‹ Karamzin et Jean-Jacques RousseauChapitre 11 sur 15 · Rerum cognoscere causas · texte numérisé non relu

Rerum cognoscere causas

9. « Quis hoc perficiet. » — Au bas de cette màmc colonne on peut lire . « Faisum stare non potcst. » — Le faux ne saurait subsister.

Toutes ces inscriptions sont en latin.

28 KAKAM/.IN KN IKANCE

Plusieurs personnes ont tracé la réponse slu" les colonnes. Les uns pensent que l'esprit humain étant imparfait ne peut produire rien de partait. Les autres espèrent que la raison deviendra plus forte à l'école des siècles, qu'elle vaincra toutes les difficultés, achèvera son œu\ re et créera le royaume de la vérité sur la terre.

La vue qui s'étend au pied de la colline anime \()trc reijard et \'otre âme. Les eaux cristallines, la tendre verdure des prairies, la sombre frondaison de la forêt oli'rent un jeu varié de l'ombre et de la lumière, l'n ruisseau qui murmure vous mène auprès des i,'rottes sauvages vers le temple de la méditation '. Puis, dans le bois, vous trouverez une pierre couverte de mousse portant cette inscription : << Ici reposent les os des malheureux tués à l'époque où régnaient les superstitions, quand le frère combattait contre le citoyen à cause d'opinions contraires sur les questions religieuses ^. »

Sur les portes d'une petite cabane, qui devait servir de

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