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LUMBAGO

exercices actifs sont en raison de la force du corps charnu : le surmenage ramène plus vite la contracture et la rétraction, que, chez les dégénérés graisseux, il n’avait causé le claquage. Enfin ces exercices actifs sont à surveiller incessamment, et il n’est pour ces malades jamais de guérison, car ils sont constamment sous le coup de récidives qui les mènent peu à peu aux infirmités consécutives (griffes, pieds bots paralytiques, etc.).

Lumbago.

Nous pouvons prendre deux exemples de myosites aiguës le lumbago et le torticolis. Le lumbago, ou rhumatisme musculaire de la région lombaire, ne doit pas être confondu avec le tour de rein qui est une rupture musculaire. Le lumbago n’est pas traumatique, il se manifeste soudainement, et jamais subitement à la suite d’une chute ou d’un redressement du tronc. La douleur est localisée sur plusieurs muscles : le malade a de la peine à trouver une position du repos, mais il ne souffre pas de façon continue ; il est fébrile le soir.

La position à donner au malade pour le massage réclame quelque soin, car ce n’est qu’à la condition de placer les muscles dans l’état du repos le plus stable, que le traitement aura quelque valeur. Le décubitus latéral, le tronc en flexion, est une position commode pour l’opérateur; mais si le malade peut se lever, il est préférable de le faire asseoir sur un tabouret et lui conseiller de s’appuyer des deux avant-bras sur une table. Sa région lombaire est ainsi bien présentée et le corps est tout préparé pour la mobilisation.

Le massage s’adresse aux muscles les plus superficiels, grand dorsal, masse sacro-lombaire que l’on suit tout le long des gouttières vertébrales jusqu’au milieu du dos.

Pendant que ces pressions sont exécutées avec beaucoup de douceur, le malade fait quelques torsions du corps, à gauche, à droite, il incline le rachis de côté et d’autre ; il se penche un peu plus, et se redresse ensuite pour faire de la flexion ou de l’extension du rachis. En un mot, il fait de la mobilisation active et la musculature lombaire reprend confiance, de telle sorte que les contractures cèdent pendant quelques heures, en attendant qu’elles abandonnent complètement la région.

Malheureusement la guérison ad inlegrum est l’exception et les fibres charnues conservent un état de myosite chronique latente qui les rend sensibles et aptes aux ruptures.

Physiothérapie. IIP

DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION

Torticolis.

Un grand nombre de causes peuvent être signalées dans le torticolis, si on ne considère que la position vicieuse de la tête sur le tronc; mais nous ne pensonspasparlerd’intervention massothérapique pour le mal de Pott sous-occipital, ou les luxations de l’atlas ; ce sont là des torticolis secondaires à d’autres maladies bien différentes de celles qui nous occupent. Nous abandonnerons môme les torticolis secondaires à des inllammations profondes du pharynx, à des amygdalites, à des troubles dentaires, etc., qui peuvent être améliorés par le massage, mais ce ne sont pas là les myosites qui nous intéressent.

Pour ne pas revenir sur le torticolis, après avoir parlé delà myosite primitive à forme aiguë, nous indi(juei’ons nos moyens d’amélioration des formes clironi(jues lentes, le plus souvent consécutives à des contractures d’intluence nei’veuse.

Coii!si(léi*atioiis aiiatoiiio-pliysioloi^iquesïàiirle cou. — La région cervicale peut être considéréecomme l’oi'gane de mobilisation de la tète sur le corps. Elle [)résente un S(|uelette solide, peu mobile dans sa partie inférieure, très souple au contraii'e à son extrémité supéiieure. Ce sont les sept vertèbres cervicales, formant une colonne cervicale assez courte chez l’iiomme, qui constituent une tige osseuse souple par la superposition des corps vertébraux et un canal articulé (jui contient la moelle épinière. En haut les deux dernières vertèbres, l’atlas et l’axis s’articulent par une troclioïde qui leur permet de faire tourner la tête de près d’un demi-cercle. Enfin l’atlas reçoit sur ses masses latérales les deux condyles de l’occipital ([ui permettent des mouvements de flexion et d’extension, et d'inclinaison de la tète; la souplesse de la colonne cei'vicale donne une plus grande étendue à tous C(iS mouvements.

Une grande (juantité de muscles meuvent ces articulations : les uns sont profonds, petits, et sont moteurs de chaque jointui’e, mais les autres beaucoup plus volumineux ont une action plus générale. Leur contraction assure cliacjue mouvement de la tête. Ces derniers muscles sont, d’après leur fonction, situés dans les régions les plus éloignées des jointures ; ils sont donc superficiels. (ïe sont ces muscles qui, chez les gens amaigris, chez les contracturés, font saillie sous la peau, le sterno-mastoïdien etle trapèze. D’autres muscles com})lètent leur rôle, mais nous les atteignons difficilement; ils renforcent l’action du sterno et du trapèze : on peut donc les négliger, car notre intervention sur les deux premiers suffira ]>our régulariser toute la musculature du cou.

Le sterno est dirigé obliquement de la fourclieile sternale et de

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