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USAGES DES DIVERSES PARTIES DE LA MAIN

Os et périoste. — Le périoste, douloureux dans les déchirures traumatiques, est analgésié par le massage. Lorsque Championmère conseillait de ne plus immobiliser les fractures, il songeait plutôt à accélérer la fonction régénératrice du périoste par les excitations nouvelles. Au début en effet la pression très douce calme le système nerveux de la membrane fibreuse, comme elle agit sur les ligaments entorsés, mais plus tard elle aide à la consolidation du cal.

11 est même nécessaire de modérer cet effet en n’exerçant pas les manœuvres directement sur Los, quand celui-ci est sous-cutané; on se sert des parties molles du voisinage pour matelasser, pour ainsi dire, la surface osseuse ; ainsi fait-on au tibia, au péroné, au radius (fig. 5 et 6). Le massage direct du’ périoste, surtout chez un homme jeune, donne des cals exubérants ou même des exostoses qui déforment la région et gênent faction des muscles voisins. Il est de règle de masser à peine les fractures des adolescents; on ne s’adresse qu’à leur musculature et à l’articulation

voisine; la mobilisation est ainsi préparée et elle suffit pour arriver à une cure encore préférable à l’immobilisation dans l’appareil plâtré.

Chez le petit enfant, le périchondre qui entoure le squelette ostéocartilagineux est assez épais pour maintenir les fragments en cas de fracture ; pour les mêmes raisons que chez l’adolescent, il faut respecter ce périchondre et n’employer que la mobilisation des jointures voisines, sans pratiquer le moindre massage, mal supporté par l’enfant, presque toujours méfiant et indocile et par suite constamment en état de défense.

Usajçes des diverses parties de la main. — Avec intention, nous avons placé cette classification des positions variées de la "main et des doigts sur les régions à masser, après la description des variétés du massage suivant les tissus auxquels il s’adresse. Nous connaissons déjà bien des exemples des indications que nous allons fournir.

Fig. 6. — Pression d'un pouce.

Massage de l’extrémilé inférieure du radius.

Le poignet malade, en extension, en demi-supination, repose sur un coussin. La face palmaire de la phalangine du pouce droit fait une pression légère sur la face antérieure de l’épiphyse radiale, séparée de l’os par les tendons du fléchisseur propre et du fléchisseur commun, le pouce évite surtout le bord externe du radius.

42 DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION

Ce sont les dimensions des surfaces, c'est la précision de la i)ression exécutée, c’est la foi-ce à em|)loyei-, c’est l’indication thérapeutique, c'est l’organe ou le lissu soigné qui nécessiteront les i)ositions varial)les de la main. Quehiuefois même la manœuvre est faite de façon toute dilférente du coté droit ou du côté gauche. La |)i*incipale règle à observer est d’exécuter une pi’ession adroite, sans violence, bien en place.

Le masseur emploie la main droite ou la main gauche indifféremment; il peut donc se servir de chacune alternativement, comme il

pourra les utiliser simultanément.

Les phalanges digitales et exclusivement la dernière phalange du pouce, de l'index ou du médius servent aux m a s s a ge s de petites surfaces et bien localisés idoigts, gouttière pémnière, espace in ter métacarpien, etc.) (fig. G, 7 et 1 1).

La face palmairt' des doigts réunis peut suffire, sans addition de la ])aume tout entière, sur une surface longue et convexe (muscle droit antérieur de la cuis.se, hicej)s brachial, etc.) (fig. 1, 8).

La face pal mai rt' de toute la main est utilisée dans les manœuvres de simpie contact, ])our une contracture du biceps })ar exemple (iig. 1), et surtout pour les pressions en anneau (fig. 3), ou en bracelet (fig. 4) ; (Ml lin la ])aume de la main agit seule dans les mouvements de meule, comme nous l’avons vu (Iig. 2).

Les deux mains disposées en anneau ou en bi'acelet travaillent simultanément, (piand il s’agit de masser de larges suidaces comme la région crurale; elles entourent alors la racine du membre, lui formant à elles deux un bracelet ([ui l’enserre ])lus ou moins suivant l'indication. Les deux pouces situés l’iin contre l’autre précisent

Fig. 7. — Pression d'un seul doigt.

Massage d’im espace iiiterosseux.

Fa main malade repose par sa face palmaire sur un coussin ; l'index, par la pulpe de sa phalangette exécute une pression ascendante dans l’espace interosseux dorsal, évitant la crête saillante du métacarj)ien. l’endant (jue l’index pénètre ainsi l’espace par la face dorsale, le pouce pourrait déprimer la région j)almaire correspondante, mais cette dernière manœuvre ne peut espérer atteindre l'interosseux palmaire que chez les malades très amaigris.

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