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ÉDUCATION ET RÉÉDUCATION DE LA MARCHE

Membre inférieur; éducation et rééducation de la marche.

Les divers segments du membre inférieur par leur réunion forment un levier coudé doué de mouvements qui ont pour résultats la station et la marche.

Dans la station, le corps ne se meut pas, mais le membre inférieur

Fig. 47. — Rééducation de la marche (tentative de station sur les deux jambes).

Le malade, avant de commencer les exercices de marche, s’entraîne à la station debout, puis aux exercices d’assouplissement.

Le premier est le marquage du pas régulier, cadencé, indolore. Pour ce, on place le convalescent devant un meuble, où il peut prendre point d’appui avec sécurité.

n’est pas en repos; chaque jointure est immobilisée pour permettre l’équilibre le plus stable possible avec l’aide des mouvements de la colonne vertébrale. Ce sont là des actions musculaires qui ont été guidées par des sensations diverses (sensibilité de la plante du pied, vue des objets, sens musculaire). Aussi le décubitus nuit-il à l’entretien de ces mouvements réflexes et est-il recommandé de rappeler à la plante du pied les sensations de contact, en appuyant sur cette région (sensibilité de la peau de la plante, pression des diverses

ÔO

DAGnON. — MASSAGE ET MOBILISATION.

surfaces ai ticulaires du meml)re, etc.) dans les traumatismes qui nécessitent le séjour au lit (lig. 53). Dans la rééducation motiice, bien des retaids n’existeraient j>as, si les réflexes de la station et de la marche avaient été entretenus.

Nous n’avons pas l’intention de détailler la locomotion : cependant

Fig. 4S. — Rééducation de la marche (essai de station sur une janihc allernativcmcnt).

.Malgré les avis donnés, le malade qui rééduque sa marche, évite de confier le poids de son corps au memi)re i-écemment éprouvé. Pour lui persuader ([ue cette station est possible, on le l’ait tenir alternativement sui’ chaque jambe, quitte à s'aider du meuble d'aj)pui : il fait alors |)lus ou moins passer par les bras du jioids de son corps (fig. 57). Peu à peu il s'écarte du nieul)le et on n'est sûr qu'il fait bien passer le poids du corps par les deux membres inférieurs alternativement, (jne le jour où il peut abandonner tout contact du meuble.

nous ci’oyons nécessaii’C de donner les diverses phases de la marche ordinaire cadencée, exercice à conseillei* aux malades qui ont quel- (jiies Iroiihles moteurs du meinhi’e inférieur.

Le malade est d’abord placé derrière un meuble, une chaise, pour qu’il puisse s’y soutenir avec les mains, dans un but de confiance (lig. 47). Le j)oids du corps est alors transmis par oscillations latérales d’un membre à l’autre. Déjà, il est bon d’observer la cadence.

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