BASES PHYSIOLOGIQUES
de toutes les autres parties du corps, il brûle son sucre un peu partout, et ses jambes s’allègent.
Quant à Vaction circulatoire de la contraction musculaire, elle est parfaitement démontrée par les expériences suivantes :
Chauveau, opérant sur le muscle du cheval, a montré que, dans un muscle qui se contracte, il passe 7 à 8 fois plus de sang qu’à l’état de repos. De plus, le muscle agit comme une pompe foulante : par sa contraction, il exprime \e SB.ng des veines qui lui sont périphériques et ce fait active le courant sanguin. Remarquons, d’ailleurs, que, lorsque cette compression veineuse se prolonge, les veines ne reçoivent plus de sang et l’on assiste parfois à la formation de varices (c’est ce qui arrive chez certains manœuvres, chez les bouchers qui portent la viande à bras tendus, chez les portefaix, etc.).
Non seulement le muscle active la circulation, mais il emmagasine, il se gorge de sang et décongestione par là môme les parties voisines.
Mosso a mis en relief la congestion du muscle par le travail. Des pigeons voyageurs partis de Naples sont sacrifiés à leur arrivée à Milan; Mosso trouve les pectoraux gorgés de sang, tandis que le cerveau est exsangue ; d’où il faut conclure que la congestion d’une partie inférieure du corps amène la décongesthm de la partie supérieure.
Les Suédois n’ont pas manqué d’utiliser cette notion pour enrichir leur méthode ; c’est ainsi que, pour décongestionner la tète, on fera des flexions du poignet et du coude.
On arrive à des abus fort amusants (1).
Passons maintenant à l’action du déplacement du segment. On l’emploie parfois dans un but calmant, ou, au contraire, pour réveiller la sensibilité, chez certains sujets qui ont une anesthésie localisée par rétrécissement du champ de la conscience; ces actions synesthésiques consistent en mouvements très douloureux, tels que l’hyperextension des diverses articulations.
Mais ce qu’on recherche surtout au moyen des mouvements passifs,
(1) Nous relevons dans le « Traitemenl des maladies par la gymnastique médicale suédoise », ces deux ordonnances, l’une contre l’aliénation mentale, l'autre contre le mal de dents :
/' Rotation de la cuisse.
Aliénation mentale. pied.
à — du tronc.-
\ Flexion et extension de l'avant-bras du poignet et des doigts
^ Flexion et extension du pied.
Odontalgie. \ Rotation du tronc.
Fluxion dentaire, à Extension du membre inférieur.
\ Rotation des bras.
DUCROQUET. — GYMNASTIQUE MÉDICALE
c’est, là encore, l’action circulatoire. Le coude fléchi à angle droit comprime les veines et chasse, tout comme le muscle qui se contracte, le sang veineux vers le cœur, tandis que l’extension créant le vide dans les vaisseaux étirés fait l’aspiration du sang périphérique.
On emploie surtout, pom* cette action, les grands mouvements de circumduction ; on lesutilise dans toutes les maladies où il y a obstacle au cours du sang, dans l’artériosclérose, dans certaines maladies du poumon et sui tout dans les maladies de cœur.
Mais |)our le traitement des maladies de cœmr, on cherche surtout à régulariser le cours du sang dans le système cardio-pulmonaire.
On peut assimiler le ca*ur et le poumon à un système de pompes : l’un est ponq)c foulante, l’autre pomj)e aspirante; leurs actions se font équilibre; ils marchent cliacun à leur régime, mais, que l’un se déi'ègle, l’autre s’affole et inversement.
Dans les maladies de cœur, on régularisera la pompe cardiaque au moyen de mouvements respiratoires j)assil's, destinés à rétablir le rythme noimal de la respii'ation.
2“ Maladies des articulations. — Lorsque nous avons à traiter une articulation par la gymnasticpie, nous nous trouvons en présence: 1" soit de muscles atrophiés à refaire, 2" soit d’une articulation à déraidir.
1" La réfection d'iin muscle demande des mouvements actifs ; c’est le sujet lui-méme qui fait accomplii- au segment osseux dépendant de ce muscle le maximum de déplacement dont il est capable.
Mais on ne doit ])as faii'e travailler un muscle au tiasaid ; il faut y apporter de la méthode et avoir i)résentes à l’esprit certaines propriétés i)hysiologiques du muscle (jui ont été mises en lumière par les intéressantes expériences de Mosso.
Mosso a montré qu’un muscle (jui se contracte, soit sous l’empire de la volonté, soit sous l’intluence d’un excitant physique, se fatigue au bout de 60 contractions environ.
Le tracé graphique obtenu avec l’appareil de Marey montre en effet que, lorsque le muscle commence sa contraction, la ligne d’ascension est immédiatement suivie d’une descente brusque; lorsque le muscle s’est contracté un grand nombre de fois et qu’il est arrivé à la fatigue, on voit la période de descente s’allonger, devenir oscillante; c’est ce qu’on appelle la descente en hjsis.
Dans l’expérience de Mosso, le myographe commence à témoigner de la fatigue du muscle à la soixantième contraction environ ; en ])oursuivant son étude, Mosso fit une autre constatation, non moins intéressante ; le muscle, qui s’était contracté 60 fois de suite, apiès un quart d’heure de repos, ne pouvait ))lus donner que ;> bonnes
contractions à peine ; mais, si au lieu de 60 on ne lui en avait demandé que 30, au bout de dix minutes, on obtenait sans peine 30 nouvelles contractions énergiques et ainsi de suite de dix minutes en dix minutes.
11 est indispensable d’observer ces véritables lois de physiologie musculaire si l’on veut faire travailler un muscle dans les meilleures conditions possibles.
2° Pour les raideurs articulaires, la gymnastique est utile soit que l’on ait à les vaincre, soit que l’on ait à prévenir l’ankylose susceptible de se produire au cours d’une immobilisation prolongée par exemple.
C’est ce qui se produit fréquemment dans le cas des fractures ; l’immobilité, nécessaire à la consolidation des fragments osseux, entraîne une certaine raideur des articulations voisines, contre laquelle il faut lutter, dès que l’immobilisation peut devenir moins rigoureuse. D’autre part, les muscles, n’agissant plus, se sont atrophiés; nous retrouvons donc, ici, l’occasion d’utiliser les mouvements actifs, mais, de plus, nous devons soumettre le membre à des mouvements passifs, remplaçant, pour ainsi dire, les muscles impuissants à faire jouer l’articulation.
D’ailleurs, dans certains cas, la rétraction ligamentaire est telle qu’il est nécessaire de commencer par rendre, à l’aide de mouvements passifs, quelques degrés de mobilité pour que les muscles trouvent la possibilité de fournir un effort utile.
On rencontre ces ankylosés serrées (nous ne parlons, bien entendu, que de celles qui sont curables) au cours de certaines arthrites ou à la suite d’un traitement chirurgical commandant l’immobilisation prolongée (luxations, fractures, etc.). Dans tous ces cas, nous devons avoir bien présent à l’esprit un fait dont nous allons comprendre la portée, et la gravité pour le médecin qui le méconnaît : ce fait, c’est la fragilité osseuse extrême qui suit V immobilisation, surtout chez les enfants. Quelquefois l’immobilisation n’a pas été de très longue durée, elle n’a pas dépassé six semaines, et un simple mouvement un peu brusque, un simple massage, comme nous l’avons vu, a suffi pour produire une fracture.
On voit toute l’importance qu’il y a à s’enquérir du mode de traitement qui a précédé, avant de se livrer à des manœuvres de forces sur un membre raide.
Technique des mouvements.
Maintenant que nous savons quel parti nous pouvons tirer de la gymnastique de Ling, nousallons apprendre notre métier de médecin gymnaste.
284 DUCROQUET. — GYMNASTIQUE MÉDICALE
Nous aurons à faire exécuter deux sortes de mouvements : actifs et passifs.
Mouvements actifs. — Les mouvements actifs nous sont déjà connus ; ce sont ceux de la gymnasticpie pédagogique que Ton rej)rend ici d’une façon spéciale.
Dans la gymnasli(|ue médicale, on emploie surtout les mouvements dits « conlrariés », [>ar o[)posilion aux exercices libres de la pédagogi(pie, dans les([uels le médecin oppose une résistance au mouvement (|ue veul accomplir le malade.
Dans les mouvements conlrariés, on ne doit pas o[)poser la résistance d’une façon (juelcompie, mais, au contraii’e, il faut savoir graduel' la force (jue l'on emploie, met liodi(|m‘ment, ayant présentes àl’espril deux lois impôt tantes : la loi deSchwann etla loi du levier. La loi (le Sclnvann énonce uiu' particularité extrêmement intéressante de la pliysiologi(* des muscles. Llle nous apprend (]ue (ont muscle ne poss('de son maximum d’aclion que lorsqu’il se trouve dans son étal (rallong(‘m(‘nt le |)lus grand.
Lelle loi est clairement démontrée [tar l’expérience suivante : On lil)i*re le muscle gasliocnémien de la grenouilb;, de son insertion intérieure, pour y allacber un [toids (pii le lend et lui donne un allongement déterminé ; ])uis, au moyen d’une excitation électri(pie, on fait contracter le muscle ; celui-ci entraîne le poids à sa suite, lui faisant subir un certain déplacement.
Si, maintenant, on élire le muscle de façon à augmenter son allongement initial, on constate qu’avec une excitation de même valeur que la pi'écédent(‘ le muscle est cajiable de tirer un poids beaucoup plus fort ([ue jirécédemment .
Dans nos mouvements, les choses se jiassent exactement de la même façon.
I.orsque nous llécliissons notre coude, par exemple, la contraction de noti'e biceps se fait avec plus ou moins de force selon l’état d’allongement dans lequel il se trouve; et, d’après la loi de Schwann, c’est lorsque l’avant-bras quitte à [)eine le prolongement du bras, tout au début de l’elforl, (jue le muscle devrait fournir son maximum d’aclion.
Or ceci n’est pas rigoureusement vrai dans les conditions où se produit le jeu de nos muscles.
Reprenons, comme exemple, le mouvement de flexion du coude et supposons qu’on veuille soulever un poids tenu dans la main. Nous voici en présence d’un système absolument comparable à un levier dont la résistance occu})e une extrémité la maini et le point d’a|(|)ui l’autre extrémité (le coude) ; la force, représentée ici par le muscle
biceps, vient s’appliquer en un point du levier situé entre ses deux bouts.
Or on démontre en mécanique une loi, d’après laquelle la force qui s’exerce sur un tel levier, possède son maximum d’action, lorsque l’angle formé par sa propre direction avec celle du levier est un angle droit.
Un schéma va traduire cette loi plus fidèlement que toute autre
Fig. 122. — Position des bras de levier faisant agir les muscles, le muscle est perpendiculaire
au bras de levier.
explication. Supposons que la force étant perpendiculaire au levier, celui-ci soit capable de soulever un poids maximum égal à 10 (fig.122); quand la force s’exerce obliquement, le poids n’égale plus que 7, quand elle est plus oblique encore, le poids ne dépasse pas 5 (fig. 123) ;
Fig. 123. — Position des bras de levier faisant agir le muscle, le muscle est oblique par
rapport au bras de levier.
enfin quand l’angle est presque fermé, le poids n’égale plus que 2.
Nous pouvons schématiser de la même façon les variations d’énergie de notre biceps, en figurant, au lieu d’un levier quelconque, le levier osseux que forme l’avant-bras tiré par son fléchisseur (fig. 124).
La force de la main qui soulève le poids croît progressivement de la position 1 à la position 4 à mesure qu’on voit s’ouvrir l’angle du biceps avec l’avant-bras (fig. 125).
Cela revient à dire que, pour contrarier le mouvement, on
DUCROQUET. — GYMNASTIQUE MÉDICALE
doit augmenter la résistance à mesure que l’avant-bras accentue sa flexion sur le bras.
.^ous voici donc amenés à conclure juste le contraire de ce ([ue nous avions admis avec la loi de Schwann.
Fig. 12ri. — Positions successives du muscle relalivement au bras de levier ; en 1 l’action du muscle est minime, elle augmente et arrive à son maximum en 4.
Pour satisfaire autant que possible à nos deux lois, il ne nous reste qu’une ressource : chercher un moyen terme entre les résultats opposés qu’elles nous donnent, et, la correction une fois faite, nous trouverons t(ue ce n’est pas dès le début de sa contraction mais seu-
lement un peu après, lorsque Favant-bras est déjà lléchi sur le bras d’un certain angle, que nous devrons porter notre résistance à son maximum.
Hertz a imaginé le diagramme articulo-moteur qui consiste en un tableau dressé pour chaque articulation où sont notés les résultats tournis par la loi de Schwann et par la loi du levier et en face d’elles les corrections dues à la combinaison des deux lois.
Enfin, nous devons encore à Hertz d’avoir attiré l’attention sur ce qu’on peut appeler l’cnerpic spécifique du muscle \ certains muscles se fatiguent plus vite que d’autres : on ne peut exiger d'eux le même travail. Le biceps par exemple possède une énergie spécifique très grande, on peut le maintenir en état de contraction pendant un temps extrêmement long ; le deltoïde au contraire se fatigue très vite.
11 y a une échelle d’endurance à établir parmi les muscles; il sera bon de la consultei* avant d’établir un traitement.
Bien entendu, la résistance est soigneusement graduée selon l’état des membres et la force générale du sujet.
Outre l’augmentation d’énergie musculaire qu’ils exigent, les mouvements contrariés ont encore une autre utilité; il faut remarquer, en effet, que dans certaines positions du corps ce sont les muscles du coté opposé au mouvement qui travaillent. Par exemple, lorsqu’on fléchit le tronc latéralement, ce ne sont pas les muscles du côté de la flexion qui travaillent le plus, au contraire, ce sont les muscles opposés qui se contractent fortement pour éviter la chute du corps sur le côté (fig. 126).
Mais d’autre part si l’on vient à contrarier le mouvement à fai de d’une main passée sous Faisselle du sujet, ce sont bien cette fois les muscles du côté de la flexion qui entrent en jeu pour triompher de la résistance qu’on leur oppose.
On jugera de la valeur de cette remarque lorsqu’il s’agira de traiter une scoliose, par exemple.
Dans d’autres cas, on a intérêt à ne faire travailler qu’un seul muscle à l’exclusion des autres : il ne faudra pas oublier que, dans certains mouvements, la contraction d’un muscle entraîne celle de tout un groupe musculaire plus ou moins distant; par exemple, il est facile de se rendre compte que l’élévation du bras en avant entraîne celle des muscles lombaires ; on se mettra, alors, dans des conditions telles que ces actions synergiques ne puissent plus se produire. Au lieu de faire exécuter ce mouvement dans la position debout, le sujet sera demi-assis ou couché. C’est ce qu’il est parfaitement possible de réaliser au moyen des appareils spéciaux dont nous aurons à parler dans un instant.
DU CROQUET
GYMNASTIQUE MÉDICALE
Il est surtout important pour nous de bien connaître la manière dont ou s’oppose aux mouvements, ('/est Ling lui-mème (jui a déterminé exactement quelle est la pi-ise » la meilleure pour chaque mouvement. Par exemple on s’o[>pose à la flexion du rachis en avant à l’aide des deux mains placées au-devant des épaules du sujet (lig. 127). Une bonne prise est aussi importante dans les mouvements passifs que dans les mouvennmts actifs contrariés ; grâce à elle, le médecin devient absolument maître de son malade. Mais faut-il encore
Fig.l2fi. — Inclination latéraledu lorse dans la Fig. 127. — Mouvements de flexion du rncliis position indiquée par le trait plein, ce sont avec opposition de l’aide,
les muscles du côté droit qui travaillent.
que l’attitude de l’im par rapport à l’autre soit réglée d’une certaine manière ; dans ce but on a imaginé les divers appareils de la gymnastique médicale que nous ne connaissons pas encore, car ils ne sont pas utilisés dans la gymnastique pédagogique. Hâtons-nous de le dire, on ne doit pas les considérer comme indispensables, car il est aisé de les remplacer par les meubles les plus usuels tels qu’un lit, une table ou une banquette. Cet arsenal thérapeutique comporte habituellement :
Le tabouret ;
Les perches (fig. 128) ;
Le plint bas qui n’est autre qu’une chaise longue dont le dossier se relève à volonté (fig. 129) ;
Le plint haut, semblable à une banquette large et très élevée
dont les j^ieds seraient enfermés dans un cadre formant marche-pied sur lequel le gymnaste peut monter et tourner tout autour de son malade. Celui-ci est d’ailleurs solidement fixé sur le plint par une sangle passant au-dessus des cuisses; une courroie formant étrier sert encore à fixer ses pieds au cadre (lig. 130).
Comme nous l’avons fait dans la gymnastique pédagogique, nous allons passer en revue les mouvements des bras, des jambes et du
tronc, puisque nous devons apprendre à traiter toutes les articulations. Nous n’avons plus à décrire ces mouvements que nous connaissons déjà, mais seulement à définir exactement la façon d’opérer la <( prise » et la« contre-prise », cette dernière destinée à immobiliser l’un des segments.
Les mouvements des bras et des jambes se font habituellement sur le plint bas, tandis que pour les mouvements du rachis on utilise le plint haut. Ce n’est d’ailleurs que pour ces derniers qu’il est vraiment utile de se servir d’un appareils pécial tel que le plint, Physiothérapie. III, 19
DUCROQUET. — GYMNASTIQUE MÉDICALE
puisque nous savons que, poui- bien exécuter ces mouvements, il est indispensable de maintenir fixe le bassin. Pour tous les autres mouvements, un lit ou une table conviennent tout aussi bien. Aussi nous suffit-il d’indiquer pour chaque mouvement (|uelle est la position à prendre ; chacun, ensuite, dans sa prati(jue ctioisii'a son matériel d’exercices selon ses goûts ou les nécessités.
Mouveiiients des bras. — Articulation du poignet. — Mou- VEiMEXT PASSIF. — La cü'cumduction est le plus employé.
Prise — à la main.
Contre-prise — à Pavant-liras.
L’avant-bras tourné en pronation repose sur le bord d’une table,
Fig 131. — Prise de l'opposant ])our les mouveinenls en pronation et supination de
l'avanl-ln’as.
la main pendante (fig. 131); empaumer le dos de la main tandis que votre seconde main tixe l’avant-bras contre la table.
^Mouvements actifs. — Flexion et extension. — Ce sont les ])lus employés.
Mouvement avec résistance :
„ . [ les mêmes (lue pour le mouvement passif.
Contre-prise ) ^
Par cette prise on s’oppose auss'i bien à la tlexionqu’à l’extension, il n’y a donc rien à changer dans la disposition des mains lorsqu’on fait ces mouvements alternativement.
Articulation du coude. — .Mouvements passifs. — Flexion et extension.
Prise — à la main.
Contre-prise — au bras (lig. 132).
MOUVEMENTS DES BRAS
Le siijet est couché ou demi-couché, le bras tourné en supination et posé à plat.
Empaumer la main du sujet, fixer le bras de l’autre main. Mouvements actifs. — Flexion et extension.
Avec résistance :
Prise )
Contre-pri'^e comme pour le mouvement passif.
Par la même prise on s’oppose alternativement à la flexion et à l’extension sans avoir à changer la main de place.
Fig. 132. Prise de l’opposant pour la flexion de l’ar- Fig. 133. — Prise de l’opposant pour ticulation du coude. l'extension de l’épaule.
Articulation de l'épaule. — Mouvements passifs. — Élévation des bras parallèlement au-dessus de la tête.
Prise — aux deux poignets.
Le sujet est couché les deux bras étendus le long du corps.
Saisir les poignets avec vos mains tournées en pronation forcée, vos quatre doigts répondant au bord interne du poignet (ne pas serrer pour laisser le poignet libre de tourner naturellement en exécutan t le mouvement).
Le même mouvement peut être employé comme mouvement actit libre ou avec résistance.
Prise — comme pour le mouvement passif, on s’oppose alternativement à l’élévation et à l’abaissement sans changer les mains de place.
Circumduction du bras.
Prise — au poignet ou au coude (fig. 133).
Contre-prise — à l’épaule.
Le sujet est assis sur un siège sans dossier; se placer en face et un peu en arrière du bras que l’on fait travailler.
Empaumer d’une main le poignet, ou le coude, le bras étant légè-
DUCROQUET. — (jYmnastiqup:: médicale.
rement fléchi ; — appiiyei* l’autre main solidement sur l’épaule. Mouvements acties. — Extension et traction des avant-bras liccitis. Avec l'ésistance :
Prise — aux mains (fig. 135).
Le sujet est couché, les l>ras élevés laléi’alemenl et les avant-bras flécliis à angle droit sur leshi*as.
Emj)aumer les mains du sujet, résister à l’extension [>uis à la llexion des avant-bras sans rien changer à la prise (lig. 13G). Écartement horizontal des Iras.
Avec l'ésistance :
Prise aux ])oignels (lig. 137).
Le sujet est couché les deux hraslendus en avani delui: — empaumer le dos des jioignets, s’o[)[)oser à l’écartinnent ])uis au rapprochement des liras sans changer les mains de jilace.
('.es mouvements ont une action jtarliculièrement jmissante sur les muscles de ré[taule.
Moiiveineiiis dcsjumhes. — Articulation du cou-de-pied. — Mouvement passu'. — Circumduclion.
Ih'ise — à Lexlrémité digilale du pied.
(’.onlre-[»rise — au cou-de-pied.
Le sujet est couché sui' une table le pied déliassant le lioi'd de cette table.
Lmpaumer d’une main Lexlrémité de la plante du pied, fixer de l’autre main le cou-de-]iied.
Mouvements actifs. — Abduction avec élévation du bord externe et adduction avec élévation du bord interne.
^ Adduction, bord interne.
> Abduction, bord exlerne.
Lonire jirise — au cou-de-pied.
Le sujet est couché comme précéilemment.
Pour l’adduction, se placer du C(jté externe du pied, jiasser la main sous la jilante et saisir avec les doigts le bord intei'iie pour s'opposer au mouvement (lig. 134).
Pour l'abduction, la prise est la même mais inverse, on saisit le bord externe.
Articulation du genou. — Mouvements passifs. — Flexion et extension.
Prise — au cou-de-pied.
'rise.
Fig. 134. — Prise de l'opposant poiii l’extension du cou-de-pied.
Fig. 135 à 137. — Prises de l’opposant, pour les mouvements de flexion et d'extension du bras sur le plint haut (trois temps).
DUCROQUET. — GYMNASTIQUE MÉDICALE
Contre-prise — à la cuisse.
Pour la flexion, le sujet est étendu à plat-ventre sur un lit ou couché en travers les jamhes pendantes ; eiupaumer la face antérieure du cou-de-pied et plier la jambe sur la cuisse (tig. 138).
Pour l’extension, il est couché sur le dos; soulever son talon d’une main tandis qu’on appuie sur la cuisse de l’autre main.
Mouvements actifs. — Flexion cl eælctotion. — Avec l’ésistance :
Les prises et les positions sont les mêmes que pour le mouvement passif de flexion, on s’oppose ail ernati veinent à la flexion et à l’extension, sans changer la main de ])lace.
Articulation de la hanche. — Fi.exiox. — Mouvement passif. — Prise — à la cuisse.
Contre-prise — au pubis.
Le sujet est couché ; passer une main sous la cuisse pour la soulever, tandis (jue votre autre main a[)puie fortement sur le jmhis.
Mouvement actif. — Avec l•ésistance.
La jirise se fait à la partie antérieure de la cuisse (tig. 130) ; la contre-prise est toujours au [uihis.
Extexsiux. — Mouvement passif. — Prise — à la cuisse.
(A)utre-prise — à l’ischion.
Le sujet est couché à plat-ventre; jiasser votre main sous la cuisse pour l’élever tandis que votre autre main appuie sur l’ischion.
Mouvement actif. — Avec résistance.
On s’o[)pose au mouvement en posant une main sur la face postérieure de la cuisse, le sujet lient son genou plié à angle droit (tig. 140).
Ahductiox et adduction. — Mouvement passif. — Prise — au genou (tig. 141i.
Le sujet est couché sur le plint bas, saisir le genou par sa face interne ou externe.
Adduction. — Mouvement actif. — Avec op|)osition. — La prise seule diffère, les mains sont à la face interne des genoux.
CiRCUMDucTioN. — Mouvemcnt passif. — Prise — au pied et au genou.
I^e sujet est couché ou demi-assis en travers d’un lit, saisir d’une main le pied, de l’autre la face inférieure du genou et entraîner le membre de droite à gauche, c’est-à-dire dans le sens des aiguilles d’une montre pour la jambe gauche, en sens inverse pour la jambe droite (fig. 142).
Mouvements du rachis (1). — Pour les mouvements du rachis, ainsi que nous l’avons déjà fait remarquer, on a grand avantage à se servir du plint haut, qui permet de Axer le bassin, par l’intermédiaire de la sangle passant sur les cuisses.
(1) Pour plus de détails et pour les applications, voyez plus loin l'article de M"'“ Xaoeotte- Wii-bouchëwitch : KiiiésitJiérapie vertébrale.