‹ KantChapitre 70 sur 139 · Ibid., p. 617. Cf. PoLiTZ, p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 617. Cf. PoLiTZ, p

c'est en tant que créatures de Dieu que les choses en soi rentrent dans un système unique ; « leur liaison intelligible n'est possible que par l'idée de Dieu ». Mais dès que nous voulons nous représenter ce commerce des substances, notre imagination l'aperçoit dans l'espace sous la forme de la liaison des phénomènes. On peut dire ainsi, que « l'espace même est la forme de l'omniprésence de Dieu et que par celle-ci, toutes les substances sont en harmonie ^ », Mais cette formule doit être entendue en un sens purement symbolique. Toute interprétation panthéistique en doit être écartée. Jacobi, cependant, dans ses Lettres sur la doctrine de Spinoza (1785), avait cru découvrir dans la Critique de la raison pure une tendance secrète au panthéisme. Vens realissimum n'a-t-il pas, en effet, quelque parenté avec la substance de Spinoza? Kant prolesta aussitôt contre cette insinuation dans la Revue mensuelle de Berlin'^. Le spinozisme, qu'il semble connaître assez mal, lui parait conduire au fanatisme [Schwàrmerei) par sa prétention outrancière de déduire les choses en soi avec la certitude des mathématiques. Le Dieu de Kant ne saurait avoir pour attribut l'espace. Il n'est donc pas la somme du réel; les choses sont par lui réelles et coordonnées : il ne les contient pas.

F. Théologie rationnelle. — Cette quatrième partie

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