‹ KantChapitre 20 sur 139 · T. IX, p. 77-92; B, t. I, p · texte numérisé non relu

T. IX, p. 77-92; B, t. I, p

Dans cette brochure, il ramenait avec une parfaite clarté les courants atmosphériques à des différences de température et, le premier, expliquait par la rotation de la terre la direction des moussons. Le programme du cours d'été de l'année suivante indiquait les causes de l'humidité des vents d'ouest ^ Dès lors, Kant consacrera souvent ses leçons à la géographie. Il reconnaissait une haute valeur philosophique et pédagogique à cette science à laquelle toutes les autres aboutissent en quelque mesure. Pas plus que l'astronomie^ il ne l'isole de l'ensemble du savoir. Il la définit, tout au contraire, « la propédeutique de la connaissance du monde » ~. Aussi la nomenclature et la description des lieux le retiennent-elles moins que la cosmographie, la géologie, la météorologie, la botanique, la zoologie, l'anthropologie. Il entrevoit même les rapports étroits de l'histoire et de la géographie. L'une décrit la réalité dans le temps, l'autre dans l'espace. La géographie est une « histoire continue » ^.

La Géographie physique , que Kant chargea Rink de publier en 1802, d'après des cahiers d'époques différentes, témoigne du souci scrupuleux avec lequel le professeur se tint au courant, jusqu'à un âge très avancé, des récits des voyageurs, et des nouvelles théories scientifiques. Mais, vers l'âge de trente-quatre ans, il cessa brusquement d'interroger lui-même le monde physique,

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