de l'analytique des principes pratiques.
Problème I. — Supposé que la simple forme législative des maximes soit seule le principe suffisant de dé^ termination cVune volonté, trouver la nature de cette volonté.
Cette volonté doit être libre. En effet, dans la nature, soumise au principe de causalité, les principes déterminants des phénomènes sont eux-mêmes des phénomènes, partant des objets, des matières, et non des formes. Un principe formel ne peut donc être conçu comme déterminant que s'il est pensé hors de toute série causale, c'est-à-dire comme lihre.
Problème 11. — Réciproquement : Supposé qu'une vo-