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ATROPHIE MUSCULAIRE PROGRESSIVE

pressions moyennes le matin, afin de stimuler la fibre musculaire. Ap rès plusieurs mois d’ataxie, les membres conservent constamment leur état de contracture, jusqu’au jour où apparait la période paralytique.

Troisième période. — La sclérose s’étend sur toute la moelle et apparaissent les phénomènes de paralysie et de phtisie vertébrale. Notre intervention n’a plus qu’un intérêt de soulagement pour le malade, car nous ne pouvons plus espérer prolonger l’usage de la fonction locomotrice par quelque artifice de rééducation, puisque nerfs moteurs et sensitifs refusent tout travail.

Atrophie musculaire progressive.

S’il est une affection du système nerveux pour laquelle le massage soit de toute indication, en dépit de son évolution sûrement progressive, c’est bien l’atrophie musculaiie dont les symptômes n’ont de variétés que dans le choix des premiers muscles frappés, et dont la marche est plus ou moins rapide.

Le muscle perd peu à peu sa vitalité; il diminue de volume par hypoplasie et hypotrophie et se réduit à quelques fibres envahies de graisse. Mais la lésion, bien que s’adressant au muscle, n’est pas d’origine musculaire; elle est due à la disparition du centre trophique de ces fibres charnues, aux cornes antérieures de la moelle. Notre action devient alors bien atténuée dans ses effets, car en dépit de nos soins pour conserver la vitalité du muscle, celui-ci ne se nourrira plus, puisque sa direction trophique lui manque.

Cependant l’expérience semble être en faveur de l’intervention massothérapique, mais très légère, avec mobilisation et exercices en raison de la résistance de la fibre charnue. Une première distinction est à faire entre l’état d’un muscle et celui de son antagoniste; au médecin revient le rôle d’équilibrer la fonction.

A la main, l’extenseur propre du pouce s’oppose aux muscles thénariens : il attire le pouce en arrière, parce que les opposants trop faibles ne font aucune résistance; le programme est alors tracé : Modérer l’action de l’extenseur propre du pouce, et ranimer le plus possible l’éminence thénar.

La gymnastique régulière des mouvements situés sous la dépendance des muscles en voie d’atrophie donne les meilleurs résultats. Ce sont des exercices de mobilisation exécutés lentement avec ou sans participation active de la part du malade.

DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION

Paralysie infantile.

(Vesi en réalité la variété aiguë de l’atrophie iniiseulaire progressive, cependant elle a sur la précédente un avantage sérieux; les lésions ne sont }>as progressives et d’emblée le ])lus grand mal est fait.

La réparation peut donc espérer beaucoup, surtout si elle est tentée de bonne heure, alors (jue les troubles secondaii'es aux lésions médullaires, atrophie du muscle, ariét de dévelo})pement des (issus, des organes, ankylosé, etc.,, n’ont ]>as encore délruit les organes d’un ou deux s(‘gments du membre.

Loi‘S(|ue notre intervention a été comiuencée (ardi\ement. apirs plusieui's années, nous avons obtenu sur les limites dés régions malades des lonctions musculaires (ju’on aurait pu croii*e à jamais |)erdues. bluand nous avons eu riieiirciuse fortune d’agir sur des malades 11‘ès jeunes, par consé(|uent alors rpie, l’évolution aigui^ était relatixement récente, nous avons nmiaïqué (jue les tioubles lroj)hi(|ues étaient singulièrement diminués d’inbuisité. Les os ne devenaient jamaisaussi grêles que chez les petits intirmes (|u’on nous présente à l'age d(‘ dix ans.

11 est à [)eu |)rès certain ([ue les centres tro|)bi(pjes médullaires, voisins de ceux (pii ont été détruits, suj)|)lé(‘nt alors c(iux qui ont dégénéré et, comme b‘s lésions sont (mcoii» peu mar(iuées, la réparation s’organise avec plus de facilité, de nouveaux centies trophiques se réédu([uen(. Il doit bien en étiT ainsi, puis([ue mènu» dans les cas de paralysie pres([ue totale d’un siîgment de membre, si l’os de ce segment se brise, il se répare au moyen d’un cal osseux très solide dans le minimum de teni[)S.

Notre intervention précoce laisserait, à notre avis, peu de traces de l’atfection. L’enfant est donc massé doucement sur tout le corps, dès (}u’on reconnaît quelque faiblesse musculaires mal explicjuée sur quelque région du corps, à l’occasion d'une tentative de marche, ou si un bras tombe inerte dès qu’on l’abandonne; ces massages avec mobilisation passive sont institués quotidiennement. Après (rois ou quatre séances, les muscles atteints sont alors bien nettement reconnus et c’est à eux (jue s’adressera notre sollicitude.

Dès que quelques mouvements actifs semblent se produiiT dans ce territoire malade, des mouvements sollicités chez cet enfant exercent activement les corps charnus atrophiés.

Les progrès sont alors en raison directe de la docilité et de l’intelligence de l’enfant ; les muscles peu atteints reiM'ennent une bonne partie de leur vitalité.

Lorsque le territoire malade estassez étendu, le traitement envahit

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