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MEMBRE INFÉRIEUR

Orteils et pied.

Anatomie massotliérapique. — Il est inutile de répéter pour les orteils ce qui a été dit aux doigts : toutefois ici la précision peut être moindre, car le massage y est peu fréquent, parce que peu nécessaire. Nous verrons au contraire que la mobilisation de ces petites jointures assure d’excellente façon la circulation du membre inférieur.

Les espaces intermétatarsiens nousdonnent les mêmes impressions qu’au métacarpe. Comme, à la plante du pied, les téguments, parleur sensibilité exagérée et leur épaisseur, s’opposent aux manœuvres, seule la région dorsale nous arrêtera quelques instants. Les tendons des extenseurs commun et propre la traversent dans sa largeur, mais tandis qu’à la main il n’y a pas de fibres charnues, au pied, un petit muscle, le pédieux, formé de quatre faisceaux, va renforcer le tendon extenseur : son massage n’a d’ailleurs aucune utilité pratique.

Technique du massage. — La face dorsale est massée au métatarse comme au métacarpe, la face palmaire du pouce peut gagner un peu sur les bords pour aider la circulation veineuse ; c’est là en effet que sont les origines des saphènes.

Les tendons extenseurs sont suivis sur le tarse : de nombreuses bourses séreuses en facilitent le glissement; dans les entorses et fractures, elles se remplissent de liquide séro-sanguinolent.

Cou-de-pied et jambe.

Anatomie massotliérapique. — Le cylindre de l’avant-bras continue au poignet; bien arrondi au bras, il s’était aplati et avait conservé ce changement de forme pour aboutir à l’organe de préhension, la main. Au membre inférieur, la jambe demeure cylindrique, mais se redresse en bas à 90° pour donner au pied sa direction, et là le membre inférieur, arrondi à la partie dorsale, s’aplatit à la plante pour permettre la station et la marche.

L’extrémité inférieure du tibia avec la malléole interne courte

DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION

constitue en grande partie la moidaise articulaire qui reçoit la poulie de l’astragale. C’est la paidie terminale du péroné (jui, selixant au tibia, constitue la malléole externe descendant beaucoup plus bas que l’interne. L’astragale est solidement fixée au calcanéum : ce dernier os est articulé solidement avec le cuboïde en avant, et l’asti'agale s’articule en avant par enartliose très mobile avec la cavité scaphoïdienne ; de telle sorte que le tarse présente deux systèmes : l’interne très mobile, astragalo-scaplio-cunéo-métatarsien et l’externe solide, calcanéo-cubo-métalarsien. Ce bord externe est normalement celui de la station (marche et sustentation).

Le calcanéum dépasse fortement en arrière les malléoles, creusant deux gouttières rétro-malléolaires, en dedans la gouttière calcanéenne, en dehors la gouttière péronière; la première se suit sur la face interne du calcanéum, la seconde sur sa face externe, puis sous le cuboïde (coulisse du long péronier latéral).

Des ligaments puissants relient malléoles et tarse : ils sont latéi'aux avec faisceaux antérieur, moyen et postérieur, accessibles surtout en avant, dissimulés en arrière par des coulisses tendineuses.

Ln avant passent de dedans en dehors les tendons du jambier antérieur, de l’extenseur propre du gros orteil, de l’extenseur commun et du péronier antérieur; sous ce tendon aplati, en éventail, est une j)etite séreuse souvent remplie de liquide et toujours tuméfiée dans les entorses externes. Des cloisons aponévrotiques séparent les tendons les uns des autres.

En dehors glissent, derrière la malléole péronière, les deux tendons des péroniers latéraux qui viennent, l’un, le long, du jiremier métatarsien, sous la plante du pied et l’autre, le court, du tubercule du cinquième en dehors. Tous deux remontent le long et en dehors du péroné dans la loge externe de la jambe.

En arrière, le tendon d’Achille s’insère sur la face postérieure du calcanéum; une boui’se séreuse permet son glissement en haut de cette face; le plantaire grêle s’y insère et en empêche, dit-on, le pincement.

Eu dedans glissent tous les tendons qui passent de la région j)lantaire à la face postérieure de la jambe, jambier postérieur, tléchisseui’ commun, tléchisseur propre du gros orteil, vaisseaux et nerfs plantaires. Tandis ([ue le tendon d’x\chille sera continué par les jumeaux et le soléaii'e, les tendons de la gouttière calcanéenne <leviendront aussi des muscles postérieurs de la jambe, mais sur un plan plus profond, contre le ligament interosseux en avant du soléaire.

Le nerf sciati([ue poplité interne, devenu à la jambe tibial posté-

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