AU TEMPS DES TURITAINS
Les marins transgressaient sans crainte ni scrupule les régies de conduite auxciuelles étaient astreints ^ les autres, fumant insolemment au nez du bedeau, alors que chacjue bouffée aurait coûté un schelling à un des habitants de la ville, et buvant à plaisir de fortes lampées de vin ou d'eau-de-vie à des flacons qu'ils tendaient généreusement à la foule amassée bouche béante autour d'eux.'- Rien de plus caractéristique de la moralité incomplète de cette époque, tenue pour si sévère, que la grande licence permise aux gens de mer, non seulement dans •' leurs bordées ' à terre, mais pour des faits bien plus audacieux commis'' sur leur propre élément. Le marin de celte époque là courrait aujourd'hui grand risque de se voir traduit en justice comme pirate. Ainsi il n'était guère douteux (jue l'équipage du vaisseau dont il est ({uestion ne se fût " rendu
' (levaient se soumettre. " ';• • ' ■ irl.nii bouche bec. ' pour.
* fredaine». *' icme plus hardies commise».
• Il était hors de doute, pai 'juc l'ciiuii).i^jc mcmc de ce vaisseau t'était.
coupable, aux dépens ' du commerce espagnol, de déprédations qui auraient mis toutes leurs têtes en péril devant un
tribunal moderne.
^ au préjudice.