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Revenir à la position initiale (fig

On voit que, dans tous ces mouvements, les muscles des épaules se contractent vigoureusement pour les entraîner en arrière tandis que la poitrine bombe lai-gement en avant.

On arrive ainsi rapidement à augmenter la capacité respiratoire des sujets.

Ce que nous venons de décrire constitue la gymnastique du plancher, par opposition à la gymnastique avec les appareils dont nous allons maintenant parler.

Gymnastique aux agrès.

11 n’y a pas de leçon de gymnastique suédoise sans exercices préalables du plancher. Ceux-ci occupent même la plus grande partie du temps, les appareils ne viennent qu’ensuite, pour permettre de répéter les mêmes mouvements, mais en leur donnant une plus grande intensité.

On refait donc aux appareils les mouvements des bras, des jambes, du rachis, exerçant là encore successivement toutes les parties du corps. Il n’en est pas de même, nous le savons, dans la gymnastique française ; les exercices libres y existent pourtant, mais on les néglige bien souvent pour passer plus vite à la gymnastique aux agrès, beaucoup plus divertissante ; aux agrès, on développe presqu’exclusivement la force des bras et des épaules, ce qui explique la disproportion de la partie supérieure du corps chez le gymnaste français et la saillie de ses épaules en avant.

Fig. 105. — Banc.

Les appareils suédois son t d’ailleurs très différents des agrès que nous connaissons chez nous. Ceux que l’on utilise dans la gymnastique pédagogique sont au nombre de trois ; le banc, la borne et l’espalier.

Leàancest un banc ordinaire, mais dont la partie inférieure possède une traverse sur laquelle on peut marcher en équilibre (fig. 105).

DUCnOQÎJET. — GYMNASTIQUE PÉDAGOGIQUE.

La borne se compose d’une ti-averse de bois capitonnée, fixée entre deux montants. La traverse sert tantôt de barre de suspension, pour les bras, tantôt de barre d’appui pour les mouvements du 1‘achis (tig. 100).

L’espalier ressemble à une large échelle lixée verticalement contrele mur (lig. 107).

Suspendu par les deux bras, ou par un seul avec un pied posé sur un échelon, on répète les mouvements des jambes, dans le premier cas, des jambes et des bras dans le second; comme on le voit sur la figure 108, on peut faire l’élévation simultanée de la jambe et du bras du côté opposé à la prise et se maintenir un temps déterminé dans cette position. Loin- les mouvements du tronc, on ])rend appui par un pied posé sui* un échelon (fig. 109).

La travei'se du banc sert aux exercices d’équilibi'e ([ui résument pour ainsi dire tous les mouvements du tronc (fig. 110).

Les élèves s’exercent à marcher sur la traverse et l’on gradue peu à peu la difficulté en leur faisant prendre des positions dans lesquelles l’équilibre est de plus en plus difficile à garder; c’est ainsi qu’ils commencent par marcher les bras pendants ou tendus horizontalement sur les côtés, puis les mains à la nuque, enfin, les mains en l’air.

Ces trois appaieils, le banc, la borne et l’espalier, servent surtout, avons-nous dit, à intensifier les mouvements que l’on a déjà faits avec la gymnastique du plancher; nous allons voir comment on les utilise, pour les Fig. 100.— Borne. mouvements d’extension du rachis en particulier.

Sur le banc. — Sur le banc, on peut faire le mouvement en position assis ou couché avec appui des cuisses.

Extension du r.vchis, .\ssis. — Mise en position. — S’asseoir sur le banc, élever les bras en l’air ; un aide fixe les pieds au sol. — 1. Fléchir le tronc en arrière. — 2. Revenir à la position initiale (fig. 111).

On peut d’ailleurs se passer du secours de l’aide, en fixant simplement les pieds à un échelon de l’espalier 'fig. 112).

Extension du rachis couché avec appui des cuisses. — Mise en position. — S’agenouiller sur le banc, puis se projeter vers le sol les bras tendus en avant pour venir prendre appui jiar la paume des

GYMNASTIQUE AUX AGRÈS

mains. Un aide fixe solidement les pieds du sujetcontrele sol (fig.113).

Partant de cette position, on peut exécuter des mouvements de flexion latérale du rachis (fig. 114), de torsion (tig. 115) et d’extension. Pour cela :

Tendre les bras en avant.

Mouvement. — 1. Relever le tronc. — 2. Revenir à la position initiale (fig. 116).

Sur la borne ou à l’espalier, — On peut refaire le même mouvement à la borne, comme le montrent les figures 117 et 118, ou à l’espalier:

Fig. 108. — Extension des membres supérieur et inférieur avec l’aide de l’espalier.

Mise en position. — Se placer faisant face à l’appareil, à une distance de 60 centimètres environ, élever une jambe et appuyer le pied à l’un des échelons; les deux jambes doivent être bien tendues (fig. 119).

Mouvement. — 1. Fléchir le tronc en arrière. — 2. Revenir à la position. initiale.

Dans les exercices des figures 111, 112, 117, 118, 119, ce sont les muscles abdominaux qui sont exercés ; ils s’opposent à la chute du corps en arrière.

Physiothérapie. III,

DUCROQUET. — GYMNASTIQUE PÉDAGOGIQUE

Fig. 1 10. — Exercices d’éfiiiilibre sur la traverse du banc.

GYMNASTIQUE AUX AGRÈS

Hg. 112. Extension du rachis assis, l’espalier remplaçant l’aide.

276 DUCROQUET. — GYMNASTIQUE PÉDAGOGIQUE

Fi<r. I 14. — Exlension du rachis, couché avec appui des cuisses (S*" temps).

GYMNASTIQUE AUX AGRÈS

lig. llü. — Extension du rachis, couché avec appui des cuisses (4« temps, bras tendus).

GYMNASTIQUE MÉDICALE. 279

Dans les exercices des figures 113, 114, 115, 116, les muscles postérieurs du rachis sont vigoureusement contractés.

Mouvements d’extension proprement dits. — Comme dans les exercices du plancher, on distingue les mouvements musculaires d’extension, des mouvements faits spécialement pour l’hyperextension des articulations rachidiennes. Avec l’espalier comme avec la home, on peut pousser extrêmement loin l’extension du rachis, jusqu’à lui faire décrire un arc de cercle en arrière.

Al’espalier. — Mise enposilion. — Se placer tournantle dos àl’appareil, à 60 centimètres en avant de lui, étendre les bras verticalement, puis fléchirle tronc en arrièrejusqu’à ce qu’on puisse saisir un échelon.

Mouvement. — 1. S’élever sur la pointe des pieds et se projeter en avant jusqu’à ce que les bras soient de nouveau bien tendus. — 2. Revenir àla position initiale (fig. 120).

A la borne. — On fait le même mouvement en suspension par les bras.

Mise en position. — Se placer à 1 mètre environ de la borne, se projeter en avant et saisir la barre par les mains, les avant-bras fléchis sur les bras, la pointe des pieds reposant seule à terre.

Mouvement. — 1. Étendre complètement les bras (fig. 121). —

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