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III. — RÉGIONS MASSOTHÉRAPIQUES

Nécessité de connaître les organes sous-cutanés. Anatomie massothérapique. — • L’anatomie descriptive étudie les organes, les groupe suivant leur structure, mais déjà dans ses divisions elle classe ces organes d’après certaines régions (muscles de

l'épaule, arlèl’es <lc la face). L’aiiatomie chirurgicale conserve àchacjue oi'gane ses rapi)orts, et nous [)ermel de nous reconnaître dans toute région du corps, lm-s(jue nous passons de la superficie aux plans profonds, de la |)éri[)hérie au centre, de rexti’éinité d'un meinhre à sa racine. Ces deux variétés (ranalomie ont des indications i>iécieuses ; niais si nous avons à prendre, nous avons beaucoup à laisser.

Nous pensons ({u’il est nécessaire de groupei-, pour les décrire, les divers tissus et organes (|ue notre main peut reconnaître sous les téguments. Nous avons vu Tutilité de la précision dans les pressions qu’elle exei’ce, elle doit donc ne rien ignorer de ce qui se présenteà ses sensations diverses, pour varier d’intensité, de direction, arrêter ses effets, s’échapper au besoin. Il s’agit d’une anatomie massothérapique, divisant d’abord membres et corps suivant des régions oîi le massage intervient le plus souvent, donnant les formes de ces l'égions, découvrant avec soin le plan sous-cutané et tous les tissus et organes que doigts et main peuvent reconnaître, c’est-à-dire donnant la raison de la technique des manœuvres et préparant à l’étude de la physiologie de cette même région, puisque notre massage prépare la mobilisation et la rééducation.

Ces régions, d’après ces dernières applications, correspondent donc à des articulations et surtout à celles que le traumatisme ou les diverses affections choisissent, on pourrait les multiplier autant de fois qu’il existe de surfaces articulaires, mais il est inutile de vai-ier les méthodes de massage pour des régions voisines, i)our des jointures qui ont des mouvements coordonnés. Ainsi l'épaule est massée de même sorte pour aboutir à la mobilisation de la scapulo-humérale, de l’acromio-claviculaire, de la sterno-claviculaire même. Aussi existe-t-il à l’épaule une région massothérapi(|ue. On la masse et la mobilise de même façon pour des affections bien diverses; suivant le cas tel muscle, tel mouvement devient l’objet d’attention spéciale.

Divisions. — Nous diviserons donc le corj)s en quatre ])arties : la tête, le tronc, le membre supérieur et le membre inféi'ieur. A la tête on distingue deux régions massothérapiques, la face et le cou ; au tronc, comme les muscles du thorax sont classés avec ceux des épaules, il n’existe (jue la j)aroi antéro-latérale de l’abdomen et la région lombaire. Ces deux dernières régions ne font pas juirtie de notre étude.

Au membi'C supérieur, on groupe ensemble : doigts et main, j)oignet et avant-bras, coude et bras, épaule et thorax. Le membre inférieur comprend orteils et pied, cou-de-})ied et jambe, genou et cuisse, hanche et fosse iliaciue externe.

Nous pourrions décrire toutes ces régions avant de parler démobilisation et d’indications, mais nous ne donnerons que l’anatomie

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