‹ KantChapitre 51 sur 139 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Loc. cit., p

2. p. 132; B, 1 tl (165). Ibid. : « Un objet est ce dontle concept unit le divers d'une intuition donnée. »

3. C'est ce pouvoir de synthèse du moi, unifiant tout le divers dans l'acte de la pensée, que Kant appelle aperception purCi

ble, il en résulte que notre connaissance demeure confinée dans le monde de Texpérience. Supprimez les intuitions, les catégories ne sont plus que des formes vides et sans objet. Essayez de les appliquer à des objets transcendants, à l'absolu, elles perdent tout sens et toute valeur. Dire, par exemple, de Dieu quïl est ou qu'il n'est pas substance, sont deux propositions également dénuées de sens, puisque la catégorie de substance ne signifie rien d'intelligible en dehors de l'intuition sensible qui ne saurait atteindre l'absolue

c. Schématisme transcendantal. Il est donc nécessaire que les catégories s'appliquent aux phénomènes et aux seuls phénomènes. Mais comment s'opère cette union entre des concepts simples et universels et l'intuition complexe et particulière? Ne faut-il pas un intermédiaire? Kant croit justement le trouver dans l'imagination. Cette faculté, en effet, est sensible, puisque les images qu'elle nous fournit sont toujours dans l'espace et le temps; mais, d'autre part, elle est spontanée, ^^roductive, c'est-à-dire qu'elle peut, à priori et conformément aux catégories, créer des schèmes, des symboles sous lesquels pourront se ranger les intuitions sensibles. Par exemple, nous ne saurions penser à un cercle sans le tracer mentalement, au temps sans tracer une droite imaginaire, à la quantité sans nous la figurer comme un nombre, etc. L'imagination impose à l'intuition un premier travail d'organisation, une véritable synthèse

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