II. — GYMNASTIQUE MÉDICALE
Dans la gymnastique médicale, nous aurons à considérer ;
1” Les bases physiologiques sur lesquelles elle repose ;
2° La technique des mouvements.
DU CROQUET
GYMNASTIQUE MÉDICALE
Bases physiologiques.
Nous avons dit que Ling assimilait le corps humain à un ensemble de rouages; si l’im fait défaut il faut le remettre en état. Contre le mal il faut trouver le remède ; Ling invente alors son médicament : le mouvement.
Le mouvement possède d’ailleurs des pi'opriétés différentes selon la manière dont on l’emploie : la lle.xion passive <lu coude est un mouvement calmant, tandis (jue son hypertension est un mouvement excitant. On possède donc toute une gamme de mouvements lantot excitants, tantôt calmants, qui permettront de traiter à peu pi’ès toutes les maladies.
Le système de idng s’a|)pli(|ue en elfet à tant de maladies dilTérenles que nous pouvons d’abord les classer en deux grandes catégoi'ies : 1° les maladies internes, 2° les maladies des articulations.
l" Maladies internes. — Voyons donc les j)rincipes servant de base au Iraitement des maladies internes.
Cette méthode de ti'aitement, (euvi-e d’un profane à la médecine, doit sembler a priori très sujette à caution.
Poiu’tant il nous faut admettrequela physiologie, en se développant, est venue vériliei’ un certain nombie des conce})tions empii’iques de Ling ; ce qui ne veut })as dire (pie nous n'allons pas rencontrei* dans le cours de celte étude de nombieuses exagérations.
Dans le traitement des maladies internes par la gymnastique on emploie deux sortes de mouvements : des mouvements actifs et des mouvements passifs; nous n’avons pas besoin de nous étendre sur la délinition de ces termes, disons seulement que, dans les mouvements actifs, on utilise l’action du muscle et ([ue dans les mouvements passifs on utilise l’action du déplacement du segment osseux.
L’action du muscle se manifeste sous deux formes : cbimi(jue et circulatoire.
Pour l'action chimique, on sait que le muscle, en se contractant, brûle son glycogène ; cette combustion entiaîne la production de substances de déchet, en particulier de l’acide sarcolactique, à l’accumulation duquel on rapporte la sensation de fatigue musculaire.
C’est à la faveur de ce phénomène que la méthode suédoise s’est fait un rôle dans le traitement du diabète (Lagrange). Le diabétique, en marchant, brûle son sucre, principalement dans ses membres inférieurs où la circulation s’active; il est vile fatigué; le r(,*mède est simple : si nous faisons exécuter à ce diabéti(pie des mouvements