‹ KantChapitre 52 sur 139 · P. 134-140; B, 113-llS · texte numérisé non relu

P. 134-140; B, 113-llS

figurée qui prépare la synthèse intellectuelle, réalisée par les catégories '.

Ce travail de l'imagination est évidemment tout intérieur; il doit donc avoir pour forme la forme même du sens intime, c'est-à-dire le temps. Et en effet le temps nous apparaît bien, lui aussi, comme un intermédiaire entre l'intuition sensible et les catégories. Il est homogène à l'intuition, en tant qu'il est impliqué dans chacune de nos représentations empiriques, et à la catégorie, en tant qu'il est universel et constitue une règle à priori. C'est donc dans l'intuition du temps que « l'imagination trace à priori des cadres où peuvent entrer les phénomènes et qui indiquent la catégorie sous laquelle ils doivent être rangés » 2, Ces cadres sont ce que Kant appelle les schènies iranscendantaux, l'acte par lequel l'esprit fournit aux concepts une forme figurée qui les rend applicables aux phénomènes est le schématisme de r entendement pur. Le schème ne doit pas être confondu avec l'image empirique. Quand, par exemple, je trace sur le papier cinq points les uns à côté des autres, je forme une image du nombre cinq; mais quand je pense un nombre très élevé ou le nombre en général, je me représente simplement « une règle servant à représenter une quantité en une image, conformément à un certain concept ))3, De même, l'image du triangle est tou-

1. p. 140-146; B, 119-124 (176-I8i). C'est ce que Kant appelle la synthèse transcendentale de l'imaginallon.

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