‹ KantChapitre 27 sur 139 · VI, p · texte numérisé non relu

VI, p

4. Cf. p. 17 et toute la 7°" Considération de la II« partie, Cosmoqonie, p. 98-114

SlO KANT.

Par deux fois déjà nous avons rencontré ce souci de soustraire la théodicée à l'insuffisance des arguments traditionnels. Mais il est visible qu'à mesure qu'il approfondit le problème, Kant se convainc de plus en plus de l'impuissance de la raison à le résoudre. Il se risque sans enthousiasme sur « le sombre océan, sans rives et sans phares » de la métaphysique et déclare que le temps lui a manqué pour faire disparaître de son livre les imperfections et les failDlesses qu'il ne se dissimule point ^. Au reste, il se propose d'indiquer une méthode bien plutôt qu'une démonstration nouvelle 2, et la dissertation se termine sur cette déclaration résignée, qu'après tout, s'il est nécessaire de se convaincre de l'existence de Dieu, il ne l'est pas autant de la démontrer"^.

Cependant Kant l'a essayé. Mais auparavant il achève la critique de la théologie rationnelle commencée dans la dissertation latine de 1755. Ce n'est plus seulement l'argument ontologique qui est abandonné, parce que la simple pensée de l'existence ne saurait ajouter l'existence réelle au concept purement logique de Dieu ; mais l'argument cosmologique et l'argument physicothéologique, tout vénérables qu'ils sont, sont à leur tour sacrifiés, et Kant entrevoit déjà qu'ils se ramènent à l'argument ontologique et s'effondrent avec lui. Nous n'in-

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