‹ KinésithérapieChapitre 17 sur 198 · MANŒUVRES CORRESPONDANT A CHAQUE TISSU · texte numérisé non relu

MANŒUVRES CORRESPONDANT A CHAQUE TISSU

fibre charnue. Les muscles plats sont massés de la même façon ; comme leur disposition est le plus souvent triangulaire (deltoïde), les pressions se font en éventail en suivant les trois faisceaux que l’anatomie et la pathologie ont d’ailleurs déjà divisés (fig. 14).

Aux muscles sont adjoints des accessoires, tendons, gaines tendi-

Le bras est entouré de l’anneau formé par la face palmaire des doigts fléchis plus ou moins, le pouce en opposition et fléchi de même; c’est le demi-anneau de la figure 3 additionné de la face palmaire du pouce qui tend à rejoindre par son extrémité celle des autres doigts : les doigts massent le biceps, le pouce remonte la longue portion du triceps.

lieuses, etc. qui sont massés d’après le même procédé. Toutefois ceux-ci sont surtout périarticulaires et dépendent plutôt du massage des articulations.

Articulations. — Les surfaces articulaires échappent à notre action, ou tout au moins les cartilages d’encroûtement, profondément situés, ne peuvent être que dans de rares cas massés indirectement. 11 eût été assez facile dans les luxations, dans les mouvements extrêmes de certaines jointures, dont les moyens d’union sont assez lâches, d’expérimenter les effets du massage sur les cartilages à chondrine, mais peu sensibles, et bien protégés, ils sont rarement atteints par le traumatisme et résistent aux envahissements inflammatoires. Leur vitalité, quoique médiocre, n’a pas lieu de rechercher l’assistance des agents physiques.

11 n’en est pas de même des fibro-cartilages soit intra-articulaires, soit extra-articulaires, lieu d’élection des dégâts que le rhumatisme occasionne par son passage, ou plutôt par son séjour prolongé. Tout le tissu cellulo-fibreux, qui fait partie de la jointure, est susceptible de prolifération fibreuse et même fibro-calcaire, le traumatisme déchire la synoviale et les moyens d’union qui la consolident :

DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION

massage ll■ouve donc là des lissas el des organes sur les<juels il agit dedeux (aeons ;il aide larésoi-pLion des ii(piidesépancliés, exsudais de loule nature, sang, sérosité, etc. et du môme coup, en diminuant cette pression du voisinage, il modère les douleurs causées parles ruptures, les compressions, les tensions des tilels nerveux contenus dans ces divers tissus cellulo-tibreux, d’autant plus que ces li(|uides envahissent aussi les séreuses articulaires et périailiculaires.

Dans un massage de jointure, la technique exige donc que la main, après avoii’ exercé quelques pressions générales en anneau pour agir mécaniquement sur les l’éseaux veineux et faire une sorte d’appel circulatoire, s’adresse successivement aux ligaments, aux tendons ou à leurs gaines et même continue sa manœuvre sur les corps charnus ([ue meuvent les tendons ])ériarticulaires. — Aux ligaments, le doigt suit avec une exactitude tout anatomique les divers faisceaux lihreux, les j)eignant, les lissant pour ainsi dire; aux lendons, les deux i)Ouces ou le ])ouce et les auti‘es doigts de la mênu' main, si le tendon ])eul s’énucléer, com])rimenl ce tendon lihiv ou ])rotégé par sa gaine el aident le liquide à l’emonter vers la racine du memhi-e ;tig. 5). Les lendons, comme les corps musculaires, doivent èlr(‘ massés suivant une cei taine tension ohtenue jiar la contraction momentanée du muscle oj)|)osanl : les ligaments sont en extension, lors(|ue l’on imj)rime à l’aiticulation le mouvement (jinî limitent les faisceaux lihreux ; ainsi le ligament latéral interne du coude (faisceau j)Ostérieur) ne doit être massé (jiie si le coude est en llexion et en ahduction ou en supination.

Mgf. O.

— Pression des deux pouces.

.Alassage du péroné.

La jaml)e repose sur un coussin par la l'ace |)OStérieure pour ejue l’on judsse masser en dedans et en dehors; la lace palmaire de la })halangine de cliatjue pouce masse en avant et en arrière du péroné, séparée de l os pai' les tissus mous voisins (en avant le péroniei' antérieur et en arrière les péroniers latéraux). Du côté interne, les deux pouces masseraient de même la malléole interne; en arrière, les tendons delà goullière calcanéenne matelasseid la pression d'un pouce, en avant, l’auli'e pouce suit le jamhier antérieur.

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