MASSÂ.GE ET MOBILISATION DANS LES MALÂ.D1ES DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE
Œdème.
Nous ne considérons (pie les œdèmes nullement, inflammatoires, (ju’ils soient dus à des troubles de circulation générale (cachexie, cardiopathie, né})hrite, etc.) ou à une mauvaise circulation des membres (varices, immobilisation, etc.).
C’est le gonflement du tissu cellulaii*e, plus ou moins abondant, débutant d’abord autour des malléoles, gagnant peu à peu, diminuant dans le décubitus : le doigt laisse son empreinte (godet) sur les tégumenls ([u’il déprime.
Notre rôle est surtout mécaniipie, ({uoique nous puissions espérer mieux de la massothérapie, comme nous l’indiquerons ultérieurement. La peau fragile demande le pins souvent de grands ménagements, surtout chez les variqueux qui ont eu des ulcères. Aussi conseillonsnous dans Lœdème bilatéral de masser chaque membre alternativement.
Le malade étant jjlacé dans le décubitus, les pressions en anneau sont dirigées le long des loges musculaires, en évitant les grosses veines superficielles. Autant que possible le traitement est exécuté le soir, afin que l’elTet du massage se continue pendant la nuit, si le malade peut s’allonger.
Le tiaitement ne doit pas durer plus de quinze séances quotidiennes, les suivantes s’espaçant déplus en plus, etlemalade autant que possible ne prend la position verticale que pour exécuter les quelques pas prescrits ; la station assise n’est autorisée que pendant peu de temps. D’ailleurs il existe aussi une sorte de rééducation des vaisseaux qui exige un entraînement très lentement progressif. D’heure en heure les exercices d’assouplissement alternent avec les périodes de station assise; le l’este du temps le malade allonge les membres inférieurs alternativement, si la respiration est gênée par la position couchée.
L’action mécanique du massage est évidente, mais elle n’est pas