‹ KinésithérapieChapitre 77 sur 198 · AFFECTIONS CARDIAQUES · texte numérisé non relu

AFFECTIONS CARDIAQUES

unique puisque l’amélioralion s’annonce par une diurèse de plus en plus abondante, qui démontre un effet réflexe viscéral.

Affections cardiaques.

Massage du cardiaque. — Toute cardiopathie est améliorée d’un traitement de massage qui a pour but d’agir sur la musculature générale ; la tension artérielle profite de la plus grande activité de la circulation musculaire. Huchard l’assimile à une saignée sans en avoir les inconvénients. Aussi les exercices passifs et actifs sont-ils indiqués de façon méthodique et on assiste au réveil des diverses fonctions nutritives, à la régularisation de la respiration, à une augmentation de l’urination, à une reprise de la santé générale.

Les pressions de massage doivent être légères, surtout à la paroi abdominale, où elles peuvent suffire d’ailleurs. Cependant nous conseillons de généraliser les pressions aux différentes loges musculaires du corps. La durée du traitement ne doit pas excéder un mois; s’il est nécessaire, plusieurs séries seront ordonnées à quelques mois d’intervalle. Chaque séance ne durera pas plus de quinze minutes de massage et cinq minutes d’exercices divers. Ceux-ci sont répétés souvent dans la journée, mais leur durée ne dépasse pas deux minutes : ce sont surtout des exercices d’assouplissement des membres inférieurs, des marquages de pas, des mouvements d’inspiration, d’élévation des bras, etc.

Asystolie. — Certes cette thérapeutique donne des résultats intéressants et assez fidèles, mais les cardiaques se présentent parfois à nous dans des conditions moins avantageuses ; nous voulons parler des asystoliques. Devons-nous les abandonner à la digitale et à la théobromine ? Ne pouvons-nous rien pour eux?

Après des expériences tentées à l’hôpital Bichat en 1893, où je soignai quelques asystoliques par des pressions de moyenne intensité aux membres inférieurs fortement œdématiés, j’abandonnaf cette méthode qui ne me donna aucun résultat appréciable. J’eus depuis l’occasion de renouveler ces expériences : mais cette fois, plus imbu de faction réflexe des pressions massothérapiques, je me mis dans de meilleures conditions pour réussir. Je m’adressai en effet aux membres supérieurs, dont les téguments, nullemert tendus par l’infiltration sous-cutanée, jouissaient de toutes leurs facultés d’organe sensible. Les terminaisons nerveuses, subissant au mieux l’influence massothérapique, transmettaient aux centres nerveux médullaires et sympathiques f impression suffisante pour rendre à la fibre cardiaque sa vitalité et sa régularité.

DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION

Dès que le malade commenrail sa diurèse, tous les symptômes congestifs cédaient et peu à peu Fcedème diminuait pour disparaître, [in traitement massolliérapique général avec mobilisation répétée à un ou deux mois d’intervalle donnaitau cai’diaijue plus de résistance.

Massaj^e du cœur. — Le cœur a été massé dans des circonstances spéciales, que nous signalons, pour être complet, mais que nous ne recommandons ([ue si de semblables occasions se présentent (1).

Pendant des intei'venlions abdominales ou thoraciques, des chirurgiens ont employé le massage du couir, alin de faii’e conti*acter le muscle cardiaque dont les battements venaient de cesser par* intoxic a l i O n c h 1 o i‘o fo i • m i q u e .

ApiTS incision du ])éi icarde, soit ])ar le centre pbréniijue, soit par l'éseclion des côtes el fausses côles, la main saisissait la pointe du co'ur el imj)i'imail alternativement des mouvements de pression et (le dépression.

Dans des traumatismes violents, avec écrasement du (lioiax ou l)laie du comr pai‘ insiruments ])i(|uants et tranchants, il y eut encore* de semblables lentativcs. Les résultats ne furent i>as brillants ; toutefois, il y eut des cas heureux, (|ui suflisent à imposer une telle interveni ion dans les cas dési'spérés.

Varices.

La circulation veineuse des membies inférieui-s, très défectueuse dans la station verticale ou assise, se rétablit aussitôt ([ue les muscles de la marche fonctionnent ou (jue le coi'ps est allongé dans le décubitus.

La pesanteur est donc l’obstacle au cours du sang et c’est l’action musculaire (jui aide à lutter contre son influence fâcheuse. Malheureusement notre civilisation nous oblige à surmener nos veines des jambes ; les convenances sociales nous forcent à restei’ debout ou assis, alors que tous les animaux se couchent, dès qu’ils ne marchent plus, j)ar besoin physiologi([ue.

Aussi cette hygiène déplorable de nos veines des jambes aboutit à des troubles d’ordre mécanique d’abord, mais qui bientôt se compliquent de lésions trophiques.

Dans une première période, les veines pi-ofondes se dilatent seules ; puis peu à peu les anastomoses intramusculaires deviennent variqueuses et enfin toutes les veines du membre sont atteintes. — C’est d’abord une dilatation régulière, puis chaque grosse veine devient

(D Voyez pour plus de détails l'article de Cautru, Kinésithéraj)ie alKlominale, j)age il1.

Page 1