‹ Kean, ou, Désordre et génieChapitre 45 sur 56 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

REAN, seul.

Dix heures, et pas un mot d'elle, pas un message, pas une lettre!... Ah! vous étiez plus inquiète de votre éventail que de moi, madame... Oh ! ce n'est point comme cela qu'on aime, Elena, et c'est douloureux à penser que, si cet accident était réel, je serais mort peut-être à cette heure... sans vous avoir vue... sans avoir entendu parler de vous... Que je suis inquiet !... j'ai son portraitlà, surmon cœur... et je me plains... Ne serait-ce pas plutôt que le comte, qui a troiivé cet éventail, à qui la scène .scandaleuse que j'ai faite hier au prince de Ga]U\«;. a dû ouvrir les yeux?... Oh! oui, c'est possible, c'est probable, cela est. Et quand je pense qu'à cette heuie peutêtre, Elena, soupçonnée, accusée, menacée, m'appelle à son secours... Oh! je n'y puis plus tenir. Salomon! Salomon!

KEAN

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