CHAPITRE
INDICATIONS DE LA KINÉSITHÉRAPIE ABDOMINALE DANS LES AFFECTIONS DU TUBE DIGESTIF ET DE SES ANNEXES.
Dyspepsies gastriques.
Il est l)on (l’établir, avant de masser un dyspepti(jiie, le diagnostic chimique de son atlection, diagmjstic souvent impossible à faire sans le secoiu’s de l’analyse, f’n etfet, il existe des cas où, ne trouvant pas dans les organes dont le fonctionnement est troublé, la cause de cette anomalie, on est en di-oit de sou])(;onner l’estomac d’ètre la cause de ces pliénointmes réllexes, tels (pie : jialpitations, fausse angine de ])oiti*ine, intermittences cardia(|ues, céphalées, veitiges, insomnies, crises nei’veuses, neurasthénie aiguë, etc., ou encore de troubles organi(jues de voisinage : diarrhée, constipation, entérite muco-rnembraneuse, hypertrophie du foie, etc., symphimes pouvant s’observer en dehors de toute manifestation gastiôjue appaionte, et aussi bien chez les hyper que chez les hypochlorhydriques. Ce sont les dys](epsies latentes d’Hayem, ou mieux des dyspepsies méconnues.
Lorsqu’au contraire, on se trouve en présence de symphjmes gastriques fonctionnels des plus nets : troubles de l’appétit, gontlements, l’envois, aigiours, douleius au creux épigasti-ique, diariliée, etc., le diagnostic est également irn[)ossible à faiio entre riiyper et rhypocblorhydi'ie, car, ainsi que je le disais tout à l’heure, ces signes sont communs à tous les types cliniques.
Dans certains cas où un type clini([ue paraît être des plus nets, on peut même avoir des surprises. (Combien de fois n’ai-je pas trouvé une apepsie absolue chez des malades où tous les sy mj)tùmes auraient fait croire à l’hyperchlorhydrie la plus intense (brûlures deux heures après les repas, fringales, etc.), et vicc-versa.
Enfin, le type chimique change à mesure qu’évolue la gastrite. Tel malade qui était atteint d’hyperchlorhydrie peut passer par toutes les phases de l’hypochlorhydrie pour aboutir à Fapepsie, en conservant souvent le même cortège de symphuues.
Ces quelques considérations fei*aient, en les dévelop|)ant, l’objet à elles seules d’un long travail, aussi je ne veux pas y insister plus longtemps ; je tenais à attirer l’attention sur cette nécessité de faire l’analyse, lorsqu’on veut avoir un diagnostic ferme.