MADAME WERNER, SENNEVILLE, KETTLY
HAIIAIUE WERNER.
Ah! monsieur le tapilaine, je vous vois enfin 1 KETTLY, à part.
Ah! Dieu ! pourquoi est-elle arrivée 7
KETTLY,
Bonjour, madame. .. madame Werner.
MADAME WERNER
Depuis une lieure votre déjeuner vous attend, et, ne vous voyant pas venir, j'allais au-devanl de vous.
SENNEVILIE.
Je vous remercie ; vous voyez que c'est une affaire faite.
HADASIE WERNER.
Çiue vois-je? vous avez déjeuné l:i.. Ali 1 monsieur. .
SENNEVILLE
Quand on est invité de si bonne grâce, vou.s conviendrez qu'il est diflicile de refuser.
MADAME WERNER
AI).' cela ne m'étonne pas; cette petite coquette...
SEN.NEVILIE.
Doucemenl, doucement, madame Werner.
MADAME WERNER
J'ai bien défendu à mon fils de .se laisser prendre à ses agaceries.
KETTLY.
Votre fils, madame .' Est-ce que je lui parle jamais?
SEXNEVILLE.
Allons, Keltly, point de détours, (à madame Werner.) Eh bien I oui, madame Werner, elle lui parle ; et où est le mal?
KE7TLV.
Vous le croyez donc aussi, monsieur? Moi, lui parler! Je ne le regarde seulement pas.
SENNEVILLE
Allons, madame Werner, un peu d'indulgence, yuc diable! vous avez été jeune aussi.
MADAME WERNER
Oui, mais jamais on n'a vu un jeune liomme rôder autour de moi.
SENNEVILLE
Je le crois sans peine ; vous conviendrez alors qu'il n'y avait pas grand mérite à vous défendre... D'ailleurs, j'ai à vous parler au sujet de ces pauvres enfants. Keltly ! .. Kli bien ! qu'avezvous donc? vous aurai.s-je aifligée.
KETTLY, pleurant.
Vous vous imaginez que jesuis coquette; vous dites que je cause avec Uiilly, viius l'assurez a sa mère... l'IutOt mourir que de lui adresser jamais la parole !
(Elle rentre en pleirranl.)