PLANS
t des images akâshi- \ ques formant les I annales kar iniques.
Spirituel . . Akàsha.
des images mentales restant dans la conscience de leur créateur.
L’homme crée sur le plan
Astral supérieur.
Psychique.
des images astromentales , entités actives du plan psychique.
Astral inférieur.
Les résultats de ces images sont des tendances, capacités, activités, occasions, entourages, etc., destinés surtout aux vies à venir et sont produits conformément à des lois bien définies.
Il faut que l’étudiant reconnaisse en l’Ame humaine, en l’Ego, le créateur du Karma, une entité qui se forme, une individualité vivante, dont la sagesse et le développement mental progressent à mesure qu’il avance sur le chemin de son évolution séculaire; il ne faut pas qu’il perde de vue l’identité fondamentale du Manas supérieur avec le Manas inférieur. C’est par commodité que nous les distinguons l’un de l’autre, mais la différence est dans leur fonctionnement et non dans leur nature. Le Manas supérieur c’est Manas opérant sur le plan spirituel, en possession de la pleine conscience de son passé; le Manas inférieur, c’est Manas opérant sur le plan psychique ou astral, voilé par la matière astrale, véhiculé par Kâma, ayant toutes ses activités
mêlées à la nature passionnelle et coloiées par elle; dans une large mesure, il est aveuglé par la matière astrale qui l’entoure comme d’un voile; il est en possession d’une partie seulement de la conscience manasique totale, partie qui, pour la grande majorité des hommes, est représentée par un choix limité des expériences les plus frappantes de la seule incarnation en cours. Eu égard aux détails pratiques de la vie, telle que la considèrent la plupart des gens, le Manas inférieur est le « Je », ce que nous appelons l’Ego personnel; la voix de la conscience, considérée d une façon vague et confuse comme surnaturelle, comme lavoix de Dieu, est, pour eux, la seule manifestation du Manas supérieur sur le plan psychique, et, très justement, ils la tiennent pour impérative, quelque erronée que soit l’opinion qu’ils se font sur sa nature. Mais l’étudiant doit se convaincre que le Manas inférieur ne fait qu’un avec le supérieur comme le rayon ne fait qu’un avec le soleil d’où il émane. Dans le ciel ou plan spirituel, le Manas-soleil luit constamment, émettant des Manas-rayons qui pénètrent sur le plan psychique ; si, cependant, on les considère comme deux choses sé-
parées, autrement que par commodité et pour distinguer leur fonctionnement, on fera naître une confusion inextricable.
L’Ego est donc une entité qui grandit, une quantité qui croît. Le rayon projeté est semblable à une main que 1 on plonge dans l’eau pour y saisir un objet et que Ton retire ensuite refermée, tenant cet objet. L’accroissement de l’Ego dépend de la valeur des objets recueillis par sa main étendue, et 1 importance de tout son travail, quand le rayon se retire, est limitée et conditionnée par les expériences recueillies pendant que ce rayon fonctionnait sur le plan psychique. C'est le cas d’un cultivateur qui s’en va travailler aux champs sous la pluie et le soleil, par le froid et le chaud et rentre le soir chez lui; mais le cultivateur est en même temps propriétaire ; aussi les résultats de son labeur remplissent-ils ses greniers et enrichissent ses réserves. Chaque Ego personnel est la partie immédiatement agissante de l’Ego individuel ou persistant; il représente ce dernier dans le monde inférieur: il est naturellement plus ou moins développé suivant le point atteint par l’Ego en tant que totalité ou individu.
Si ceci est bien compris, Vidée qu’il y a injustice à faire supporter à l’Ego personnel la succession de son héritage karmique disparaîtra de l’esprit du jeune étudiant en théosophie, qui voit là souvent une difficulté ; il comprendra, en effet, que l'Ego qui fait le Karma récolte le Karma ; le cultivateur qui avait semé, recueille la moisson, bien que les vêtements qu’il portait aux semailles aient pu s'user entre ce moment et celui#dela récolte. Les enveloppes astrales de l’Ego s'en sont allées en pièces également, entre les semailles et la récolte ; il fait la moisson avec d’autres habits ; mais c’est bien « lui » qui a semé et c’est lui qui récolte. S’il a semé peu ou de la semence mal triée, c’est lui qui fera une maigre récolte quand il se présentera comme moissonneur.
Dans les premiers stages de son développement, les progrès de l'Ego seront excessivement lents (1), parce que, ballotté çà et là par le désir , il suivra les attractions du plan physique ; les images mentales qu’il créera seront, pourla plupart, de l'espècepassionnelle
(i) Cf. La Naissance et l’Évolution de l’Ame ( Birlh and Evolution of the Soûl).
et par conséquent les images astro-mentales seront violentes et de peu de durée, au lieu d’être fortes et persistantes. Ces dernières auront une durée en rapport avec la quantité d'éléments manasiques qui entreront dans la composition de l’image mentale. Une pensée ferme et soutenue produira des images mentales nettement définies et des images astromentales correspondantes fortes et durables; il y aura dans la vie un but bien défini, un idéal nettement reconnu, vers lequel le mental se reportera sans cesse et sur lequel il s’arrêtera continuellement ; cette image mentale deviendra une influence dominante dans la vie mentale et dirigera la grande majorité des énergies de l’Ame.
Étudions maintenant la formation de Karma par le moyen de l image mentale. Pendant une vie, l’homme forme une collection innombrable d’images mentales, les unes fortes, nettes, constamment renforcées par des impulsions mentales répétées, les autres, faibles, vagues, tout juste formées et dès lors abandonnées par l’esprit. A la mort, l’Ame se trouve possédée par des myriades de ces images mentales dont la nature aussi bien
que la force et l’objet sont variables. Les unes représentent des inspirations spirituelles, le désir passionné de servir, la recherche du savoir, la promesse de se consacrer à la Vie supérieure. D’autres sont purement intellectuelles; ce sont les joyaux brillants de la pensée, quintessence des résultats de l’étude approfondie ; il en est d'émotionnelles et de passionnelles, respirant l’amour, la compassion, la tendresse, la dévotion, la colère, l’ambition, l’orgueil, la cupidité; il yen a qui proviennent des appétits corporels stimulés par le désir indompté et qui représentent des pensées de gloutonnerie, d’ivrognerie, de sensualité. Toute âme a sa conscience encombrée de ces images mentales, produits de sa vie mentale; pas une pensée qui n’y soit représentée, si fugitive qu’elle ait été. Les images astromentales ont, fort souvent, pu disparaître depuis longtemps, n’avoir eu que la force suffisante pour durer un petit nombre d’heures, mais les images mentales demeurent parmi les possessions de l’Ame; pas une ne manque. L’Ame emporte toutes ces images mentales avec elle, quand elle passe par la mort pour entrer dans le monde astral.
Le Kâma-Loka, ou lieu du désir, est divisé en de nombreuses couches, pour ainsi dire, et l’Ame, aussitôt après la mort, est encombrée de son corps du désir complet ou Kâma- Rupa; toutes les images mentales formées par Kâma-Manas, qui sont d’une nature animale et grossière, sont puissantes sur les couches inférieures de ce monde astral. Une âme faiblement développée se complaira en ces images et les animera, se préparant ainsi aies répéter physiquement, dans sa prochaine existence. L’homme qui s’est complu aux pensées sensuelles et qui a formé des images de ce genre, non seulement sera attiré vers des scènes terrestres ayant rapport aux plaisirs des sens, mais il les répétera constamment en tant que actions dans son mental, cultivant ainsi, dans sa nature, des tendances de plus en plus fortes qui le pousseront à l’avenir à commettre des fautes analogues, il en est de même d’autres images mentales formées avec des matériaux fournis par le corps du désir et appartenant à d’autres couches de Kâma- Loka . A mesure que l’Ame s’élève des couches inférieures vers les supérieures, les images mentales formées avec les matériaux des
couches inférieures, perdent ces éléments et deviennent latentes dans la conscience; c’est ce que H. P. Blavatsky avait l’habitude d’appeler des « privations de matière », ou idées, capables d’exister, mais en dehors de la manifestation matérielle. Le vêtement kâma-rupique se purifie de ses éléments grossiers, à mesure que l’Ego inférieur est attiré en haut, ou plutôt, en dedans, vers la région dévachanique, chacune des cv coques » rejetées se désintégrant en temps vouLu, jusqu’à ce que la dernière soit tombée et que le rayon se soit retiré complètement, libre de toute enveloppe astrale. Quand l'Ego retournera à la vie terrestre, ces images latentes seront projetées et attireront à elles les matériaux kâmiques qui leur seront nécessaires pour se manifester sur le plan astral; elles deviendront les appétits, les passions et les émotions inférieures du corps du désir, dans sa nouvelle incarnation.
Remarquons, en passant, que quelquesunes des images mentales qui environnent l'Ame nouvellement arrivée, sont une source de bien des tourments dans les premières phases de la vie post morlem\ les croyances superstitieuses, par exemple, se présentent
comme images mentales et torturent l’Ame par des scènes d’horreur qui n’existent pas en réalité autour d’elle (1). Toutes les images mentales formées par les passions et les appétits sont soumises au processus décrit plus haut et sont manifestées de nouveau par l’Ego dès son retour à la vie terrestre. Comme le dit l’auteur du FJlan Astral :
Les Lipikas, ces grandes Divinités karmiques du Cosmos, pèsent les actes de chaque personnalité au moment où a eu lieu la séparation finale de ses principes dans le Kâma-Loka, et fournissent en quelque sorte le moule du Linga-Sharîra le plus exactement approprié au Karma destiné à sa vie prochaine.
Libérée pour le moment de ces éléments inférieurs, l’Ame entre en Dévachan, où elle passe un temps proportionné au plus ou moins de richesse des images mentales suffisamment pures pour être transportées dans cette région. Là, elle retrouve chacun de ses efforts sublimes, quelque brefs ou éphémères qu’ils aient été; là, elle les met en valeur, les
(1) Cf. le Plan A&tral. C. W.. Leadbeater, pp. 24, 25.
amasse, et se prépare, à l'aicle de ces matériaux, des pouvoirs pour ses vies futures.
La vie dévachanique est toute d'assimilation ; il faut que les expériences recueillies sur la terre soient employées à la texture de l’Ame ; c’est grâce à elles que l'Ego croit ; son développement dépend du nombre et de la variété des images mentales formées pendant son existence terrestre et qu’elle fixe en des types mieux appropriés et plus permanents. Réunissant ensemble les images mentales d’une même catégorie, elle en extrait l'essence ; par la méditation, elle crée un organe mental et y verse, sous forme de faculté, l'essence ainsi extraite. Par exemple, un homme a formé un grand nombre d’images mentales par des aspirations au savoir et par des efforts vers la compréhension des raisonnements subtils et élevés ; admettons qu’il quitte sa dépouille mortelle n’ayant que des facultés mentales ordinaires; dans son Dévachan, il travaillera sur ces images mentales et les changera en capacités, de sorte que son Ame reviendra sur terre avec un bagage mental supérieur à celui qu'il possédait auparavant, avec des pouvoirs intellectuels plus étendus, qui lui per-
mettront d’accomplir des tâches à la hauteur desquelles il ne pouvait arriver précédemment*. C'est ainsi que les images mentales se transforment, et, par là même, cessent d’exister comme images. Si, dans des existences ultérieures, l’Ame voulait les revoir comme elles étaient, elle devrait les chercher dans les annales karmiques, où elles restent gravées à jamais comme images akâshiques. Par cette transformation, elles cessent d’être des images mentales créées et façonnées par l’Ame, et deviennent des facultés de l’Ame, faisant partie intrinsèque de sa nature. Si donc un homme a le désir de posséder des facultés mentales plus élevées que celles qu'il a actuellement, il peut assurer leur développement en ayant délibérément la volonté de les acquérir, en visant à leur acquisition avec persistance; car ce qui est désir et aspiration dans une vie devient faculté dans une autre ; ce qui est volonté d’accomplir devient pouvoir d’exécuter. Mais il faut se rappeler que la faculté ainsi formée eststrictementlimitéèpar les matériaux fournis à l’architecte ; rien ne se crée avec rien, et si l’Ame, sur la terre, néglige d’exercer ses pouvoirs en semant la graine des aspirations et
du désir, en Dévachan elle n’aura qu'une maigre récolte.
Les images mentales qui ont été constammentrépétées maisqui manquent d'aspiration, d’ardeur à accomplir des choses plus grandes que ne le permettent les faibles pouvoirs de l'Ame, deviennent des tendances de pensée, des conduits, où court, aisée et forte, l’énergie mentale. De là l'importance à ne pas laisser l’esprit aller à la dérive, sans but, au milieu d’objets insignifiants, et à ne pas créer négligemment des images mentales empreintes de trivialité, dont on tolère le séjour dans l’esprit. Ces images, par leur persistance, formeront des canaux dont la force mentale se servira plus tard pour s’écouler, mais non sans serpenter sur des niveaux inférieurs et en suivant l'ornière accoutumée parce que son sillage indique la ligne de moindre résistance.
Lorsque la volonté ou le désir d’accomplir un acte n'ont pas abouti, non par faute de capacité, mais par manque d’occasion, ou parce que des circonstances ont empêché l’accomplissement, cette volonté ou ce désir produiront des images mentales qui, — si la nature de l’acte est élevée et pure, — seront
exécutées par la pensée sur le plan dévachanique, et projetées comme actions au retour sur terre. Si l'image mentale a été faite du désir d’accomplir des actes bienfaisants, elle en causera Paccomplissement mental en Dévachan, et cet accomplissement, reflet de l’image elle-même, laissera cette dernière dans l’Ego comme image mentale intensifiée d’une action qui se réalisera, sur le plan physique, par un acte physique, au moment où l'occasion favorable provoquera la cristallisation de cette pensée en acte. L’acte physique devient inévitable quand l’image mentale s’est réalisée en acte sur le plan dévachanique. La même loi s’applique aux images mentales provenant de désirs inférieurs, bien que celleslà ne passent jamais en Dévachan ; elles restent néanmoins soumises au processus déjà décrit et se reforment pendant le retour sur terre. Par exemple, des images mentales formées par des désirs répétés de gain, se cristalliseront en des actes de vol quand les circonstances seront propices. Le Karma est complet comme cause, et Pacte physique devient son effet inévitable quand il atteint le point où une autre répétition de l'image men-
taie suffit à transformer celle-ci en action. Il ne faut pas oublier en effet que la répétition d’un acte tend à le rendre automatique, d’après une loi qui agit sur d’autres plans que le plan physique. Si donc un acte se trouve répété constamment sur le plan psychique. il deviendra automatique, et quand l'occasion se présentera, il sera imité automatiquement sur le plan physique. One de fois l’on dit, après un crime : « Cela s’est fait avant que j'y aie pensé », ou « si j’y avais pensé un seul instant, je ne l’aurais jamais fait. » Il y a. bien pour celui qui parle ainsi une excuse dans ce fait qu’il n’a été mû par aucune préméditation ; de plus, il est ignorant des pensées qui ont précédé et qui ont été une succession de causes aboutissant à un résultat inévitable. C’est ainsi qu’une solution saturée se solidifie si l’on y jette un seul cristal de plus ; à ce simple contact, la masse entière passe à l’état solide. Lorsque la masse des images mentales atteint son point de saturation, l'addition d’une seule image les concrète sous la forme d’un acte. Et cet acte est inévitable, car la liberté du choix a été épuisée par la volonté répétée de produire
l’image mentale ; l’impulsion mentale a réduit le physique à Pobéissance. Le désir d’agir, dans une vie, devient obligation de le faire dans une autre; il semble que le désir soi! une demande adressée à la Naturequi y répond en offrant l’occasion de le mettre à exécution (1).
Les images mentales recueillies par la mémoire comme représentant les expériences par lesquelles l'Ame a passé pendant sa vie terrestre, — archives fidèles où est très exactement notée l’action sur elle du monde extérieur, — sont des documents sur lesquels elle doit également travailler. En les étudiant, en méditant sur eux, l’Ame apprend à saisir leurs rapports réciproques, leur valeur comme moyen de comprendre l’action de l’Intelligence Universelle dans la Nature manifestée. En un mot, par la pensée patiente elle en tire toutes lès leçons qui y sont contenues; leçons de plaisir et de peine, de plaisir engendrant la peine, de peine donnant naissance au plaisir, enseignant la présence de lois inviola-
(1) Voir le chapitre suivant sur le fonctionnement de Karma.
blés auxquelles il faut qu’elle apprenne à se conformer, leçons de succès et d’échec, de réussite et de découragement, de craintes sans fondement, d’espoirs sans réalisation, de force ne résistant pas à l'épreuve, de prétendu savoir se trahissant par ignorance, d’endurance patiente tirant la victoire d’une défaite apparente, de témérité changeant en défaite une apparente victoire. Toutes ces choses, l’Ame les met à l’étude, et, par sa propre alchimie, change tout ce mélange d’expériences en or de sagesse, afin de revenir sur terre comme une Ame plus sage, munie du résultat des épreuves de la vie passée, trouvant ainsi une aide pour faire face à celles qui se présenteront dans la vie nouvelle. Ici encore les images mentales se sont transformées et n’existent plus en tant qu’imagés mentales. On ne les retrouve sous leur ancienne forme que dans les annales karmiques. ,
C'est grâce aux images mentales représentant les expériences de la vie, et plus particulièrement au moyen de celles qui indiquent comment la souffrance est causée par l’ignorance de la loi, — que la conscience naîtet se
développe. Pendant ses existences terrestres successives, l’Ame est poussée par le désir à se précipiter toujours aveuglément vers tout objet qui l’attire; dans sa poursuite, elle se heurte à la loi et tombe meurtrie et saignante. Bien des expériences de ce genre lui enseignent que les satisfactions recherchées contrairement à la loi nesontquedes sources de peine, et lorsque, dans une existence terrestre nouvelle, le corps du désir tend à pousser l’Ame vers une jouissance qui est le mal, la mémoire des expériences passées s’affirme comme conscience, rappelle tout hautla défense, et retient les sens, coursiers emportés qui iraient se jeter tête baissée à la poursuite des objets du désir. Au stage actuel de révolution, toutes les âmes, sauf les plus arriérées, ont passé pai assez d’épreuves pour reconnaître dans leurs grandes lignes le « bien » et le « mal », c’est-à-dire l’harmonie ou la dissonance avec la Nature Divine; et, sur ces importantes questions de morale, une expérience longue et étendue rend l'Ame capable de parler avec clarté et précision. Mais en ce qui concerne bien des questions plus élevées et plus subtiles se rapportant au stade actuel de l’évolution et non
aux stades que nous avons dépassés, l'expérience est encore si restreinte, si insuffisante, qu’elle n’a pu encore être transformée en conscience et l’Ame peut se tromper dans sa décision, quelque bien intentionné que soit son effort de voir clairement et d’agir pour le bien. Ici, sa volonté cV obéir la met en accord avec la Nature Divine sur les plans supérieurs, et son incapacité à voir comment il faut obéir sur le plan inférieur trouvera son remède, dans l’avenir, par la peine qu'elle éprouve à s’êtrejetée étourdiment à l'encontre de la loi. La souffrance lui apprendra ce qu'elle ignorait auparavant; ses expériences douloureuses deviendront conscience pour la préserver d’une semblable peine à l’avenir, pour lui donner la joie de connaître plus complètement Dieu dans la Nature, de s’accorder consciemment avec la loi de vie, de coopérer consciemment à l'œuvre de l’évolution.
A ce point, nous trouvons, en fait de principes définis de la loi karmique opérant avec les images mentales pour causes, que :
Les aspirations et les désirs deviennent des capacités;
Les pensées répétées deviennent des tendances;
Les volontés d’agir deviennent des actes;
Les expériences deviennent îa sagesse;
Les épreuves pénibles deviennent la conscience.
Quant à la coopération de la loi karmique avec des images astro-mentales, elle paraît devoir être plus à sa place dans le chapitre du fonctionnement de Karma que nous allons maintenant considérer.
Quand l’Ame a épuisé sa vie dévachanique et fini d’assimiler tout ce qu'elle a pu des matériaux recueillis pendant sa dernière existence terrestre, elle commence par être attirée de nouveau vers la terre par les liens du désir qui la rattachaient à la vie matérielle. La dernière étape de sa période de vie se présente à elle, étape que va fermer le Portail de la naissance et pendant laquelle elle prendra un nouveau vêtement, un nouveau corps, pour une autre expérience de vie terrestre.
L’Ame franchit le seuil du Dévachan pour passer sur ce qui a été appelé le plan de la Réincarnation, apportant avec elle les résultats, grands ou petits, de son travail dévachanique. Si c’est une Ame jeune, elle n’aura gagné que peu de chose, car, au début de l’évolution de l’Ame, les progrès sont plus
lents que ne le pense la généralité des étudiants, et, pendant son enfance, ses jours d'existence sesuccèdent avec monotonie, chacune de ses vies terrestres ne semant que peu et chaque Dévachan ne mûrissant qu’un petit nombre de fruits. Mais, à mesure que ses facultés se développent, sa croissance va de plus en plus vite ; si bien que l'Ame qui entre en Dévachan avec une abondance de matériaux en sort avec un grand accroissement de facultés, et cela d’après les lois générales dont il a été question.
L'Ame quitte le Dévachan revêtue seulement de l'enveloppe qui subsiste et se perfectionne pendant la durée du Manvantara, entourée de l’aura qui lui appartient en tant que individualité ; cette aura est plus ou moins resplendissante ou parée de couleurs diverses, plus ou moins lumineuse, précise ou étendue, selon le degré d’avancement que l'Ame a atteint dans l’évolution. C’est au feu divin qu'elle a été forgée, et c’est comme Roi Soma (1) qu’elle fait son apparition.
(1) Nom mystique, plein de signification pour celui qui connaît le rôle joué par Soma dans certains mystères antiques.
En passant sur le plan astral, pendant son retour vers la terre, elle se revêt de nouveau d’un corps du désir ; — c’est le premier résultat de l’élaboration de son Karma passé. Les images mentales formées jadis avec « des matériaux émanant du désir, devenus latents dans la conscience — oucequeH. P. Blavatsky avait coutume d'appeler des privations de la matière, — des choses capables d’exister, mais en dehors de toute manifestation matérielle, » — sont alors projetées au dehors par l’Ame, soutirent immédiatement de la matière du plan astral les éléments kamiques de même nature qu’elles, et deviennent les appétits, passions et émotions inférieures du corps du désir de l’Ego dans ses nouvelles réincarnations (1). Ce travail accompli, — travail tantôt très court et tantôt très prolongé — l’Ego se présente dans le vêtement karmique qu’il s’est préparé, prêt à être « habillé », à recevoir des mains des agents des Hauts Seigneurs du Karma le double éthérique (2) construit poùr lui en rapport
(1) Voir plus haut, pp. 48, 49.
(2) Appelé jusqu’ici le Linga Sharira, dénomination qui a donné lieu à beaucoup de confusion.
avec les éléments qu’il a fournis lui-même et d’après lequel une forme sera donnée à son corps physique, — la maison qu'il aura à habiter durant sa nouvelle vie terrestre. Ainsi se trouvent construits immédiatement, d'eux-mêmes, pour ainsi dire, l’Ego individuel et l’Ego personnel ; ce qu’il a pensé il l’est devenu ; ses qualités, ses « dons naturels » s’attachent tous à lui comme les résultats directs de ses pensées. L’homme, en toute vérité, est créé par lui-même ; il est, dans le sens le plus complet du mot, responsable de tout ce qu’il est.
Or cet homme va posséder un corps physique et un corps éthérique qui conditionneront largement l’exercice de ses facultés ; il va vivre dans un milieu particulier qui influencera ses manifestations extérieures ; il va suivre un sentier tracé par les causes qu’il a mises en mouvement et qui sont différentes de cellesdontses facultés lui présentent les effets; il va être mêlé à des événements joyeux et tristes, résultat des forces qu’il a générées. Il semble qu’il soit besoin ici de quelque chose de plus que sa nature individuelle et personnelle. Comment le terrain sera-t-il préparépour
l’exercice de ses énergies ? Où trouver et comment adapter les uns aux autres les instruments opportuns et les circonstances réagissantes ?
Nous approchons d’une région dont on ne peut utilement parler que très peu, en ce sens qu’elle est celle de puissantes Intelligences Spirituelles, Dont la nature est bien au delà de la portée de nos facultés limitées, Dont il est loisible, il est vrai, de connaître l'existence et d’indiquer les œuvres, mais vis-à-vis Desquelles nous tenons la place que le moins intelligent des animaux inférieurs occupe par rapport à nous ; cet animal peut savoir que nous existons, mais il n’a aucune idée de la nature et de Tétendue des opérations de notre conscience. Ces Grands Êtres sont dits les Lipikas et les quatre Mahâràjahs. On jugera, d’après les lignes suivantes, du peu que nous pouvons savoir sur les Lipikas :
Les Lipikas, dont la description est donnée au 6e Commentaire de la stance VI sont les Esprits
de l’ Univers . .
(Ils) appartiennent à la partie la plus occulte de la cosmogénèse, qu’on ne peut révéler ici. L’au-
teur ne saurait dire si les Adeptes, même les plus élevés, connaissent cet ordre angélique dans Intégralité de ses triples degrés, ou s’ils ne connaissent que son degré inférieur, celui qui a rapport aux annales de notre inonde, — mais il aurait tendance à incliner vers cette dernière supposition. Au sujet des degrés les plus élevés de 1 ordre on n’enseigne qu’une chose, c'est que les Lipikas sont en relation avec Karma dont ils sont les archivistes immédiats (1).
Ils sont les « Sept Seconds » et Ils tiennent les archives astrales, remplies des images akâshiques dont il a été question (2). Ils sont reliés
à la destinée de chaque homme, à la naissance de chaque enfant (3).
Ils donnent « le moule duLingaSharîra (4) » type du corps physique approprié à l’expression des facultés mentales et passionnelles évoluées par l’Ego qui doit y habiter et ils le remettent aux « Quatre », aux Mahârâjahs qui
(1) Doctrine secrète, I, p. 113.
(2) Voir plus haut, p. 37.
(3) Doctrine secrète, p. 88.
(4) Voir plus haut, p. 50.
sont les protecteurs de lhumanité et aussi les agents de Karma sur terre (1.)
C’est d’eux que H. P. Blavatsky écritencore, en citant la Ve Stance du Livre de Dzyan :
Quatre « Roues ailées à chaque coin .
pour les quatre saints et leurs armées ». Ceux-ci sont les « Quatre Mahârâjahs » ou Grands Rois des Dhyâns Chohans, les Devas, Qui président à chacun des quatre points cardinaux .
Ces Etres sont également en rapport avec Karma qui a besoin d’agents physiques et matériels pour exécuter ses décrets (2).
En recevant des Lipikas le moule — ou, encore une fois, la « privation de matière » — , les Mahârâjahs choisissent, pour composer le double éthérique, les éléments appropriés aux qualités qu’il devra servir à exprimer, et ce double éthérique devient ainsi un instrument karmique convenable pour lEgo, h qui il donne, à la fois, le moyen d’exprimer les facultés qu’il a évoluées, et les limitations qu’il s’est imposées à lui-même par ses fautes passées
(1) Doctrine secrète , I, p. 111.
(2) Doctrine secrète , 1, p. 107.
et sa négligence à saisir les occasions favorables. Les Mahârâjahs guident ce moule vers le pays, la race, la famille, le milieu social qui offrent le terrain le plus favorable à l'accomplissement du Karma qui va être le lot de la part de vie particulière en question, celui que l'Hindou appelle Prârabdah ou Karma commençant, c'est-à-dire, celui qui doit être épuisé pendant la période de vie qui commence. Une seule existence ne suftit pas à épuiser tout le Karma accumulé dans le passé. On ne saurait fabriquer un instrument ni trouver un milieu permettant d’exprimer toutes les facultés que l’Ego a lentement évoluées, avec toutes les circonstances nécessaires à la récolte de toutes les moissons semées dans le passé, la possibilité de remplir toutes les obligations contractées envers d'autres Egos avec lesquels l’Ame appelée à la réincarnation s’est trouvée en contact au cours de sa longue évolution. Ce n’est donc que la portion du Karma total qui peut être arrangée en vue d'une seule période d’existence qui trouve un double éthériqueapproprié ; lemoule de ce dernier est alors guidé vers le terrain propice. Il est placé là où l'Ego pourra entrer en relations
avec quelques-uns de ces Egos qu'il a connus dans son passé et qui sont eux-mêmes incarnés ou vont l’être pendant sa propre période d'existence. Le pays choisi est tel, qu’il s’y trouvedes conditions religieuses, politiques et sociales appropriées à certaines de ses capacités, et compatibles avec l'occurrence de certains des effets qu’il a générés. Il est fait choix d une race qui, — tout en étant soumise aux lois plus générales de l’incarnation dans les races, lois dont il ne peut être question ici, — présente des caractéristiques analogues à certaines des facultés qui sont près d’éclore, et dont le type convient à l'Ame en voie de réincarnation. Puis, une famille est trouvée, dans laquelle l’hérédité physique a fait évoluer le genre de matériaux physiques qui, rassemblés dans le double éthérique, s'adapteront à sa constitution ; une famille dont l’organisation matérielle générale ou particulière laissera le jeu libre aux natures passionnelle et mentale de l’Ego. Parmi les qualités multiples qui sont dans l’Ame, et les multiples types physiques qui existent dans le monde, il peut être fait choix de tels d’entre eux qui s’adaptent les uns aux autres ; une enveloppe peut être faite qui
soit à la mesure de F Ego en attente; il peut lui être donné un instrument et un champ d’action lui permettant d'évoluer une partie de son Karma. Tout insondables que soient pour nos faibles moyens la connaissance et le pouvoir nécessaires pour dé pareilles adaptations, nous pouvons cependant entrevoir confusément qu’elles peuvent être réalisées, et que parfaite justice peut être faite.
Certes, la trame d’une destinée humaine peut être composée de fils qui nous paraissent innombrables, destinés à former un dessin d’une indescriptible complication; un fil a-t-il disparu? c’est qu’il a simplement passé en dessous pour revenir plus tard à 1 endroit ; un fil se montre-t-il subitement ? c’est que, à la suite d’un long trajet en dessous, il s’est repris à émerger. Pour nous qui ne voyons qu’une partie du tissu, le dessin peut échapper à notre faible vue. Cependant, ainsi que 1 a décrit le sage Jamblique :
Ce qui nous semble être une définition exacte de la justice n‘a pas le même aspect pour les Dieux. En effet, ne regardant que ce qui est le plus près de nous, nous ne portons guère notre
attention que sur les choses du présent, sur cette vie d’un moment et la façon dont elle subsiste. Au contraire, les Puissances qui nous sont supérieures connaissent l’ensemble de la vie de l’Ame et toutes ses existences précédentes (i).
L’assurance que « le monde est régi par la justice parfaite » s’affirme à mesure qu’augmente la connaissance de l’Ame en évolution. En effet, dès que l’Ame progressent commence à voir sur les plans élevés et à transmettre ce qu’elle sait à la conscience éveillée, nous apprenons avec une certitude toujours croissante, et, par suite, avec joie, que la bonne loi agit avec une exactitude invariable, que ses agents l’appliquent partout d'une façon infaillible, avec une force invincible, et que tout, dans ce monde où les Ames luttent, est pour le mieux. Dans les ténèbres retentit ce cri « Tout va bien », poussé par les Ames qui veillent, qui portent le flambeau de la sagesse divine à travers les chemins obscurs de notre cité humaine.
(1) Sur les mystères, IV, 4. Cf. la nouvelle édition de la traduction de Thomas Taylor, publiée par la S. T., pp. 209-210
Examinons quelques-uns des principes suivant lesquels opère la loi ; leur connaissance nous aidera à découvrir les causes et à comprendre les effets.
Nous avons vu déjà que les pensées construisent le caractère; rendons-nous compte, à présent, que les actions font i entourage.
Ici nous avons affaire à un principe général, dont les effets sont très étendus; aussi est-il bon de l’étudier un peu en détail. Par ses actions, l’homme affecte ses voisins sur le plan physique; il répand autour de lui lè bonheur ou cause la détresse ; il augmente ou diminue la somme du bien-être humain. Cette augmentation ou diminution de bonheur peuvent être dues à des motifs très divers : bons, mauvais, ou tenant des deux. Un homme peut répandre au loin le bonheur par un acte de pure bonté, par désir de réjouir ses semblables; il peut, par exemple, dans ce but, offrir à une ville un parc pour le libre usage des habitants. Un autre peut accomplir le même acte par ostentation, par désir d’attirer l’attention de ceux qui distribuent les honneurs sociaux: mettons que ce don lui ait servi comme moyen d'obtenir un titre quelconque. Un troisième peut faire
hommage d’un parc pour des raisons diverses, les uneségoïstes, les autresdésintéressées. Ces motifs agiront différemment sur le caractère des trois hommes dans leurs incarnations futures ; les uns iront vers le progrès ; les autres vers la déchéance; d’autres n'obtiendront que de petits résultats. Mais l’effet de l’acte qui cause du bonheur à un grand nombre de personnes ne dépend pas du mobile qui a déterminé le donateur; tous jouissent du parc, au même titre ; peu importe le motif qui a inspiré la donation, et cette jouissance établit, pour le donateur, un droit karmique que la Nature lui paiera scrupuleusement comme une dette. Il recevra un entourage physiquement confortable ou luxueux, parce qu’il a procuré un agrément physique étendu; le sacrifice qu’il a fait de biens physiques lui apportera sa récompense légitime, le fruit karmique de son action. Tel est son droit. Mais l’usage qu’il fera de sa situation, le bonheur qu'il tirera de sa fortune et de son entourage dépendront principalement de son caractère, et là encore, la juste récompense lui échoit, chaque semence portant sa moisson propre.
Le fait de rendre service dans toute la me*
sure des occasions qui se présentent, pendant une vie, aura pour effet, dans une autre vie, d’amener des occasions de servir plus nombreuses; et ainsi, celui qui, dans une sphère très limitée, aura aidé tous ceux qu’il a trouvés sur sa route, renaîtra dans une situation ou les possibilités de rendre de sérieux services seront nombreuses et étendues.
De même, les occasions manquées réapparaissent, transformées en obstacles à l'action et en infortunes dans l’entourage. Par exemple, le cerveau du double éthérique sera construit d’une façon défectueuse et produira un cerveau physique défectueux; l’Ego fera des projets, mais se sentira inférieur au point de vue de l'exécution : ou bien il s’emparera d’une idée mais sera incapable de l'imprimer nettement dans son cerveau. Les occasions manquées se transformeront en attentes déçues, en désirs qui ne se peuvent exprimer, en soif d’aider qui se tarit soit par incapacité même ou par absence d’opportunité.
Ce même principe est souvent en œuvre dans la perte d’un enfant chéri ou d’un adolescent bien-aimé. L’Ego qui a maltraité ou négligé celui qu’il devait aimer, soigner,
protéger et assister cle quelque manière, renaîtra probablement dans un milieu qui l'unira étroitement à celui qu’il aura négligé ; il s’attachera peut-être tendrement à lui ; mais ce ne sera que pour se le voir arracher par une mort prématurée. Le parent pauvre qui aura été méprisé pourra réapparaître comme l’héritier honoré, le fils unique ; et quand les parents désolés trouveront que leur maison est vide, ils s’étonneront « des voies inégales delà Providence », qui les prive de leur fils unique, en qui étaient toutes leurs espérances, laissant indemnes, au contraire, les nombreux enfants du voisin. Et pourtant les voies de Karma sont égales, quoique difficiles à découvrir, si ce n’est par ceux à qui on a ouvert les yeux.
Les vices de conformation proviennent des défectuosités du double éthérique ; ce sont des peines à vie, infligées à ceux qui se sont révoltés contre la loi ou qui ont fait souffrir leur prochain. Tous sont produits sous l’influence des Seigneurs du Karma, et représentent la manifestation physique des difformités amenées par les erreurs, les excès, les défauts de 1 Ego, dans le double éthérique
formé par eux. De même, c’est de leur administration équitable de la loi que vient cette tendance complexe à la reproduction d une maladie de famille, ainsi que la forme appropriée du double éthérique et la direction qui lui est donnée vers la famille où telle maladie est héréditaire et qui offre un « plasma continu » favorable au développement des germes requis.
Le développement des facultés artistiques,
— pour considérer un autre genre de qualités,
— sera assuré par les Seigneurs du Karma, au moyen d'un moule pour le double éthérique rendant possible la construction d’un système nerveux délicat, et souvent, par l'orientation de ce moule vers une famille dont les membres ont développé cette faculté spéciale de l'Ego, et cela, parfois, pendant des générations. Il est besoin, par exemple, pour exprimer la faculté musicale, d'un corps physique spécial, d'une délicatesse physique d’ouïe et de tou* cher, au développement de laquelle seule une hérédité physique convenable peut coopérer.
Le fait de rendre un service collectif à l’humanité, soit par un livre aux nobles idées
ou par d'utiles discours, de répandre des idées élevées par la plume ou la parole, crée des titres qui sont scrupuleusement acquittés par les puissants agents de la loi. L’aide ainsi donnée revient au donateur sous forme de secours, d’assistance mentale et spirituelle, qui lui sont acquis en vertu d’un droit.
Nous pouvons embrasser ainsi les principes généraux de l’action karmique et les rôles respectifs des Seigneurs du Karma et de l’Ego lui-même dans la destinée de l’individu. L’Ego apporte tous les matériaux, mais ceuxci sont employés par les Seigneurs du Karma ou par l’Ego lui-même en raison de leur nature respective. Ce dernier construit le caractère et se développe lui-même graduellement ; les premiers construisent le moule limitatif, choisissent l’entourage, et, en général, adaptent et ajustent, afin que la bonne loi puisse trouver son expression infaillible en dépit des volontés contraires des hommes.