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HABILLEMENT

cyphose cervicale compensatrice. Chez les cyphotiques, le mieux est de supprimer les jarretelles, quitte à les remplacer par des jarretières qui sont, dans ce cas, de deux maux le moindre, quand on ne peut tout bonnement recourir aux chaussettes.

Chez les garçons, les demandent à être surveillées et sou-

vent elles seront supprimées chez les cyphotiques, car elles sont la plupart du temps trop tendues, ce dont on s’assure en essayant de passer un doigt entre l’épaule et la bretelle ; on trouve souvent aussi chez les petits la pièce de cuir qui unit les pattes des bretelles, montée si haut qu’elle touche la nuque, ce qui ne permet pas de redresser fièrement la tète. Chez les grands garçons cyphotiques, les bretelles peuvent être remplacées par une ceinture ; chez les petits on a recours à la brassière des bébés. D’une manière générale, les vêtements des enfants comme des adultes pèsent lourdement sur la base de la nuque qui ne se redresse qu’à l’aide d’un effort considérable ; il est facile de s’en assurer en essayant de pénétrer entre la nuque redressée et le joug formé par la superposition d’une série de cols droits ou rabattus. Le mieux est de supprimer simplement les cols et de bannir le linge empesé de la toilette des enfants.

Corset, — Lorsqu’il s’agit d’enfants plus grands, de filles surtout, qui sont à l’école, c’est trop leur demander que de se tenir à peu près droites quand leur dos est faible et qu’il tend à se dévier, sans soutien aucun et sans corset convenable. Elles se trouvent bien du port d’un corset ordinaire, pas serré, à dos élevé et bien baleiné; là encore il faut que le dos soit entier ou complètement lacé une fois pour toutes afin de fournir un point d’appui aux épaulières, tandis que le devant sera élargi suivant les besoins, de manière que la poitrine ne soit jamais comprimée.

Épaulières, — Les épaulières (fig. 261) se croisent sur les omoplates et vont se fixer bien haut sur la ligne axillaire postérieure, en empêchant les épaules de tomber en avant ; elles n’ont pas besoin d’être très tendues pour être d’un réel secours à l’enfant. Il faut absolument proscrire les épaulières qui se terminent par de longues courroies que l’on boucle par devant au niveau de la ceinture, car elles ont pour unique effet de faire plier l’enfant en deux ; lorsqu’on les enlève sans prévenir l’enfant de ce que l’on cherche, on le voit toujours se redresser ; les épaulières qui s’attachent sur les côtés mais très bas, produisent de l’ensellure lombaire, au lieu de lutter contre le dos rond. Ces détails de rhabillement des enfants ont de l’importance et contribuent grandement au redressement de l’attitude ; par contre, les fautes que l’on commet couramment ont leur bonne part de responsabilité dans la production de la cyphose et du dos rond.

M. NAGEOTTE. — KINÉSITHÉRAPIE VERTÉBRALE.

Attitude scolaire. Sièges et tables. — La (|ii(‘sii()ii du mobilier scolaire asiisciié de nombreuses éludes et riuveutioii d’imequaiiliié de modèles, l^a première conditiou ('st que la liauieiu’ dessièg(*s et des tables corres|)()ude à la laill(‘ d(‘ rmitaut (d soit par cousé(pieid, modi(ial)le; c\‘sl (‘om|)li(pié td coédeiix; mais il u'y a |)as de meuble rationnel sans C(da. Il (‘sl absurde (b* \oir, ce (pii esl coiu’aul, dt‘s entauls assis sur dt*s bancs d’où leurs |)i(‘ds u’arriviml ni ]>arl(M‘reui à aucun autre point d’ap|nii, devant des (ahb's ipii b‘ur viimmoit au menton, ou bi(‘u, au coul rairc', di» j^rands (mtauls assis sur des bancs de bébés ]tarce (jne leur myo|)i(‘ b*s oblige à èire au jiremier rau^'. Il taul eusuileipu^ riMitaid piiissi* commodétm'ul s’appuyt*rau dossier de la (diaise ou du bauc,duraid uiu' parût' au moins des étmb's, tpie le dossit'i* soit par cousétpieni sunisamiut'ul baiil ('t un ptni imdiné eu arrièri*, ce qui su|>pose l’usage d’uii pu|>ilr(* mobib'. Ou ])eut ainsi lic(' ('I écrire Irès commodéim'iil, pourvu (pie b* pupilre puisse se redrt'sserà voloulé. Oiii'l tpie soil le modèb' (b'siè^t' l'I de table dont ou S(‘ st'i'l, (*l surlout lorstpi’on tail usa^e de iiu'ulib^s (pi('lcon(|U(‘s, ou souciera à jiarder b'S luoporlioiis sui\aules : la labié ou le pupitre soûl à nue bault'ur It'Ile tpie les coudes s’y jiost'ul uaturi'lb'iueut, c’t‘sl-à-(lii‘(‘ (pi’ils soûl au iÙM*au de l’olécràne ; la liaub'ur du sièj^tï esl é^ale à celle de la labb', moins la dislance tpii siqiare le siè^Uî de l’olécràm* ; la prol'oiidt'ur du siè^t* esl b'Ilt' tpie la cuisse s’y ap|)uie au moins (b'S deux lit'rs; la dislanci' de la table au dossieresi é^ale à la longueur de l’avanl-bras ; le dossier doil mouler jusipi’à la parlie supérieure de la région dorsale, au-dt'ssus de la poiiile dt' l’omoidab'. Enliu il u’y a aucune raison de l'aire asst'oir rt'iil'anl à même b* bois, tandis qu’il y a au conlraire des raisons de croii-e tpie la durt'té du siège coiilribue à rendre la slalioii assise rapidt'inenl insupporlable, si bien que, ])Our soiislrairt' ses iscbions à la |)ression, l’enraul S(‘ nu't eu cyphose sacro-lomliaire, s’assied en tpielque sorle sur sou sacrum, ou bien il se place sur la face (‘xleriu' dt' l’iin tb's iscbions fl). QuanI au i>iipitre devant lequel l’enfanl travailb' debout, il n’est admissible (|ue s’il a égalemeul à sa ])Oi-lée une table ordinaire bien com])rise et s’il a la l'acuité (b' passer à sou gré d'uii meuble à l’autre, car les jambes se fatiguent rajiidenu'ut et l’enfant jirend inévilablement une position banchée. Au piano, le tabouret classi(]ue rembourré en dos d’àne et déjiourvu de dossier b'rait bien de disparaît rtî complètement pour être remjdacé par une cbaise du lyjie conseillé par Bernard Holh (2j, question inqiortante pour les adolescents qui passent au piano plusieurs heures par jour.

(1) Atlas de gymnastique, fîg. 23 à 33.

(2) Loc. cit,, fig. 34, 35 et 127.

ATTITUDE SCOLAmE, SIÈGES ET TABLES. 34i

Tout cela est dit pour les enfants encore droits ; mais lorsqu'il s’agit de sujets déjà cyphotiques ou scoliotiques, le siège de classe, même rationnellement construit ne suffit pas toujours ; il faut, quand le degré de la maladie n’interdit pas le travail assis, se servir d’un siège sur lequel l’enfant est attaché dans une attitude correcte afin qu’il puisse la garder sans effort, avec un pupitre qui ne permette pas de baisser la tête ; on peut au besoin le dresser verticalement en y fixant le papier sur lequel l’enfant écrit au crayon.

11 est tout à fait indiqué aussi d’adopter l’écriture droite ou renversée, afin de pouvoir tenir le cahier droit et les bras symétriquement appuyés.

Voici la manière dont je fais servir une chaise fort simple (fig. 200 et 201). Le siège et le dossier forment un angle droit, mais ils

Fig. 200. Chaise à dossier et siège Fig. 201. — Chaise pupitre permettant l’attitude

inclinés, coussinet lombaire et épau- correcte pendant les études.

Hères.

sont tous deux inclinés en arrière ; le dossier fait avec la verticale un angle de 5", suffisant en général; on peut le construire plus récliné dans certains cas, ce qui oblige à se servir d’un pupitre presqu e

M. NAGEOTTE. — KINÉSITHÉRAPIE VERTÉBRALE.

vertical. L(‘ dossier remonte jiis(|u’aux é|>aules et sa largeur est de 18 centimètres, de manière à m* pas gêner les mouvements des l>i-as dans ralxlnclion exli‘èm(‘. Les épaules sont mainlimnes contre le dossit'r à Laide de rnhans attachés derrière le dossier e( dont rentanl peut s(* dégag('r sans assislancc'; nn conssimd (‘iirm se |)lact‘ an niveau de lacamhrnrc' d(‘ la taille, thi C(‘rlain iioinhrtMl’c'ntanls se liennenl très hiim sin*c(dh‘ cliaisi' sanséiri' allachés (‘t la trouvent ainsi Irès commode ; d'anlns onl Ix'soin d’étrc* mainlenns à Laide des é|)anlières doni j(‘ vinis (h* |)arh'r (d (Lnm' largi' (‘«‘inlnre (pii m‘. com|)rim(‘ |>as le Mm(r(‘ lont (mi donnant nn point (La|)pni de pins, (icdle chaise l'sl parl'aiUmnMd niilisahh* an |)iano (d même, à lahh'.

Durée <les éludes. — .Mais im ch(‘i‘(dianl les imdlh'nrs menhh's |)ossihh's,il tani avant loni se diri' (pu* la slalion assise*, (pK'hpn* honne. (pLc'lh* soil, iH* doit ]>as élr(* gardét* lro|) longlem|>s; il fanl s’apj)li- (pu'C à diminner la dnré(* de celle alliinde an lien (h* S(*. préoc(‘n|>(*r imiepu'inenl di* la manière* la moins inan\înse* eLimmohilis(*i‘ les enl'anls. Il tandrail aussi réorganiser les programme*s danslonle*s le*s écoles, (‘omim* ce*la a élé fait dans epie*hpie*s l\ cée*s, de ledhî sorte epie*. Ie*s malière's ess(*nlie*lle*s élani e*nse*ignées le* malin, le*s (*nfa]ds ])lns l‘aihle*s pnisse*id iLalh*r à Lécoh* epLnne* lois |»ar jour e*t Iravailler eiisnile (du*z e*nx av(*c le*s |)récanlions \onlne*s.

Jeux et g^yuiiiastn|iie scolaires. — Dès le*, eiéhnt de* Làge^ scolaire, il tandrail consacrer he*anconp pins de* le*mj)S ejn’on ne hi fait an déveloj)pe*menl physiepie ele*s e'iitanls e*l ne pins négligei* le*s jeux et les e.xercices ralionne'ls pendani lonte* la durée eh* la croissance ; c\*st ce‘rlaineme*nl l'aisahie; sans lomher poni* cela dans Lexagéi'alion, dans le s[)orl homicide d’onl re*-mer, sans nnireî à Linstrnclion ; les (*nfanls epii sniveni assidnmenl noire ser\ice de gymnasliepie à Lhopilal, manepieni à Lécoh* Irois malinées |>ar semaine, et cela dnranl des année*s ; si elle*s ])(‘rdeml à ce système; leurs pi’ix, je ne les vois ])as e*n r(*lard par rajeport à le*nrs com[)agn(*s, tant s’en tant ; elles arrivent an cerlilical à Làge vonin, elles e*nlrent à l’école primaire sn|)érienre, an lycée*, etc.; on ac.cejele; aussi des apprenties ejui manepieni deux een troisfois jiarse'inaine deux heiire*s. .l’imagine ejne la raison en e*st l’excellent état général de*s (*nfants mis à ce régime des e*xercic(*s et le travail jilus jirodnctit ejn'ils tonrnissent jiendant h* re*sle ein le*mps.

El il est bien évident ejn'il l'anl s'occnpe*r de* Lédncalion ))hNsiepie Ions les jours, non pas de loin e*n loin; c’e*st Ions le*s jours, dans tontes les écoles, epi'il tant conirehalancer, ré|)arer le*s e*ltels de la station assise jnolongée ; au lien d’es[)érer tire*i* epielepie avantage d’une heure et demie de gymnasliepie pai‘ semaine en deux lois, il

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