‹ Keepsake d'histoire naturelleChapitre 7 sur 171 · MOEURS DES OISEAUX · texte numérisé non relu

MOEURS DES OISEAUX

Les Oiseaux sont ovipares, c’est-à-dire qu’ils pondent des œufs d’où sortent leurs petits. .

L'œuf se forme d’abord dans un organe nommé ovaire, et sort du sein maternel en traversant l’oviduete : il consiste d’abord en un sac rempli du jaune, et ce n'est que dans l’oviducte qu’il s’entoure de blanc, puis d’une enveloppe plus solide, encroûtée de matière pierreuse la coquille. Sur la membrane du jaune, on aperçoit un point blanchâtre qui, en se développant, deviendra le jeune animal, dont la nourriture a été préparée d'avance, dans l'enveloppe qui le protège.

Pour que le jeune oiseau se développe dans l'intérieur de l'œuf, il faut que celui-ci soit maintenu à un certain degré de chaleur. Dans les pays extrêmement chauds, la chaleur du soleil suffit quelquefois, et certains oiseaux abandonnent leurs œufs à eux-mêmes; mais le plus ordinairement, le père et la mère, ou la mère seulement, entretiennent sur leurs œufs la chaleur dont ils ont besoin, et les couvent avec leur corps.

La durée de l’incubation varie dans les différens genres d'oiseaux, mais elle est la même pour tous les oiseaux d’une même espèce : quarante à quarantecinq jours pour les cygnes; vingt-cinq pour les canards ; vingt-et-un pour les poules ; quinze à dix-huit jours pour nos serins domestiques ; douze jours seulement pour l’oiseau mouche, etc., etc. |

Presque tous les oiseaux construisent un nid pour loger leurs œufs, et pour servir de demeure à leurs petits, qui pendant les premiers temps de la vie, sont en général dépourvus de plumes, et incapables de se mouvoir, et de se nourrir eux-mêmes.

En général, il règne dans ces constructions, un art, une adresse et une élégance qui excitent l’étonnement. Ce qui surprend encore, c’est la régularité avec laquelle toutes les générations successives exécutent les mêmes travaux, et bâtissent des nids exactement semblables, lors même que les circonstances où ces animaux ont été placés ne leur ont jamais permis de prendre de leçons de leurs parens. Ils semblent guidés par un instinct mystérieux à prendre une foule de précautions, dont ils ne peuvent pas apprécier d'avance toute utilité.

Chaque espèce d'oiseau apporte des différences dans la forme, la disposition et l'emplacement du nid. Celui des plus grands oiseaux de proie repose sur l’entablement que présentent quelques parties d’un rocher ou sur la plate-forme d’une tour élevée ; son étendue est très considérable, et chaque année contribue à son accroissement; il est rare, en effet, que ces oiseaux abandonnent le premier monument de leur tendresse maternelle ; ceux qui le quittent y reviennent périodiquement déposer leurs œufs. Ce nid est souvent composé de pièce de bois si volumineuses qu’on hésiterait à croire qu’elles aientété apportées par l’oiseau, si l’on ne connaissait la puissance extraordinaire de ses muscles ; ces pièces de bois sont arrangées de manière à résister aux chocs des vents et | elles supportent des branchages liés entre eux par une sorte de mastic formé de : débris de nourriture. Les espèces qui n’emploient à cette construction que des joncs et des rOSEAUX, les accumulent en si grande quantité, et les fixent si bien à la plate-forme, que les coups de vent ou les autres intempéries des saisons en occasionnent rarement la destruction.

Le plus grand nombre des oiseaux établissent leur nid sur les arbres entre la bifurcation des branches. Des brins de paille et de petites büchettes que l’oiseau apporte, lie et entrelace avec son bec et son pied, constituent la charpente extérieure, qui maintient la mousse et le duvet dont se compose la couche. Quelques espèces ont aussi l'habitude de suspendre leur nid, plus artistement travaillé encore, à l'extrémité d’un rameau flexible. Ce berceau et la couveuse

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