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EXTENSION ACTIVE

scoliose dorsale droite, lombaire gauche : 1° Tenfant se couche sur le côté gauche (fig. 243), le thorax dépassant la table, un billot au niveau de la gibbosité lombaire, l’aisselle sur l’épaule d un aide assis, qui appuie avec ses mains entre-croisées sur la gibbosité dorsale ;

Fig. 242. — La même enfant que figure 241 . Gibbosité lombaire gauche appuyée sur une

barre plus petite.

2° l’enfant se couche sur le coté droit (fig. 244), la gibbosité lombaire est redressée par les mains de l’aide, tandis que la gibbosité dorsale s’appuie et se redresse sur son épaule.

Extension active ; ceinture norvégienne de Tydmann (fig. 234, 235). — La ceinture fixée autour du bassin, les petites courroies passant par-dessus les crêtes iliaques, l’enfant tire fortement

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sur les pendeloques pour élendre les l)ras et allonj^e ainsi la colonne

vertébrale. Il est bon de faire marcher l’enfant, durant cet exercice, sur la pointe des pieds.

Fig. 245. — Échelle orthopédique à planche médiane.

Fig. 246. — Échelle à traverse dorsale, pour cyphotiques.

Fig. 247. — Redressement du tronc, effort des muscles du dos. Fig. 248. — Effort des muscles du ventre.

Fig. 249. — Surcorrection de la scoliose droite.

Fig. 250. — Siège oblique pour la scoliose lombaire.

Fig. 251. — Appareil à cordons élastiques (Whitely, Michelin).

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M. NAGËOTTË. — KINÉSITHÉRAPIE VERTÉBRALE.

Toise orthopédique. — Le sujet se place contre une toise et s’eflbrce de se grandir, sans (jue les talons quittent le sol; le résultat de cet elï’ort, l’extension, se traduit j)ar l’ascension d’un curseur (|ui est au contact du soniinet de la tète et (jui glisse à frottement le long de l’échelle graduée; on peut rendre cet effort plus énergique en surchargeant le curseui; d’un poids adapté à la force du sujet (d'après Lagrange).

Extension au poteau (lig. 237, 238). — En partant de la [)osition de lepos, l’enfaid lève les bras (endusen décrivant une demi-circonfériMice, accroche les mains dans h*s rainuies (jue ])résente la face iiderne <les deux monlanls et s’allonge le ])lus ])ossible en essayant (le faire remonler sesdoigis; il arriveainsi à la traverse, à laquelle il se suspend ; la ceinture (Mupéche l’enfant de se (“ambrer et lacyj)hose subit un redressemenl énergique ; on augmente la puissance de ce rt*(li (‘ssemenl en pla(;ant un coussin au sommet de la courbure c.ypholi(pie. (À*t exercice (“sl iu(li(pié par M. Kirmisson ; nous avons légèr(‘iiH'id modilié h‘ poh'au ])ar radjonclion (h*, la lrav(!rse. Le |»oteau sert au redrt'ssement du dos l’ond de la manièri* suivanle: l’enfant fait une inspiralion profomh' dans la posilion (h* repos, les bras lombants ; durant l’expiralion, un aide, placé derrières le poleau et arc-bouté contre lui, tiie les épaules de l’enfant en arrière, en redressant l’arc, transversal du dos sur le coussinet.

Échelle orthopédique (tig. 245). — 1° L’enfant pose les pieds sur un échelon de chaque C(')té de la planche, saisit un autre échelon avec ses mains, les coudes étant lléchis ; il se susi)end, en posant les jambes jointes sur la ])lanche et il descend lentement jus(iu’à l'extension com{)lèle des bras ; aj)rès un petit tem|)s de suspension, il repose les pieds sur un éclielon à leur portée et continue ainsi la descente.

2° Pendant la suspension, l’enfant lève les jambes'étendues, soit séparément, soit jointes ; les genoux pliés successivement ou joints ;

3° L’ascension pourra se faire à l’aide des bras seuls, ce qui est tout à fait difficile à exécuter sur le dos.

4° L’enfant ]tose sur l’échelle un seul pied et il se tient avec la main du même C(jté, le coude étant plié et le c(jté du corps appliqué contre l’échelle ; puis il s’éloigne de l’échelle en étendant le coude et en écartant le bras et la jambe libres, et revient à nouveau vers l’échelle; au lieu de s’écarter et de se rapprocher, l’enfant, en pliant le genou, se laisse pendre et remonte alternativement ; cet exercice est fait des deux c<jtés ou d’un seul, suivant les besoins.

5° Derrière l’échelle, monter et descendre simplement. — Montei*

EXTENSION et FLEXÎON DU TRONC.

et descendre en posant les deux pieds simultanément sur l’échelon. Les divers exercices faits derrière l’échelle sont indiqués surtout dans la lordose.

Échelle à traverse dorsale (fig. 246 et 252).— La suspension à cette échelle est pour le cyphotique ce qu’est la suspension latérale' pour * le scoliotique. L’appareil qui est construit couramment, possède une traverse beaucoup trop large, si bien que toute la hauteur du dos s’y appuie et les mouvements ne peuvent se passer que dans la région lombaire ; il faut réduire la largeur de la planche à 12 ou 15 centimètres. L’enfant saisit la barre pendant que ses pieds sont posés sur les marchepieds, puis il plie les genoux et arrive alors à placer son dos contre la planche ; il enlève enlin ses pieds et se trouve sus.

pendu ; au début l’enfant ne se suspend pas et se contente de l’extension avec appui; plus tard, au contraire, il apprend à se balancer, ce qui augmente de beaucoup la puissance de cet exercice.

Extension et flexion du tronc sur la table. — 1° Se coucher sur la table à plat ventre, les jambes étant fixées par une sangle au-dessus du cou-de-pied, le tronc dépassant la table à partir des épines iliaques, les bras tendus derrière le dos ; fléchir le tronc jusqu’à la verticale, relever ensuite la tête la première et remonter lentement ; pour se reposer se mettre à genoux sur la table. Quand il y a ensellure, il faut bien veiller à ce que l’extension ne dépasse pas la ligne d’horizon (fig. 247).

Fig. 252. — Échelle à traverse dorsal^our le redressement de la cyphose.

Physiothérapie. III.

370 M. NAGEOTTE. — KINÉSITHÉRAPIE VERTÉBRALE.

2° S’asseoirsiir la lahle las jambes ieiidues, les bras allongés derrière le dos, la tète el le dos di'oits; descendre ainsi en arrière sans se cambi‘(‘r e( renionter sans l’aire le dos rond; il l’aiil aider les enfants et, au début, les faire descendre li*ès peu (lig. 248).

3" Se coucher sur le cblé ivpondant à la concavité })rincii)ale et se

relever sur le coté; Tetfet du inouvenumt s’exi)lique de lui-inème : c’est uiu'. attitude de surcorrtadion de la coui‘bur(; (tig.249j.

Redressement de la tête et du dos. — L’enfant, monté sur la poinle des pieds, saisit av(‘C s(is mains des j)ercb('s [)ai‘allèles auxquelles il est fixé par la taille au moyen d’une ceinture ; il se poi*te en avant autant ([lie le permet la ceintui'e et une main résiste au i*etour en appuyant sur le dos ou sur l’occijiut. Cet exercice ])eut se faire d’une autre manière, en faisant appuyei' les mains de l’enfant au mur

ou à une éclielle; les pieds sont éloignés du mur de la longueur des bras, les coudes sont pliés de telle sorte que le thorax se met au contact du mur; on résiste en appuyant sur le dos ou l’occiput, tandis (jue l’enfant se redresse (lig. 253).

Appareil de Whitely. — L’appareil de Wbitely, à coidons élastiques, [leiMnet de varier les exercices dont on jieut tirer pai-ti dans le traitement des déviations latérales (lig. 251, 254). Les enfants les font

Fig. 253. — Redressenienl des cyplioliques, résistance appliquée à l’occiput pendant le redressement de la tête. Le même exercice se lait avec résistance au niveau de la région dorsale.

attitudes CORRÉCTiVEâ. ZH

très volontiers; les cyphotiques peuvent s’en servir assis, le dos tourné à l’appareil et appuyé au dossier d’une chaise.

11 n’y a pas de règle fixe quant à l’ordre dans lequel il faut exécuter les exercices ; il faut seulement songer à faire alterner les muscles qui se fatiguent dans chaque espèce de mouvements et à faire suivre les exercices pénibles par d’autres, passifs, ou ne demandant que peu d’efforts.

Au début, l’enfant ne travaille ainsi que deuxou trois quarts d’heure par jour, puis on augmente graduellement le nombre et la durée des exercices jusqu’à une heure et demie, deux heures par jour, suivant les cas, bien entendu.

Repos. — En dehors des heures consacrées aux exercices, les scoliotiques doivent se reposer dans la journée, à plusieurs reprises plus ou moins longuement, suivant les cas et les possibilités; le repos dure en général de 15 à 30 minutes, et se place après la séance d’exercices, ou après la promenade; ce temps est utilisé pour les études. La méthode qui impose à l’enfant plusieurs

heures consécutives de Pig 254. — Surcorrection d’une scoliose

décuhitus estpréjudiciable à convexité droite.

à la santé générale.

Attitudes correctives. — Dans le décubitus, au lieu de rester droit, l’enfant adopte une des positions correctives que nous avons vues précédemment (fig. 224 à 227), ou bien il se couche sur le côté en plaçant un billot ou la barre de Lorenz au niveau de la gibbosité. Pour la nuit, Barwell recommande la sangle suspendue, qui se place dans le lit et sur laquelle l’enfant repose par la convexité de la déviation ( y J

( 1) M. Nageotte, Atlas de gymnastique, fig. 167, 168

372 M. NAGËOTTE. — KINÉSITHÉRAPIE VERTÉBRALE.

SiKGE oblique: Dans la station assise on se sei’vii'a d’une planche inclinée très simple posée sin\ la chaise à dossier; la planche supérieure est garnie de peluche ou de drap disposé à rehrousse-poil atin (|ue reniant glisse moins (lig. 250).

Le HANCiiEB, qui est si souvent une cause de déviation lombaire, doit être utilisé dans h‘ traitiunent de cette déviation ; quand il y a scoliose lombaire gauche, le suj(d se tiendi’a sui* sa jambe gauche, tandis (|ue le genou droit est ])lié, ce (pii tera ressortir la hanche gauche etracée; le hancher hahilmd coirectif est au début fatigant et incoiiqdet, car la colonne lombaire, déviée dans un sens, ne se jdie que diflicilement en sens inverse et l’on voit à chaque instant le sujet letomher dans son hancher prinutif ; maintenue avec pei’sévérance, celte attitude corrective donne d’excellents résultats dans la scoliose lombaire primitive ou principah*.

Corset orthopédique.

Dans les .scolioses au début, au premi(*r degré, le traitement par l’exi'rcice suflit à redr(‘ssi*r les déviations (*t à maintenir la bonne attitude ac(piise, à condition, hiioi enhmdn, (pi’il soit continué indélinimenl, jus(prau dévelo|>|)eim‘nl complet de l’individu.

Dans h*s cas plus iiupiiétants, on jamt encore y arriver en faisant une à deux heures (h* gymnasliqu(‘ j»ar jour, eu gardant <m outre h^ i’(‘pos une heur(‘ ou deux dans la journée, mi surveillant l’enfant à tous les points de vu(', continu(dleim;nt. On se borne alors au port d’un corset sim|)h* im coutil, bas devani, haut dans le dos et bien baleiné, muni d’épaulièi es, corset dit « tuteur ». Il faut ([u’il soit large de poi trine, et (pi’il ne serre pas la taille; il n’a d’autre but (pu*, d’aider un peu l’enfant à se tenir droit j)endant les heures ([u’il passe assis ou debout.

Dans les scoli(vses au troisième degié, lorsqu’il y a une gibbosité, lorsque la scoliose est en voie d’accroissement, à plus forte l’aison lorsqu’elle s’aggrave malgré le traitement, il ne faut pas hésiter à recourir au corset oi‘tbopédi(|ue ; il maintiendra l’attitude corj’ecte dans l’intervalle des exercices, surtout pendant la station assise, que l’on ne peut éviter. 11 n’est j)as possible, en effet, de supprimer les études régulières })our les enfants déviés, pendant une longue période de temps, sans grand préjudice pour leur avenir.

Nous n’allons pas passer en revue le nombre intini de corsets orthopédiques ([ue l’on a inventés dans tous les pays ; soigneusement faits, bien surveillés et continuellement corrigés, ils peuvent tous répondre au but, qui est de maintenir dans une attitude à }>eu près correcte une colonne vertébrale déjà mobilisée et redre.'ïsée à

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