UNE RÉUNION DE NOËL
Les domestiques étaient tellement absorbés par leurs jeux qu'il nous fallut^ sonner à plusieurs reprises avant de pouvoir nous faire entendre. A la nouvelle de notre arrivée, le " squire " vint au-devant de nous, accompagné de ses deux autres fils, l'un jeune officier, alors en congé, l'autre nouvellement sorti de l'université d'Oxford. Le " squire" était un bel et robuste vieillard, aux cheveux argentés ; ^ dans son visage ouvert et fleuri un physionomiste eût découvert un mélange singulier d'humeur et de bienveillance. Les salutations
^ que nous dûmes. ^ d'un gris argenté.
70 KKV TO AI.TF.KNATI\"K KXTRACTS
familiales furent cordiales et aflcciueuses ; la soirée étant déjà fort avancée, le " squire " ^ ne voulut pas nous permettre de quitter nos habits de voyage ; il nous emmena sans plus tarder pour nous présenter à la compagnie, (cjui était) assemblée dans une grande salle d'aspect antique. Là se trouvaient réunies les différentes branches d'une parenté nombreuse, avec la proportion ordinaire de vieux oncles et de vieilles tantes, de darocs mariées, de vieilles filles, de cousins de province au teint fleuri, d'adt^lescents à demi formés, et de petites {>ensionnaires aux yeux vifs. Ils étaient occupés de diverses façons, les uns jouant aux cartes, les autres causant autour de la cheminée."*
* notre hole. * du fiiyer.