APPLICATION DU TRAITEMENT
Les différentes affections gynécologiques passibles d’un traitement par le massage, se pénètrent généralement les unes les autres, ainsi les déviations utérines, les troubles de la circulation abdomino-pelvienne, les exsudais inflammatoires, etc. ; nous diviserons cependant notre sujet en différents chapitres, pour la nécessité de sa compréhension, sans vouloir en faire un traité de gynécologie.
Traitement des troubles de la circulation utéro-annexielle.
Ces troubles peuvent exister sans cause apparente spéciale du côté des organes génitaux, ou coïncider avec un état pathologique.
Us se révèlent sous forme :
a) De congestions actives ou passives de l’utérus et des annexes, avec ou sans hémorragies;
b) D’anomalies dans la circulation ou la nutrition des organes; ’
c) D’infiltrations plastiques ou d’œdèmes des tissus para ou périutérins, des tissus cellulaires pelviens et même des tissus des parois abdominales. 11 faudra toujours tenir compte de l’origine de ces différents troubles circulatoires. Nous pourrons avoir affaire :
1° A des hémorragies ou des œdèmes par congestion réflexe dus à des troubles de la circulation abdominale, stases (affections du cœur, du poumon, du foie, des reins, etc.);
2° A des hémorragies ou à des œdèmes dus soit à des lésions de l’utérus, directes (atonies obstétricales, infections, métrites, endométrites, tumeurs), ou indirectes, par lésions des annexes, avec ou sans altération des tissus utérins, soit à des déviations utérines ou annexielles;
3® A des troubles de circulation se manifestant au contraire par de l’aménorrhée, ou de la dysménorrhée, par congestion simple ou réflexe, ou par cause secondaire (atrophie utérine ou des ovaires, tuberculose, anémie, etc.).
Le traitement de ces différents troubles de la circulation dépendra avant tout de la cause du mal et le diagnostic devra en être solidement établi ainsi que ses indications ou contre-indications.
Dans les hémorragies ou œdèmes dus à, des lésions cardia- Physiothérapie. IIL •
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ques, hépatiquesou autres, il faudi*a agir sur les causes delà stase abdominale, en facilitant la circulation en retour et en cherchant à améliorer l’état des organes atteints.
Nous n’emploierons ici que le massage général du ventre (refoulements, vibrations et trépidations sous-hépatiques) et peut-être les mouvements de gymnastique faisant appel sur les extrémités et soulageant le cœur, le massage local, interne, n’aura aucune utilité et [)Ourra même être déreclueux, car il produit un appel local sans « ouvrii- » la voie suj)érieure en relour.
Ces troubles de circulalion n’engendrent généralement pas dès le début des lésions jtermanentes, mais produisent des symptômes don! la forme est éminemment variable; ces lésions peuvent r’apidement disparaître quand leur cause est supprimée.
Ainsi, il est une erreur de croire ([ue certaines pertes utérines proviennent chez les femmes constipées d'une endométrite et qu’il soit nécessaire de |)ratiquer un curetlage bien inutile, alors (jue le rétablissement de ré([uilibre abdominal su|)prime et la constipation et les hémorragies utérines.
Le massage direct est bien connu dans les hémorragies obstétricales par atonie utérine; il faut naturellement être assuré que l’atonie seule est en jeu, et qu’il n’y a dans l’utérus aucune auti‘e cause d’hémori agie, — même dans ces cas, le massage du ventre seul, par le réveil de la tonicité abdominale, luttera plus avantageusement contre la stase sanguine et l'atonie utérine résultant du désé- (juilibre abdominal brutal provo(|ué par le départ de l’enfant, (jue le massage direct derutérus; le massage direct réveille les contractions, le massage général du venti’e agit sur la nutrition des centres nerveux vaso-moteurs.
Le massage direct devra toujours se faire sur l’utérus placé en antéversion ; si l’oi'gane n’est pas réduit en situation normale, on devra se borner au massage de voisinage et aux manœuvres de redressement.
En résumé, les mani[»ulations (hivront cliercher à supjirimei' la stase veineuse, soit de l’utérus soit du voisinage, à réveiller les contractions de l’utérus et à mettre cet organe dans une situation aussi voisine que possible de la normale. Le massage sera très doux et de courte durée, on évitera les pressions intempestives.
11 consiste en :
Frictions demi-circulaires, effleurages sur les plexus veineux pelviens latéraux, vibrations; cette deinière manipulation sera surtout employée.
Les frictions se pratiquent sur le fond utérin en partant de l’ori-