‹ Kant [microform]Chapitre 96 sur 148 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

METAPHVSIQUK DES MOEURS.

de la paix, Kant affirme que Taccord s'établit croissant entre la morale et la politique^. A Mendelssohn, qui défendait l'hypothèse d'une oscillation perpétuelle de l'humanité entre des progrès et des reculs successifs, il répond que le progrès, du moment où la raison nous fait un devoir d'y travailler, est nécessairement possible inpraxi. Pas plus dans les rapports des nations que dans les relations privées, il n'admet cette maxime du scepticisme moral : Cela est bon en théorie, mais ne vaut rien en pratique^; et c'est un véritable acte de foi en rexcellence d'une politique fondée sur le devoir qu'il exprime en ces termes : « Cherchez avant tout le règne de la raison pure pratique et si^ justice, et votre fin, le bienfait de la paix perpétuelle, se réalisera d'elle-même l »

B. Doctrine de la Vertu.

a. Notions préliminaires. Division.

La doctrine du droit ne détermine qu'une des deux sphères, et, à vrai dire, la plus étroite, de l'activité morale. La loi juridique exige simplement l'accord extérieur de nos actes avec l'impératif catégorique, dans les relations de notre liberté avec celle d'autrui. La loi proprement morale, outre qu'elle commande des actes qui échappent à la loi civile, réclame, dans nos actes,

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