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MASSAGE DU COU-DE-PIED

rieur, reste entre ces deux dernières couches musculaires derrière le tibia, alors que le sciatique poplité externe contourne la tête du péroné et fournit le tibial antérieur et les nerfs des péroniers latéraux.

Les veines superficielles, dont l’origine est à la plante, forment ensuite les arcades dorsales du pied dont les deux extrémités deviennent l’une la saphène interne et l’autre l’externe. Celle-ci est rétro-malléolaire, puis gagne le bord externe du tendon d’Achille, l’espace entre les jumeaux et se recourbe en crosse dans la veine poplitée. L’interne est située devant la malléole, suit à t ou 2 centimètres en arrière le bord interne du tibia, passe derrière le condyle fémoral, puis suit la direction du couturier pour se terminer en crosse dans la fémorale à 3 centimètres du pli de l’aine. Chaque veine est accompagnée d’un filet nerveux sensitif.

De nombreux lymphatiques remontent le membre et se rendent aux ganglions du creux poplité ou de la région inguino-crurale. Les téguments sont lisses et glabres en arrière et velus en avant. Le péroné n’est superficiel qu’à ses extrémités ; le tibia est sous-cutané par sa face interne et son bord antérieur.

Technique du massage. — La disposition anatomique favorise le massage, car le doigt reconnaît facilementpresque tous les organes du cou-de-pied, d’où la précision des manœuvres.

Le membre est placé sur un plan horizontal, moyennement résistant; le pied est incliné d’abord en dedans pour masser le côté externe et la face antérieure. On peut ainsi continuer les pressions sur la loge antéro-externe de la jambe et même sur le jumeau externe. En plaçant le pied plus en dehors, on masse la gouttière calcanéenne et, si le genou est légèrement fléchi, le jumeau interne est ainsi abordé sur toute son étendue : il est inutile de placer le malade en décubitus abdominal. Le praticien s’assied pour que ses avantbras reposent sur le lit; sa main y gagne en force et en adresse.

Le pouce suit chaque tendon (fig. 5). En avant, jambier antérieur, extenseur et péronier antérieur, sans oublier d’insister sur sa bourse séreuse, et la pression peut s’achever sur les corps charnus de la loge antéro-externe (fig. 16). En dehors et en arrière de la malléole, on agit ainsi sur les péroniers latéraux, en dedans sur les tendons de la gouttière calcanéenne, en arrière sur le tendon d’Achille, et la main remonte sur les corps charnus de la loge postérieure, si le massage des organes périarticulaires ne réclame pas une manœuvre spéciale (entorse, fracture). Si les os doivent être massés, on emploie le procédé déjà décrit au radius, on passe avec les pouces en arrière de Los (les tendons péroniers le protègent en empêchant le contact

DAGROX. — MASSAGE ET MOBILISATION

direct; et en avant (le tendon du péronier antéiâeur atténue la pression du |)ouce) (fig. a). I.es ligaments sont massés faisceaux par faisceaux.

En cas de lésions veineuses, les vaisseaux sont à ménager; il est facile de ne [>as les rencontrer, si on ne masse i)as le jumeau interne, car la saphène interne est en rapport avec son corps charnu et l’externe avec l’espace celluleux intergémellaire.

11 est une manœuvre agréable aux malades et qui termine bien les j)ressions musculaires de la jambe : les deux mains s’engagent de chaque côté du creux poplité et passent en se creusant en gouttière contre les masses charnues internes (demi-membraneux, demitendineux, droit interne, etc.) et externes (biceps). Cette manœuvre qui se fait en soulevant et en tléchissant légèrement le genou, est d’autant plus calmante, que ces malades sont pour la plupart dans le décubitus et ont de l’œdème du creux poplité pai- stase.

Anatomie massothérapique. — Le genou est une des articulations où le système ligamenteux est le plus complètement accessible. Les quelques fibres charnues qui la recouvrent sont placées en arrière et profondément. Mais, en avant et latéralement, le tissu fibreux prédomine et est suivi facilement du doigt.

Le fémur s’élargit brusquement en bas et forme deux masses, les condyles, séparées par l’échancrure intercondylienne, surtout visible en arrière. Le tibia présente aussi ses plus larges dimensions au genou : il olTre une surface à peu près plane au fémur qui y place ses deux condyles.

Le plateau tibial est légèrement excavé de chaque côté, maiscette <lépression insuflisante devient plus profonde, grâce aux ménis(|ues interarticulaires, bourrelets de tibro-caidilages qui forment un coussinet pour les condyles. Les moyens d’union sont foui’iiis par des ligaments iatéi'aux sur deux plans. Le ligament latéral interne est une bandelette large qui va de la tubérosité interne du condyle interne à la surface dite de la patte d’oie. Elle est doublée de fibres profondes ([ui vont des bords du condyle au ménis(iue et du ménisque au rebord du plateau tibial (fibi-es fémoro-méniscoïdales et tibio-méniscoïdales). En dehors le ligament latéral est une corde solide (jui va de la tubéiosité externe du condyle e.xterne à la tète du péroné. 11 y a de môme des fibres [)rofondes fémoro-méniscoïdales et tibio-méniscoïdales.

Ce sont là les seuls ligaments viais, mais en avant le tendon du

Genou et cuisse.

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