TRAITEMENT DES TROUBLES CIRCULATOIRES
fice interne, on peut les combiner avec des compressions du ganglion de Frankenhaüser, situé dans la partie postéro-inférieure du col.
Le massage des annexes a lieu séparément pour la trompe et les ovaires, mais au début du traitement il faudra éviter la préhension individuelle de ces organes.
L’effleurage sur les plexus veineux se pratique soit par le vagin, soit par le rectum.
Les vibrations directes s’exécutent, soit uniquement sur le bas-ventre par la main posée à plat, soit directement sur le fond de l’utérus sous une légère pression, en enfonçant doucement l’extrémité des doigts de la main droite et en soutenant l’utérus avec le doigt interne.
L’aménorrhée et la dysménorrhée sont généralement aussi des symptômes dépendant des troubles de la circulation abdomino-pelvienne.
Laménorrhée peut être physiologique (grossesse) ou pathologique ; cette dernière seule nous intéresse.
Elle peut avoir pour cause un développement imparfait des organes génitaux ou un état infantile de tout l’organisme, être consécutive à des maladies générales ou être provoquée par des afléctions de l’appareil sexuel lui-même.
Pour le premier cas, l’apparition des règles est très irrégulière ; il s’agit généralement de jeunes filles ou de jeunes femmes chlorotiques, chez lesquelles un traitement général bien approprié régularise le flux mensuel. Il est peu de procédés pour ramener les règles chez les anémiques qui réussisse aussi bien que le massage abdominal et donne des résultats aussi rapides. Nous ne pourrons parler ici des vices de développement des organes génitaux qui sont passibles d’un tout autre genre de traitement (absence des ovaires, atrésie utérine, etc.). L’aménorrhée des obèses estnaturellementtrès favorablement influencée par le massage. L’action des manipulations directes sur la glande génitale semble mettre en circulation le suc ovarien et agir sur l’organisme en entier, comme au moyen de l’organothérapie; le massage direct des ovaires doit être ici assez intense, l’épaississement des parois abdominales gênant, il est vrai, dans une certaine mesure ces manipulations; les mouvements gymnastiques activant la circulation abdominale (clrcumduction et rotation des jambes) sont naturellement tout indiqués.
La dysménorrhée est caractérisée par des coliques utérines plus ou moins violentes, se produisant quelquefois avant l’écoulement sanguin, pour disparaître lorsqu’il se montre, ou qui continuent dans certains cas pendant toute la période menstruelle.
Les douleurs ne sont pas uniquement localisées à l’utérus, mais
Me BOÜRCART. IvINÉSITHÉRAPiE GYNÉCOLOGIQUE.
peuvent s’étendre dans les côtés du ventre (ovaires), à la vessie, aux lombes.
Les douleurs peuvent aussi survenir dans le milieu d’une péi'iode intercalain;.
La dysménorrhée ])eut avoir pour cause des lésions de l’utérus ou de ses annexes; elle peut provenir d’une atrésie du col ou d’un développemenl im|)arl‘ait, ou simj)lement d’une inÜammalion de l’organe, ou encore élie due à um; congeslion d(‘ voisinage ; (|u’il y ait spasme, airésie ou congeslion, les douleurs sont vives (d l’état est très |)énil)le. Les inllammations des ti’ompes et des ovaii’es peuv(*nt provo(iue[‘ de la dysménoialiée, mais généraletnent ce sont des douleurs mal localisées (jui font atlrihuer ces sym[)lômes à l’utérus, alo[*s (|ue la douleur cesse, (piand la cong(*stion ovarienne est supprimée.
La dysménorrhcM* peut avoir pour caus(^ les déviations utérines.
Le Iraitement sera génér al el local et déjrendra de la lésion d’oi igine; le médecin jrar (h‘s vibrations, du massagiMi'ès doux, calnrei‘a d’ahord la douleur ; su|»pi imeia les sjuismes, juiis en étendant les manipulations, décongr*slionm*ra h*s organes dir bassin en aclivairtla ciiTulation abdornirro-jrelvienrtrî ; nous r-ecommandons peu les interventions dir’ecles, (pii du r este dans la plupart des cas sont souvcmt impossibh's ; le tr-aitemenl sera surtout préventit et d(!vr*a être apjiliqué dans les [lér iodes inler*calair-es. Il taudr-a sirr loul r'echercher* la cause de la maladie, redr esser’ l'ulér us s’il est dévié, et se r’endr e compte des lésions annexielles. Les vibrations manuelles, longues et pénétrantes, |)erniettr onl (piebjucd'ois, dans la dysménorrhée mernbr aneuse, de ramener’ irn état plus normal de l’utérus et de guérir’ une affection souvent rebelle à toirt Iraiternimt.
Traitement des infiltrations plastiques du tissu pelvien et des exsudais péritonéaux.
Nous entr'ons ici dans un des chajiitres les plus discutés de la gynécologie, mais où le massage a r’endu dès le début aussi le plus de services.
Autrefois, il n’était permis au médecin de ne s’atta(|uer (ju’aux lésions absolument r’efr oidies ; il ne devait assister aux évolutions de la maladie cpie le cataplasme ou la \essie de glace à la main, les pr’océdés opératoir es étant généi’alement malheureux dans les [(ér-iodes aiguës.
Actuellement, il se fait et se fei’a surtout une évolution dans l’application du tr’aitement kinési(iue, surtout si ce traitement reste dans des mains purement gynécolofiiques . L’expér’ience a montr é (pre l’application des vibrations abdominales manuelles, ernjrloyées avec