MASSAGE DE L’ÉPAULE
longue portion. Les niasses latérales musculaires sont suivies parles deux mains disposées de façon que les pouces soient en avant et la face palmaire des doigts sur les côtés et en arrière (fig. 10). Enfin la longue portion du triceps est massée parla face palmaire des doigts, le pouce suffit pour les deux vastes : la manœuvre de la face postérieure du coude est plus rapide, quand le pouce continue son action du tendon sur le corps charnu du bras.
Les nerfs sont facilement suivis, s’il est nécessaire, en cas de paralysie ou de névralgie; leur description nous a démontré les régions où la main devait agir sur eux ; il faut éviter d’appuyer fortement sur le cubital qui repose au coude sur une surface ostéo-fibreuse.
Épaule.
ADatomie massotliérapique. — La région de l’épaule est surtout musculaire pour le kinésithérapeute, car l’articulation scapulohumérale est trop profonde pour qu’une action directe soit rationnelle. D’ailleurs dans les divers traumatismes de la région, qu’il y ait luxation ou fracture, lorsque les muscles sont en résolution, la douleur est calmée et la mobilisation est possible.
La clavicule, l’omoplate, l’extrémité humérale supérieure concourent à former le squelette de l’épaule ; clavicule, acromion et épine de l’omoplate forment un rebordosseux d’où partent au-dessus et audessous des muscles plats sous-cutanés, donc accessibles à notre main.
En avant, le grand pectoral à faisceaux radiés partant de la lèvre antérieure de la coulisse bicipitale gagne obliquement en haut le bord antérieur de la clavicule, puis horizontalement le sternum et obliquement en bas l’aponévrose de l’abdomen qui recouvre le ventre supérieur du grand droit. Le deltoïde se divise en trois faisceaux : l’antérieur, oblique en avant, va de la branche antérieure de l’empreinte à la [partie externe du bord antérieur de la clavicule ; le moyen s’étend de la pointe inférieure de l’empreinte au [bord externe de l’acromion; le postérieur de la branche postérieure de l’empreinte à la lèvre inférieure de l’épine de l’omoplate.
Le trapèze par son grand bord va de la protubérance occipitale postérieure aux dernières vertèbres dorsales, s’insérant sur toute cette crête rachidienne ; de là, les fibres sont supérieurement descendantes et von t au bord postérieur de la clavicule, à la lèvre interne de l’acromion et de l’épine, les moyennes sont horizontales et vont à la lèvre supérieure de l’épine ; les inférieures sont obliques et ascendantes, gagnant la lèvre inférieure de l’épine de l’omoplate, ou, mieux, la partie de cette lèvre que lui laisse le faisceau postérieur du deltoïde.
DAGEON. — MASSAGE ET MOBILISATION
Le grand dorsal descend, sous la lai-ge portion du triceps, de la lèvre [>ostérieure de la coulisse bicijVitale et va sur la crête rachidienne des dernières vertèbies dorsales, des lombaires et à la cr'ète iliaque.
Dans l’espace inter-delto-tral)ézo-dorsal i e n apparaissent quel(|ues faisceaux du sousépineux; sous le trapèze on sent assez bien la fosse du susépineux dont les libres musculaires ont la même direction ([lie celles du trapèze à ce niveau.
Technique du luassag^e.
— Le kinésithérapeute peut ne connaître que ces muscles superiiciels, les seuls ([u’il peut rationnellement i n il u e n c e r, les autres muscles suivront l’exemple de leurs opposants ou sup|déants. (i’est ainsi que le massage des rotateurs externes sus et sous-épineux met le sous-scapulaire en résolution, ([uand il est contracturé dans la luxation de la scapulobumérale.
Les pressions suivent la direction des libres du grand
13. — Membre sui)érieur : direction des pressions massotbérapiques.
Les saillies musculaires sont massées d’après la direction de leurs fibres. A l’épaule, le dello’ide présente ses faisceaux antérieurs et moyens : les premiers sont obliques, les autres verticau.x. Au bras, la loge antérieure est massée suivant la direction du biceps. A l’avant-bras, les deux régions épicondylienne et épitrochléenne sont massées par des pressions obliques, respectant le pli du coude.