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INDICATIONS ET CONTRE-INDICATIONS GÉNÉRALES

1° Sur le développement des organes^ la Kinésithérapie a un rôle capital pour en modeler l’architecture, chez les jeunes sujets en voie de croissance. Aussi la Mécanothérapie, la Gymnastique éducative ou orthopédique sont-elles les méthodes les plus utiles pour diriger le développement des os, des muscles, des poumons, du cœur, etc.

Gomme on le verra dans les différents chapitres relatifs à la Gymnastique éducative, aux Jeux et Sports, etc., une grande partie de la Kinésithérapie est destinée à diriger physiologiquement le développement de l’organisme, à provoquer, en temps utile, 1’ « excitant fonctionnel » qui modèlera l’organe et en provoquera l’adaptation, à contrarier, par contre, certaines influences résultant de la position assise ou penchée des écoliers, de la vie sédentaire des enfants des villes, etc.

L’éducation physique tend, très heureusement, à entrer dans nos habitudes scolaires et dans nos mœurs. Aucune méthode n’est plus propre à développer l’organisme, si elle est dirigée et conseillée par des physiologistes et des médecins; aucune ne peut être, par contre, aussi dangereuse, si elle est abandonnée à l’influence des acrobates, des entraîneurs et des exhibitionnistes de sports.

L’éducation physique doit agir méthodiquement sur le développement et réalise, ainsi, ce que l’on pourrait appeler une Kinésithérapie préventive.

2^ Sur la réparation et la régénération des organes, la Kinésithérapie a une influence prépondérante, pour diriger, parexcitation mécanique et fonctionnelle, le processus de réparation, pour modeler l’os, le cartilage, le tendon, le muscle qui, comme une cire molle, reçoivent les empreintes extérieures, au moment surtout où ils se reconstituent. Ils s’adapteront d’autant mieux à leur fonction que celle-ci se sera davantage manifestée au moment même où iis se mettent en forme. Ils auront enfin une poussée proliférative d’autant plus énergique qu’ils subiront un stimulus fonctionnel plus précoce.

L’intervention de forces mécaniques bien dirigées permet de modeler, dans un sens rationnel et par son fonctionnement même, l’organe en voie de réparation .

lelle est la méthode qui a donné, entre les mains de plusieurs chirurgiens, de Lucas-Championnière notamment, de si beaux résultats dans le traitement des fractures, des luxations, etc., par la mobilisation précoce.

telle est la méthode que l’on doit chercher à appliquer également pour exciter et diriger fonctionnellement les diverses

réparations d’orgaiK'S viscéraux, du poumon, de restomac, de l'int(‘slin, etc.

La lviuésilhérai)ie, appliquée aux réparations des tissus et organes, est alors véritablement une Kinésitliérapie curative.

Les contre-indications de la Kinésithérapie sont, elles aussi, caj»itaies. D’une part, en cU'et, chaque méthode kinésithérapique présente une « dose toxique », variable suivant les sujets et les cas, et qu’il ne faut pas dépasser. D’autre part, il est certains cas où la Thérapeutique du Mouvement est formellement interdite, et doit faire place (au moins pour un certain temps) à la Thérapeutique inverse de l’Immobilisation.

1'* En Kinésithérapie préventive ou éducative.^ les méthodes kinésithérapiques doivent être dosées convenablement et ne pas (léj)asser dans leurs applications, les limites convenables.

Si l’usage d’un excitant fonctionnel est des plus utiles, l'abus est particulièrement nuisible : car il aboutit au surmenage de Torgane, à sa fatigue, partant à son épuisement et, consécutivement, à son atrophie, c’est-à-dire à un but exactement inverse de celui que Ton cherche à atteindre.

L’usage de méthodes kinésithérapiques doit donc ètie réglé et l’abus doit être essentiellement évité.

Lors donc qu’il s’agit de Kinésithéra])ie éducative, s’adressant à de jeunes sujets en voie de développement, on doit veiller avec le plus grand soin, à ce que l’entraînement n’aboutisse pas au surmenage et à la fatigue. Si un muscle, entraîné pai* une série d’exercices gradués, double ses dimensions, un muscle fatigué s’intoxique et dégénère. Or, la capacité fonctionnelle de ce muscle, qu’il ne faut pas dépasser, varie d’un sujet à l’autre. Beaucoup d’enfants débiles s’entraînent à des exercices violents qui conviennent à leurs camarades plus vigoui-eux, mais qui ne font que surmener leurs muscles, leur cœur et leurs poumons.

Un d(‘s problèmes les plus délicats de l’Education j)bysique est précisément, de pioportionner Texei’cice et l’etfort à demander à la capacité de cha([ue enfant : seul un médecin (et un médecin très attentif) est ca))abl(i de ces distinctions.

2° Lors([u’il s’agit de Kinésithérapie curative, les limites à ne pas dépasser sont j)arfois plus délicates encore. D’une part, en effet, les organes malades sont })articulièi*cment faciles à fatiguer et à surmener et particulièrement friables. D'autre part, la mobilisation réveille parfois une intlammation ([ui sommeille et réchautfe une infection qui tendait à s’éteindre.

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