Sur ce proverbe, etc., p
3. Projet de paix, p. 455 (327). Cf. Conflit des Facultés, t. I, p. 295-296.
quels qu'ils soient, la pureté de l'intention, c'est-à-dire la conformité du mobile de l'action avec la seule maxime de l'impératif catégorique. Cette adhésion de la bonne volonté au devoir pur, à l'exclusion de tout mobile de cœur ou d'intérêt, nous oblige à une lutte de tous les instants contre les inclinations les plus naturelles de notre sensibilité; aux difficultés de l'épreuve, à la vigueur du combat, se mesure l'énergie du combattant, et l'on appelle vei^tu le courage moral avec lequel nous résistons aux penchants de la nature sensible, pour n'obéir qu'à la seule loi du devoir^.
En un sens, tout devoir de droit est aussi un devoir de vertu en tant qu'il peut être accompli par pur respect de la loi, et l'on peut ajouter que tout devoir implique en nous un droit de l'accomplir; cependant Kant n'étudiera sous le titre de devoirs de vertu que ceux auxquels ne correspond aucun àvoM chez autrui^.
Le devoir exige de nous la renonciation à tout mobile sensible. Est-ce à dire qu'il interdise à notre volonté de rechercher aucune fin? Une pareille loi morale serait une forme abstraite et vide, et l'on ne peut concevoir une volonté libre qui se déciderait sans se proposer une fin. Il importe seulement que la fin à laquelle la volonté s'imposera l'obligation de tendre, soit une fin de valeur absolue, rationnelle et non point sensible ; et, Y Établissement de la Métaphysique des mœurs nous l'a