EXTRAIT DE " EAST LYNNE
Pâle comme la mort,^ Barbara descendit l'allée sous le clair de lune. " Qui êtes-vous ? demanda-t-elle à voix basse. Que voulez- vous ? " — "Barbara, est-ce que tu ne me reconnais pas ? "" — " Oh, Richard 1 d'où viens-tu ? Qu'est-ce qui t'amène ici? . . . Comment peux-tu commettre rimprudence de ^ venir ici ? ajouta-t-elle en se tordant les bras. Si tu es découvert, c'est la mort certaine." — "Je le sais, Barbara."' — "Alors, pour- <iuoi risquer ?''^ Si maman te voit, elle en mourra sûrement."
* Blanche comme un linge.
^ peux-tu (as-tu pu) être assez imprudent pour.
^ pourquoi courir ce (un tel) risque ?
44 Kl'.V lO AI.Tl.UN ATIN K K.\ TRAC TS
— "Je ne peux pas continuer à vi\re comme je le lais, ré- |K)ndit-il ci une voix sombre. Je travaille à Londres depuis que . . .'■ — " A Londres ! interrompit Barbara. — " A Londres, et je n'en ai pas bougé * . . ." — "Comment travailles-tu? A (juoi ? " — *' Comme palefrenier.'*'' — " l'alefrenier ! ' ^ — " Est-ce (jue tu me croyais** dans le commerce, ou hancpiier ; ou secrétaire d'un des ministres de sa Majesté, peut-être? Je gagne" douze schellings par semaine, jîarbara.'
* et je n'en suis jamais sorti ' Dans une cour d'ccurie.
* Est-ce cjue tu t'attendais .n me voir. " Je me fais.
LLS FKi:.S AU l'AV> DK GALLE.S
L'ne légende populaire du i'ays de Galles ' raconte qu'une nuit deux paysans traversaient les montagnes, l(jrs(jue l'un d'eux, croyant entendre cjuclques sons mélodieux, resta un peu en arrière.'- Il fut impossible de' le retrouver. Après des recherches vaincs, les siens apprirent par un devin cju'il était tombé aux mains des fées;* la seule manière de le reprendre, c'était de se rendre, à l'anniversaire de sa dis- ()arition, à l'endroit où il avait disparu, et de le tirer d'un rond enchanté. Quelques hommes décides '' s'offrirent à tenter l'aventure; ils se rendirent dans la montagne au jour indiqué, et découvrirent leur parent perdu au milieu d'une foule de très petites gens, qui dansaient tous en rond. Ils le firent sortir de la ronde,^ mais il mourut d'épuisement presque aussitôt, car il dansait sans répit de|)Uis dou/c mois qu'il était absent.'
* populaire cher les Gallois. - s'atlnrclii un peu (derrière l'autre;.
' On ne put. ' au pfiuvoir des fées. * esprits hardis.
' de cette aMembléc. ' • ar il avait dansé sans répit pendant les douze moi.) (|u'il avait été absent.