OISEAU BRUN À BEC DE GRIMPEREAU
(PET oi)
Cet oiseau n’est pas plus gros que notre bec-figue. |
Longueur totale cinq pouces un tiers ; bec, un pouce; tarse , sept lignes et demie; doigt du milieu, six pouces, plus grand que le postérieur ; vol, huit | pouces : queue, vingt-et-une lignes, composée de douze pennes égales , elle dépasse les ailes d'environ sept lignes. ,
Le bec de cet oiseau fait à lui seul en longueur les deux septièmes de tout le reste du corps. Il a la gorge eu le front d’un beau vert doré; le devant du cou d’un rouge vif ; les petites couvertures des ailes d’un violet brillant; les grandes couvertures et les pennes des ailes et de la queue, d’un brun teint de roux; les moyennes couvertures des ailes, tout le reste du dessus et du dessous du Corps, d’un brun noirâtre ; le bec etles pieds noirs.
Plusieurs espèces étrangères qui appartiennent au genre des grimpereaux , ont beaucoup de rapport avec les colibris, et leur ressemblent par la petitesse de leur taille , par les belles couleurs de leur plumage, par leur bec menu et recourbé, mais plus effilé, plus tiré en pointe , et formant un angle plus aigu, au lieu que celui des colibris est à-peu-près d’une grosseur égale dans toute sa longueur, et a même un petit renflement vers son extrémité.
Il n’en est pas non plus du genre des grimpereaux comme de celui des coli-
bris par rapport à l’espace qu'il occupe sur le globe. Les colibris paraissent appartenir exclusivement au continent de l'Amérique ; on n’en a guère trouvé’au-delà des contrées méridionales du Canada, et à cette hauteur l’espace de mer à franchir est trop vaste pour un si petit oiseau, plus petit que plusieurs insectes : mais le grimpereau d'Europe ayant pénétré jusqu'en Danemark, peut-être plus loin, il est probable que ceux de l'Asie et de l'Amérique se seront avancés tout autant vers le nord, et qu’ils auront par conséquent trouvé des communications plus faciles d’un continent à l’autre.
Comme les grimpereaux vivent des mêmes insectes que les pies, les sittelles, les mésanges, et qu'ils n’ont pas, ainsi que nous l'avons remarqué plus haut, la ressource de faire sortir leur proie de dessous l'écorce en frappant celle-ci de leur bec, ils ont l’instinet de se mettre à la suite des bèque-bois, d’en faire, pour ainsi dire, leurs chiens de chasse, et de se saisir adroitement du petit gibier que ces bèque-bois croient ne faire lever que pour eux-mêmes.
Par la raison que les grimpereaux vivent uniquement d'insectes, on sent bien que les espèces en doivent être plus fécondes et plus variées dans les climats chauds , où cette nourriture abonde, que dans des climats tempérés ou froids, et par conséquent moins favorables à la multiplication des insectes.
L'’extrême mobilité estl’apanage ordinaire de l'extrême petitesse. Le grimpereau est presque aussi petit que le roitelet, et, comme lui, presque toujours en mouvement; mais tout son mouvement , {toute son action porte, pour ainsi dire; sur le même point. Il reste toute l’année dans le pays qui l’a vu naître: un trou d'arbre est son habitation ordinaire ; c’est de là qu’il va à la chasse des insectes de l'écorce et de la mousse ; c’est aussi le lieu où la femelle fait sa ponte et couve ses œufs. Belon a dit, et presque tout les ornithologistes ont répété, qu'elle pondait jusqu’à vingt œufs, plus ou moins. Il faut que Belon ait confondu cet oiseau avec quelque autre petit oiseau grimpant, tel que les mésanges ; je me crois en droit d'assurer , d’après mes propres observations et celles de plusieurs naturalistes, que la femelle grimpereau pond ordinairement cinq œufs, et presque jamais plus de sept. Ces œufs sont cendrés, marqués de points et de traits d’une couleur plus foncée ; etla coquille en est un peu dure. On a remarqué que cette femelle commençait sa ponte de fort bonne heure au printemps ; et cela est facile à croire, puisqu'elle n'a point de nid à
construire , ni de voyage à faire.
à He > ds Le Vernon de Pidennic, - le Furs0 1
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La PTE à ce. Z 7 Ci md FX * / rirouz