MASSAGE ABDOMINAL PROFOND
remarqué qu’après un massage abdominal de dix à quinze minutes, la pression artérielle chez un individu normal ou pathologique, baisse de 2 à 3 centimètres cubes ; en même temps, le pouls est moins rapide; il diminue de 8 à 10 pulsations ; ce n’est qu’après un temps qui varie selon les sujets, ordinairement après quinze minutes, que tout rentre dans l’ordre.
On verra plus loin quels avantages il est possible de tirer de ces manipulations, pour la régularisation de la pression sanguine dans
les vaisseaux et quelbon remède elles deviennent dans le traitement de l’hypertension artérielle.
La diurèse abondante qui se produit ramène bien vite à la normale l’équilibre rompu, ainsi que nous l’avons démontré, M. Huchard et moi, dans une communication à l’Académie de médecine, en mai 1898.
A côté des feulements, je placerai \q pétrissage qui n’en est qu’une variété d’ailleurs et dont l’action physiologique est la même.
11 s’agit dans ce mouvement, de malaxations, soit à l’aide des poings fermés et promenés alternativement sur les différentes parties du ventre, soit à l’aide des mains successivement ouvertes
Jambes.
Fis- 283. — Pétrissage du ventre.
Tete.
F. CAUTRU. — KINÉSITHÉRAPIE ABDOMINALE.
et fermées et qui saisissent et relâchent perpétuellement les régions avec lesquelles elle se trouvent en contact. Il faut faire ces diflerents mouvements avec une grande souplesse de toutes les articulations des doigts et du poignet, afin d’éviter la brusquerie qui rendrait ce traitement désagréable au malade (fig. 283, 284).
Les hachures, (fig. 208) se font avec le boid cubital des mains qui, mues par les articulai ions livs souples des poignets et placées ])arallèlement, fraj)penl rune aines raulre d’un couj) |)lus ou moins
Jambes. Tète,
Fig. 284. — F’étrissage du ventre.
fort la paroi abdominale. Pour rendre les hachures moins désagréables, il est bon de tenir les doigts écartés, et de les laisser retomber sur le petit doigt, au moment du choc, ([ui st; trouve ainsi très amorti. C’est que les hachures sont très dotiloureuses et d’ailleurs contre-indiquées chez les sujets atteints soit de dys[)epsie avec gastralgie, soit d’entérite ou de névialgie simple de la paroi abdominale. Elles sont tout à fait mal supportées ])ar les sujets nerveu.x. Aussi ne les emploie-t-on jamais d’emblée sans avoir fait un diagnostic abdominal complet, et, loi-squ’on les croit indiquées, sans les avoir fait précéder d’un massage calmant superficiel, ou pi'otdnd et doux.