‹ KantChapitre 101 sur 139 · r. 443-4 i: (2il-2i · texte numérisé non relu

r. 443-4 i: (2il-2i

le devient, et, de même que sa volonté n'est pas étrangère à cette corruption^, c'est à lui-même qu'il devra sa propre réforme. « Il ne saurait devenir moralement bon... qu'au moyen d'une contrainte exercée sur luimême-. )) Et sans doute l'intluence sociale pourra parfois altérer ce pouvoir moral brut et encore indécis entre le bien et le mal. Mais c'est précisément la tâche de l'éducateur d'orienter la volonté dans le sens du devoir, en neutralisant les influences corruptrices. Dans cette tâche grandiose, mais non point impossible, « gît le grand secret de la perfection de la nature humaine ^ », et ce n'est plus au pessimiste auteur de VÉmile, c'est à d'Alembert et à Condorcet que font songer ces nobles paroles de l'Introduction de la Pédagogie de Kant : « Peut-être l'éducation deviendra-t-elle toujours meilleure et chacune des générations qui se succéderont fera-t-elle un pas de plus vers le perfectionnement de l'humanité... Il est doux de se figurer que la nature humaine sera toujours mieux développée par l'éducation et que l'on peut arriver à lui donner la forme qui est digne d'elle. Cela nous ouvre la perspective d'un avenir plus heureux de l'humanité *. »

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