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AFFECTIONS CUTANÉES

radiées : suivant alors ses fibres verticalement, de l’arcade zygomatique vers l’angle de la mâchoire, on exerce une action plus profonde sur ce muscle, dont on évite le bord postérieur, pour ne pas contusionner la glande parotide.

Des mouvements de la mâchoire sont exécutés après ce massage; mais la mobilisation a ici moins d’importance. Cependant quelques exercices respiratoires terminent avec profit une séance de massage de la face.

Nous avons décrit le massage de la face en cas d’action sur le système nerveux, sur la circulation, sur la musculature de la région. Mais quand il y a lieu de soigner les os du nez, l’arcade zygomatique fracturée, etc. les manœuvres s’inspirent des symptômes particuliers qu’on observe : on masse l’os, puis, en dehors de faction locale, la décongestion de la face est obtenue par les indications précédentes ou, pour mieux dire, après avoir fait le nécessaire sur la région atteinte (peau, os, etc.), il faut compléter son intervention en utilisant toutes ses ressources massothérapiques.

Affections cutanées.

Nous n’avons pas la prétention de décrire toutes les maladies delà peau qui siègent à la face, mais nous pouvonsles grouper pour donner des indications générales de traitement.

Constituons un premier groupe de malades qui ne présentent que des troubles légers des téguments et chez lesquels il suffit de quelques soins hygiéniques pour obtenir une grande amélioration. Le secondgroupe comprend les eczémas, les érythèmes, fherpès, l’acné, etc. Nous rangeons dans le troisième groupe les malades atteints de cicatrices indélébiles, consécutives à des lésions profondes du derme (variole, ecthymas, etc.). Enfin un quatrième groupe comprend les malades dont les téguments présentent des troubles circulatoires, depuis les simples varicosités de la peau (couperose) jusqu’aux tumeurs vasculaires (nævi, etc.).

Hâle, taches de rousseur, etc. — Certaines personnes, peu soucieuses des qualités plastiques de la peau de leur face, l’exposent aux injures du vent, du soleil, et on voit fextrême différence que peuvent présenter les téguments d'une citadine jalouse de la blancheur de son teint et lapeau d’unefemme des campagnes brunie par les rayons du soleil auxquels elle s’expose tout le jour.

Le manque d’entretien et l’absence des soins hygiéniques de la peau sont les principales causes de cette pigmentation irrégulière et excessive ; et, çomnie on peut constater che? des enfîints peq

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MASSAGE ET MOBILISATION

soigneux de leur personne, que la peau de la face conserve le liàle qui flélrit la jeunesse de leurs traits, il est parfois nécessaire de conseiller à des parents d’obliger ces adolescents à suivre les préceptes utiles en leur cas; plus tard les pigments épidermiques se fixent, les désordres circulatoires ])ersistent et on ne saurait l’etrouver les qualités esthéti(iues de la peau ainsi compromises.

Les variations de lumière, le vent sont les principales causes; mais il en est d’autres, tels les changements brusfjues de température, le lavage à l’eau trop chaude ou trop froide qui congestionne tout à coup la face, les elfoids de respiration, h‘S exagérations de sport, la longue course à bicychdle sur teri-ain fortement ascendant, la natation Iroj» ]nolongée et surlout à la mer, où le froid de la vague se joint aux elforts de l’exercice, pour donner à la face cette coloration violacée, (pii persiste longtemps aj)i’ès le bain, la course ti’op prolongée; nous cilonsainsi les diverses causes de surmenage d’ins])iration prolongé!; (pii se ti’aduit d’abord pai* une hyj)ertension veineuse |)ouvant même aller jus(|u’à l’insuflisance ti icus])idienne ; aussi est-il bon de prévenir tel jeune homme (jui s’entiaîné à demeurer longtemps enti-e deux eaux, de la gravt' coiujilicalion cpii le menace.

Les ])arents doivent surveilh'r c(; coté de l’éducation chez leurs enfants; la jeune tille, soucieuse <h; la fraîclumr de son teint, évite le soleil et le vent; il faut lui conseillei- h; voile, l’ombrelleque les adolescentes trouvent encombrants, (l’est aux mères à édmpier leursenfants à se lavera l’eau tiède chaque matin, à éviter lesvètementsqui gênent la circulation et la resj)iration ; à leur enseigner la modération dans leurs jeux, en usant de l’amour-propre, de la coquetterie, (ju’il vaut mieux développer chez les enfants enclins à la négligence.

Ce sont ces jeunes tilles indolentes, ces jeunes femmes trop peu coquettes, que des empiriques ont améliorées j>ar ce (pi’ils ont désigné sous ce nom grotesque de massage de ki beauté ; certainement (pi’en obtenant déjà d’une jeune fille qu’elle abandonne toute cause de pigmentation de sa ]>eau, de congestion de la face, on améliore son aspect et si on exécute un massage méthodifpn; sur ces téguments pour rétablir les désordres d’une circulation trop souvent irrégulière par congestion des vaisseaux, si au besoin quelques pustules d’acné ont été guéries des effets de ce massage et de soins locaux, jusqu’alors ignorés ou dédaignés, à une peau plus ou moins halée fait suite un teint plus en rapport avec l’âge et le sexe de la jeune fille.

Le traitement se résume donc ainsi : I^endant trente jours, massage quotidien de la face suivant les indications générales déjà prescrites, avec quelques exercices respiratoires. — Éviter tout s})ort, sauf une marche à pas réguliers, bien cadencés, maisnon accélérés, pendantuiu'

ECZÉMAS, ÉRYTHÈMES.

demi-heure avec un vêtement souple, la figure voilée, sur un terrain plat, bien abritédu ventet du soleil, avantle repas ou quelquesheures après, à une heure où la température est plus clémente en été ; en hiver se promener moins longtemps et un peu plus vite. L’alimentation sera peu substantielle pendant quelques semaines, ne manger delà viande qu’une fois par jour ; ne boireque de l’eau rougie de peu de vin, ou des infusions de thé très légères, de camomille ou de tilleul. Aller àla garde-robe au moins une fois par jour, et tous les huit jours prendre un verre d’eau purgative. Ne pas travailler longtemps de suite, et surtout la tète basse; lire dans le décubitus. Vérifier s’il est nécessaire de porter des lunettes. Dormir pendant huit heures au maximum, la tète soutenuepar un simple traversin : ne jamais s’endormir les bras sur la tète, ne pas se couvrir avec exagération et éviter la chemise qui serre le cou, en un mot prescrire tout ce qui peut aider la circulation de la face, si facilement déséquilibrée.

Ces divers préceptes hygiéniques sont d’ailleurs utiles à connaître pour tous, en dehors de toute nécessité de massage. Le médecin les recommandera chaque fois que la circulation défectueuse (névralgies, migraine, etc.) nécessitera une intervention cinésique.

Eczémas, érythèmes, etc. — 11 s’agit, chez ces malades, d’affections cutanées qui compliquent souvent l’état précédent, car lehâle persistant occasionne f eczéma et l’érythème facial, et fabsence des soins de la peau favorise les inoculations des pustules d’acné d’une région à une autre.

Le massage général de la face complète le traitement local ordonné par le médecin qui soigne l’affection cutanée au moyen de quelque pommade ou de quelque emplâtre, et qui a pu demander que ce topique fût appliqué au moyen de pressions de massage. Le but alors varie : on désire aider l’évacuation des pustules d’acné, par exemple; d’autres fois le topique devra être répandu sur les téguments avec insistance pour qu’une partie en soit absorbée par fépiderme, débarrassé de son stratum corneum. En dehors de ces manœuvres mécaniques, on exécute le massage de la face, afin de favoriser la circulation.

Est-il besoin d’ajouter qu’en cas d’eczéma ou d’érythème, ces pressions s’adressent à des régions saines ? Et si la face est presque entièrement malade, le massage, exécuté dans un but physiologique pour agir sur la circulation générale, choisit une région quelconque du corps où les pressions réveillent les réflexes utiles, la paroi abdominale par exemple, ou mieux une région plus proche de la face, c’est-à-dire les deux épaules et le cou : ce dernier massage aurait ici comme principal effet d’aider la circulation de la tête entière

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MASSAGE ET MOBILISATION

par son action mécanique sur tout le système des veines jugulaires.

Cicatrices dermiques (variole, ecthynias, etc). — Les malades convalescents de variole présentent des cicatrices dont la dépression s’accentue de plus en plus, jusqu’au jour où elles ont acquis leur disposition définitive. Comme toutes cicatrices, elles ]>assen( |»ar des états de plus en plus fibreux ; pai‘ conséquent, au début les éléments sont encore peu organisés. Aussi l’idée est-elle venue de masser ces cicatrices pour retarder les pi’Ogrès de la sclérose et régulariser la surface du derme.

Les résultats n’ont pas encore été bien concluants, cei)endant ce massage est fort judicieux el peut-èli’e, commencé plus tôt, agirait-il avec i)lus d’eflicacité, car, clu'z une jeune tille, les pressions avaient été entreprises de très bonne heure, alors que bien des croûtes sèches recouvraient encore le fond des i>ustules; or, à la tin du traitement, on constata (pu* les cicati ices étaient à peine visibles et très légèrement déprimées. Le massage avait été continué pendant deux mois chaipie jour.

On [»eut de même employer ce massage pour des cicatrices d’anthrax, d’ecthymas, ou toute lésion cutanée laissant une cicatrice l»lus ou moins adbéienti; aux ])lans j)rofonds; en ce dernier cas, des pressions circulaires, exécutées avec la |)ulpe de l’index ou du médius, ont [)our elfet de détacher le fond de la cicatrice des tissus (|ui ont tendance à l’entraîner et sont causes de leur dépression.

Tumeurs vasculaires (uîcvi, etc.). — Notre action est bien limitée dans certains cas de tumeurs vasculaires. Il est bien cei*tain (|ue nous ne j)ouvons guère espérer rétablir ré(pjilibre circulatoire dans la face de ces malades (]ui présentent une partie de leur figure cà peu près régulière, tandis (pie l'autre partie en diffère par une coloration bleue, violacée (tumeur veineuse), rouge, rosée (tumeur artérielle) suivant ([ue les petits vaisseaux (jui ont proliféré étaient plutôt artériels que veineux, ou récipro([uement ; ces tumeurs sont ([ueLpiefois saillantes et foiment des bosselures, quand de gros vaisseaux les constituent ; mais le plus souvent elles soulèvent à peine la surface des téguments. Les pi'essions les réduisent, quand elles sont irrégulières, atténuant leur coloration, et même les font complètement pâlir, quand elles ne sont en rapport qu’avec un seul gros vaisseau ; les autres caractères de cette tumeur n’ont pour notre intervention qu’un intérêt beaucoup moindi e.

Nos manœuvres de pressions sont bien insuflisantes sin* de semblable affections : elles peuvent arrêter leur développement, mais d’autres traitements plus actifs sont à tenter i>our amener la guérison, les cautérisations, l’excision etc. Toutes ces méthodes trouve-

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