‹ KinésithérapieChapitre 25 sur 198 · MASSAGE DU COUDE · texte numérisé non relu

MASSAGE DU COUDE

aux corps charnus d’ordre fléchisseur à l’avant-bras, et, très amoindri, suit les tendons des palmaires. Le cubital a aidé le médian pour les fléchisseurs, fourni aux cubitaux et, à peine diminué, se divise sur le bord du cubital antérieur.

Teclinicfue du inassagfe. — Le membre repose sur un coussin ou sur la cuisse du masseur qui emploie une ou deux mains, suivan t lecas.

11 est rare que le massage du poignet ne doive pas être précédé de quelques pressions aux doigts et à la main dont les tissus sont œdématiés par la gêne circulatoire.

En avant, les pressions s’exercent du ligament carpien aux masses épitrochléennes et épicondyliennes. La même passe se continue donc au poignet et à l’avant-bras et se termine au-dessus du coude.

Si les lésions traumatiques ou inflammatoires réclament de la légèreté de main, le poignet est soigné d’abord avec la précaution exigée; les corps charnus de l’avant-bras, moins sensibles, sont massés ensuite avec moins de précision, cependant chaque muscle est suivi de son tendon à son insertion supérieure.

En arrière, les tendons des extenseurs peuvent êtres suivis un à un de la main jusqu’à l’avant-bras et au coude, et de plus les faisceaux postérieurs des ligaments dits latéraux sont massés aussi bien que les faisceaux moyens métacarpo-pisi-cubital et scapho-radial.

Le cubitus et le radius sont accessibles sous les téguments sur les parties latérales du poignet : ce contact, pénible chez les fracturés de l’épiphyse radiale, est évité en suivant le long supinateur en avant et, sur le côté, le long abducteur et le court extenseur du pouce, puis les radiaux externes en arrière.

Coude et bras.

Anatomie massothérapiqiie. — Le coude est accessible en arrière et l’olécrane présente même une large surface osseuse souscutanée ; la région du coude, continuée par le bras, ressemble à un cylindre aplati en bas d’avant en arrière, et latéralement au bras. Sous la peau, le doigt prend connaissance du squelette de la face postérieure du coude, de ses trois apophyses très saillantes qui soulèvent même la peau chez les gens émaciés. Ce sont, de dedans en dehors, l’épitrochlée, l’olécrane, l’épicondyle, situés sur la même ligne quand le coude est en extension. En avant le pli du coude, plus bas que la ligne articulaire, est déprimé en son milieu ; de chaque côté sont deux saillies correspondant aux groupes musculaires interne et externe.

La peau lisse, peu épaisse en avant, laisse voir par cérulescence les veines du pli du coude, surtout la basilique en dedans; la présence de ces veines (surtout les médianes), de l’artère humérale assez

D AG RO y.

MASSAGE ET MOBILISATION

superficielle sous l'expausioii apouévroti(|ue du l)ice})S et du nerf' médian l'ail considérer comme région à respecter cette zone médiane du pli du coude.

Kn dehors les muscles é|)icondyliens s'insèi’ent assez haut sur le bord externe de l'humérus. En dedans les corps charnus ne s’insèrent (|ue sur l’épitrochlée elle-même et sont bien des épitrochléens.

En arrière les trois saillies délimitent deux gouttières ; dans l'in terne passe le nerf cubital. Elles sont tapissées par les faisceaux postérieurs très obliques des ligaments latéraux et recouverts par les ailerons du ti‘ice[)s, c’est-à-direparlesinserlionsa])onévroli(jues des vastes interne et externe; celui-ci descend moins bas, le muscle anconé le supplée. Comme les libres des ailerons du trice[)S et des ligaments latéraux sont parallèles, le massage précis des libres d'insertion du triceps agit aussi efficacement sur les faisceaux j)oslérieurs des ligaments latéraux.

Les faisceaux moyens sont eux-mèmes accessibles, leur direction est à peu près verticale, de chaque coté de la base de l'oléci'àne à l’épicondyle et à l’épitrochlée; les autres parties des ligaments latéraux sont recouvertes par les muscles.

Dans le bras, le biceps, recouvrant le brachial antérieur, est seul accessible en avant. En arrière, la longue portion suit l’axe huméral, passe dern'ère le deltoïde et se lixe en bas de la cavité glénoïde; le vaste interne gagne la surface située sous la gouttière de torsion où le nerf radial passe de dedans en deboi’s de riuimérus ; le vaste externe remonte plus haut sous remj)reinte deltoïdienne.

Les vaisseaux et nerfs suivent le bord interne du biceps, mais au coude le cubital a ]>assé en arrièi*e, le médian a suivi le tendon du biceps avec l’artère humérale ; le nerf radial est aussi en avant, dans la gouttière des muscles externes.

Tcchiiit|ue du iiiassag>'e. — Une manœuvre générale en anneau prépare la région, puis la })ulpe des doigts exerce quelques pressions parallèles à l’axe, très légères, dans les deux goutlièies postérieures, pour les débarrasser de leurs exsudais. Le pouce alors exécute des massages ([ui partent d’aboixl de la base de l’olécràne et se dirigent obliquement vers l’épitrochlée en dedans et vers ré])icondyle en dehors. Cette manœuvi’e corresj)oiid aux deux faisceaux moyens des ligaments latéraux ; |)uis en éventail d’autres pressions sont exécutées autour de l’olécràne (tig. 15) suivant la direction des ailerons interne et externe et de la longue portion ; elles agissent aussi sur les faisceaux postérieui’s des ligaments latéraux.

La main, disposée en gouttière longitudinale (tig. 1) ou en bracelet tig. 4), masse le biceps avec une force variable, mais au niveau delà coulisse ])icipitale, l’index elle médius suivent seuls le tendon de la

Page 1