MASSAGE DE LA EACE
lèvre supérieure ; le buccinateur à direction horizontale met les joues en contact avec les grosses molaires, ramenant ainsi les aliments sous les dents pendant la mastication.
Enfin deux muscles masticateurs assez importants, visibles sous la peau par leur saillie chez les gens amaigris, doivent encore nous être connus.
Le masséter, rectangle dirigé de la partie antérieure de Fangle de la mâchoire inférieure à l’arcade zygomatique, est un muscle puissant, formé de fibres moitié tendineuses, moitié charnues, souvent contracturé (trismus) dans certaines affections buccaies et surtout dans le tétanos, en rapport avec la glande parotide ; c’est à la partie moyenne de son bord antérieur que l’on trouve le canal de Sténon.
Le temporal s’insère sur toute la fosse temporale et descend, en rassemblant ses fibres, pour se fixer par un fort tendon à l’apophyse odontoïde du maxillaire inférieur. Ces deux muscles sont élévateurs de la mâchoire, ainsi que deux autres muscles inaccessibles, mais qui ressentent les effets du massage des deux muscles masséter et temporal, quand on les a soignés. Tous quatre sont innervés par la branche motrice du trijumeau.
Les artères de la face sont l’artère faciale et ses branches qui s’anastomosent avec les diverses artères voisines, branches de la linguale et delà maxillaire interne. La faciale traverse obliquement la face (fig. 64) de l’angle de la mâchoire à la dépression nasojugale.
Les veines se rendent à la faciale qui suit le trajet de l’artère; des branches anastomotiques vont gagner la fosse zygomatique, l’orbite, etc. ; il est donc possible d’avoir une décongestion immédiate de la face ou du crâne par ces anastomoses avec les nombreux plexus veineux profonds.
Le nerf facial, dans sa partie extracranienne ou mieux faciale, contenu dans la glande parotide, donc inaccessible, se divise de suite en deux territoires qui vont innerver les divers muscles de la face.
Le nerf sensitif est la 5° paire crânienne, ou nerf trijumeau. La branche ophtalmique de Willis donne le frontal, dont les deux branches interne et externe passent par les trous ou échancrures sus-orbitaires, et les deux autres branches sont l’une nasale etl’autre lacrymale.
Le maxillaire supérieur, après avoir fourni nombre de branches aans les sinus de la face et les fosses nasales, ainsi qu’au palais et au maxillaire supérieur, sort par le trou sous-orbitaire et se divise en un pinceau de filpts à direction degcendante en éventail. Le maxih Physiothérapie, III. 14
DAGnON. — MASSAGE ET MOBILISATION.
laire inférieur vient se terminer, en sortant du trou nientonnier au moyen de filets peu importants par rapport aux autres branches que ce gros nerf abandonne en route ^dentaii e, lingual, etc.).
Tels sont les (juelques considérations nécessaires à se remémorer pour le massage de la face; nous pouvons faire retnarquer que le nerf frontal en se divisantdicholorniquement est accompagné par des divisions de la veine frontale; et que des |)ressions descendantes en forme d’éventail s’étendant de la ligne des cheveux au trou sus-orbilaire ou à l’angle externe de l’orbite, masseront à la fois le muscle IVontal, les veines du frontel les blanches de l’ophtalmiijne (|ui nous sont accessibles.
D’autre [)art, dansla joue, lous les organes se dirigent obliquement de l’angle de la mâchoire vers l’angbi interne de l’oibite (artère, veine, muscle zygomaliqm^), ou bien fontpartiede la direction radiée i[ui part du bas de la face pour aboutir au trou sous-orbitaire (nerf maxillaire supérieur, élévateur des lèvi’es, etc.).
Teeliui(|ue du niawsajîe. — On peut donc en conclure i{ue pour agir avec utilité sur les organes et tissus de la face, mieux vaut la diviser en (|ualr(‘ régions, deux de cbaiiue coté : une supérieure frontale et um* inférieure jugale.
La région frontale est massée au moyen de pressions qui partent de la limite supérieure du front et se i*endenl en se réunissant en deux groupes, un premiei- antérieur, suivant le territoire du nei*f frontal et de la veine frontale au trou sns-orbitaire, et un second, latéral, jiartant de la partie antérieure d(* la fosse temporale et se dirigeant vers l'angle (‘xteine de l’adl, à la loge de la glande lacrymale, suivant le territoin? du nerf lacrymal et les veines (pii l’accompagnent.
Enlin cette région supérieure [leut être visitée entièrement par nos pressions de massage, à comtition de suivre de bas en haut le muscle temporal, en partant du pourtoui’ de la fosse temjiorale pour se rendre à la partie antérieure de l’articulation temporo-maxillaii’e. Cette pression agit aussi sur la veine temporale superficielle, origine de la jugulaire externe.
Tous les organes de la région jugale sont massés simultanément par une série de pressions en forme de triangle à sommet situé au niveau du trou sous-orbitaire. C’est là qu’aboutissent toutes les manœuvres. Les pressions sont horizontales, obliques, verticales, dirigées d’abord de l’articulation temporo-maxillaire, puis de l’angle de la mâchoire, de la commissure latérale, enfin de la narine correspondante.
Seul le muscle masséter n’a pas été rqassé par ces pressions