‹ Keepsake d'histoire naturelleChapitre 114 sur 171 · HE · texte numérisé non relu

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Tout le plumage de ce kakatoës et blanc, à l'exception de quelques teintes de rouge pâle sur la tempe et aux plumes du dessous de la huppe ; cette teinte de rouge est plus forte aux couvertures du dessus de la queue : on voit un peu de jaune clair à l’origine des plumes scapulaires, de celles de la huppe, et au côté intérieur des pennes de l'aile et de la plupart de celles de la queue. Les pieds sont noirâtres : le bec est brun rougeûtre ; ce qui est particulier à cette espèce, les autres kakatoëès ayant tous le bec noir. C’est aussi le plus petit que nous connaissions dans ce genre. M. Brisson le fait de la grandeur du perroquet de Guinée : cependant celui-ci est beaucoup plus petit; il est coiffé d’une huppe qui se couche en arrière et qu'il relève à volonté.

KAKATOES À HUPPE ROUGE.

C’est un des plus grands de ce genre; il a près d’un pied et demi de longueur: le dessus de sa huppe, qui se rejette en arrière, est en plumes blan-

ches, et couvre une gerbe de plumes rouges.

Nous avons vu ce beau kakatoës vivant; la manière dont il témoigne sa joie est de secouer vivement la tête plusieurs fois de haut en bas, en faisant un peu craquer son bec et relevant sa belle huppe ; il rend caresse pour caresse; il touche le visage de sa langue et donne des baisers : il paraît éprouver une sensation particulière lorsque l'on met la main à plat sous son corps, et que de l’autre main on le touche sur le dos, ou que simplement on approche la bouche pour le baiser; alors il s'appuie fortement sur la main qui le soutient, il bat des ailes, et, le bec à demi ouvert, il souffle en haletant; on lui fait répéter ce petit manège autant que l’on veut. Un autre de ses plaisirs est de se faire gratter ; il montre sa tête avec la patte ; il soulève l'aile pour qu’en la lui frotte: il aiguise souvent son bec en rongeant et cassant le bois.

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