ABDOMINAL
Gymnastique abdominale. — En dehors des règles de l’hygiène et de la diététique appliquées aux différentes affections soignées parle massage du ventre, nous avons un agent puissant, la gymnastique (1). Celle-ci peut être passive et faite par le médecin, ou active, et faite par le malade. Chacune d’elles a ses indications et tel sujet, un cardiaque par exemple, ne devra avoir recours qu’à la première, tandis qu’un pléthorique aura recours à la seconde.
Cette gymnastique comprend un ensemble de mouvements qui ont pour but d’activer la circulation abdominale et de fortifier les muscles de la paroi. Ce sont des mouvements de flexion, d’extension et de rotation, du tronc sur le bassin et de la cuisse sur l’abdomen .Ils sont à faire concurremment avec le massage et donnent d’excellents résultats dans la constipation, dans les cas de ptoses viscérales dues au relâchement de la paroi, dans les cardiopathies avec pléthore abdominale, etc.
Les mouvements actifs sont faits par le malade.
Les figures indiqueront mieux qu’une longue explication les différents mouvements de gymnastique abdominale et leurs indications.
(1) Voy. en outre l’article de Ducroquet sur la Gymnastique et l’artjcle 4e Nagedtte- ^If^fioucHEwiTCH sur la Kinésithérapie verléb:j’ale.
F. CAUTRU. — KINÉSITHÉRAPIE ABDOMINALE.
Fig. 308. — Circiimduction de la jambe. Fig. 300. — Élévation du genou.
Fig. 310. — Extension et
llexion du genou en avant.
Fig. 311. — Accroupis- Fig. 312. — Fle.xion du tronc en avant sement. Flexion sur et en arrière.
Jps jarrets.
<^ŸMNASTIQUE7ABD0MiNALÉ 469
Fig. 313. — Flexion latérale du tronc.
Fig. 314. — Mouvement circulaire du tronc à droite et à gauche.
Fig. 315, — Mouvement serai -circulaire du tronc.
F. CAUTRU. — KINÉSITHÉRAPIE ABDOMINALE.
319. — Flexion et extension des jambes, Fig. 320. — Flexion et extension du Fig. 321. — Flexion et position dorso-horizontale. bassin, position à plat ventre. extension des membres
inférieurs, position ver ticale.
GYMNASTIQUE ABDOMINALE
La figure 306 qui représente les mouvements de la scie et que l’on fait successivement avec les deux bras, fortifie les muscles obliques et droits de l’abdomen, les muscles du dos dont le rolen’estpas indifférent quoique indirect dans le traitement des dyspepsies. Les figures 307 à 310 indiquent plus particulièrement l’action de la gymnastique sur les muscles psoas-iliaques et sur ceux du périnée dont les fonctions sont si précieuses dans l’acte de la défécation ; les figures 311 à 315 nous montrent l’effet de la gymnastique sur la masse viscérale abdominale, malaxée, broyée en quelque sorte par ces mouvements de flexion, de circumduction du tronc sur le bassin, mouvements qui, en outre de Faction musculaire, expriment,commeune éponge, une énorme masse sanguine et activent ainsi la circulation abdominale.
Les exercices représentés par les figures 316 à 321 ont, comme celui de la figure 306, pour but principal l’augmentation de la tonicité musculaire, les figures 319 à 321, empruntées au travail de Mme Nageotte, s’adressant plus particulièrement au rétablissement du bon équilibre de la musculature dorso-lombaire, à la respiration et à la circulation générale.
Les trois dernières figures.
Fig. 322. — Station assise à cheval, mains hanches. RenA'ersement du tronc en arrière.
Fig. 323. — Station assise, jambes étendues, mains hanches. Balancement en avant et en arrière.
F. CAUTRU. — KINÉSITHÉRAPIE ABDOMINALE.
exécutées d’après l’ouvi'age de Wide et Bourcarl, montrent le parti que l’on peut tirer d’un aide gymnaste (jui, lorsque le malade ne doit faire aucun etfort, l’aide à faire des mouvements dits passifs et peut, au contraire, en luttant d’une façon })lus ou moins sérieuse contre un mouvement actif du malade, (*n augmenter la difliculté parla résistance opposée. Ces mouvements, ainsi (]ue l’indi(juent les ligures,
Fisr. 324. — Station demi-coucliée. Circumduction de la jambe.
ont j)our résultat, comme les précédents, de fortifier la musculature externe, d’activer la cii*culation abdominale et de faire fonctionner les muscles psoas et périnéaux, en vertu de ce principe qu’un muscle en mouvement, comme un muscle massé, reçoit dans un même espace de temps environ neuf fois plus de sang qu un muscle au repos (Chauveau) (1).
(1) CHALVt.\f, Le travail musculaire et l'énergie qu'il représente, 1891.
KINÉSITHÉRAPIE GYNÉCOLOGIQUE
PAR
le M. BOURCART
Privat-Doceut à TUiiiversité de Genève.