‹ Key to Alternative extracts for composition in FrenchChapitre 67 sur 105 · LE SOIR DE WATERLOO · texte numérisé non relu

LE SOIR DE WATERLOO

Il était maintenant à peu prés six heures. Des attaques formidables livrées par les Français sur toute la ligne de l'année des Alliés il n'était résulté^ aucun avantage positif; les postes avancés de Hougomont et de La Haye Sainte avaient résisté avec succès aux assauts furieux dirigés jusqu'alors contre eux ; la position avancée occupée par la P.rigade anglaise d'Adam avait démontré h l'Empereur des Français l'insuffisance de la bravoure, de l'enthousiasme et du dévouement déployés dans ces attaques par les meilleures troupes <ju'il eût jamais rassemblées. Il fallait- des efforts et des sacrifices encore plus grands, s'il voulait^ faire évacuer au Lion britannique^ la position qu'il continuait à occuper si fièrement et d'un pied si ferme, avant «jue l'Aigle prussien, qui depuis quelque temps planait sur son extrême droite, et qui était maintenant sur le point de fondre^ sur elle, ne s'abattit, dans la plénitude de sa force, pour assouvir* sa soif de vengeance dans cette lutte acharnée et sanglante.

' Lc^ attaques . . . n':ivaiciit abouti à.

' Il faudrait ; il allait falloir. ' es|>crait ; comptait.

* s'il voulait thasscr le Lion britannique de.

• et qui fondait maintenant. * satisfaire.

UNE INVrr.VllON INATTENDUE

Il n y avait pas longtemps que j'étais h Taubcrge lorsqu'une chaise de poste s'arrêta devant la porte. Un jeune homme

en descendit, et à la lumière des lampes j'aperçus un visage qu'il me sembla ^ reconnaître. Je m'approchai pour (le) voir de plus près,2 et nos yeux se rencontrèrent. Je ne me trompais pas ; c'était Frank Bracebridge, (un) jeune homme vif et d'humeur agréable avec qui j'avais autrefois voyagé sur le Continent. Notre rencontre fut des plus cordiales, car le visage d'un ancien compagnon de voyage rappelle toujours le souvenir d'une foule de scènes agréables, d'aventures plaisantes, et d'excellents tours. Reparler de tout cela dans une courte entrevue d'auberge, c'était impossible ; en apprenant que rien ne me pressait, et que je voyageais simplement en observateur, il voulut à toute force que je lui consacrasse un ou deux jours au château de son père, où il se rendait pour les vacances, et qui se trouvait à quelques milles de là.^ " Cela vaut mieux que de manger tout seul son dîner de Noël à l'auberge, dit-il, et je puis vous garantir une réception cordiale, un peu à l'ancienne mode." J'acceptai aussitôt son invitation, et quelques instants plus tard nous nous dirigions vers la maison familiale des Bracebridge.

^ que je crus. " pour mieux voir.

^ et qui n'était éloigné que de quelques milles.

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