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CICATRICES

ront dans la massothérapie un auxiliaire précieux, pendant ou après le traitement.

Quand les nævi sont petits, quand les enfants nous sont présentés de bonne heure, le massage par pression digitale ou manuelle donne de meilleurs résultats. Pendant plusieurs périodes de vingt jours, on soigne quotidiennement le petit enfant, la tumeur sanguine est comprimée cinq à dix minutes; ces manœuvres se font par pressions progressives de deux secondes avec compression plus prolongée sur le vaisseau principal qui communique avec la tumeur. 11 y a ainsi évacuation et diminution de volume; ces pressions agissent sur les fibres cellules des parois vasculaires et sous le doigt on sent la tumeur devenir à la fois plus petite et plus dure. Si le nævus a des dimensions minimes, la pression est moins méthodique, une simple compression suffit.

Après cette manœuvre, on maintient la compression avec un pansement, si possible, avec la main d’un aide, s’il est nécessaire, et on masse la face et le cou. De temps en temps la compression est continuée par des pansements, mais ils ne sont jamais maintenus plus de cinq heures pour permettre la rééducation circulatoire.

En dehors de ces tumeurs vasculaires, il existe à la peau de certaines régions de la face des lésions des vaisseaux, sortes de varicosités cutanées ; développées surtout à fextrémité du nez, aux joues, aux paupières, aux pavillons des oreilles, elles colorent spécialement ces parties de la face et leur donnent un aspect disgracieux, pour lequel les malades viennent nous consulter. Ce sont, pour les uns, des troubles des nerfs vaso-moteurs qui ont causé la dilatation des artérioles de la peau et à la suite le développement du réseau capillaire; pour d’autres, la congestion veineuse aurait amené la dilatation en amont. Les deux théories peuvent avoir raison, car la coloration n’est pas identique chez tous les malades.

Le massage de la face est indiqué, mais il faut surtout rechercher la cause de la stase capillaire pour donner à ces vaisseaux une hygiène spéciale qui corrige à la longue lés troubles circulatoires des malheureux couperosés.

Cicatrices.

A la face, les cicatrices sont plus ou moins importantes, parce qu’elles sont plus ou moins visibles. Cependant nous pouvons les grouper en superficielles et profondes, suivant que seule la peau est intéressée ou que les régions profondes participent à la déformation.

Les cicatrices superficielles sont consécutives à des lésions cutanées, une plaie, une pustule, un abcès, etc. Les cicatrices planes forment

DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION

des lignes plus on moins régulières dont les mieux placées sont parallèles aux rides pliysiologi({ues et se confondent avec elles (front, sillon oi'bilo-malaire). Les chirurgiens qui ont des opérations à faire dans les régions diverses de la face, choisissent la place de la future cicatrice, et c’est là un talent tout s[)écial(iue de savoir bien cacher une cicatrice dans les sourcils, dans une ride.

I^es déiiressions dei iniipies dues à des furoncles, des anthrax, des lésionsde ru[)ia, d’eclhyma, etc., sont plus visibles, suitout après une longue suppuration. Lien des cicatrices jieuvent être améliorées, (.es cicatrices sont mobiles sur les plans profonds, elles sont souvent irrégulières, et jiarfois de (einle roiigeàtre ou violacée, à cause de varicosités cutanées veineuses.

Notre interveni ion n’a d’iililité (|ue chez les derniers malades, car nous pouvons atlénuer la coloralion irrégulière des téguments ; mais mieux vaut ne^ias intervtmir pour les cicatrices elles- mêmes; d’ailleurs, à la face comme sm* le corps et surtout à la l’égion cervicale, toute cicatrice assez régulière, et plus particulièi ement chez un adolescent, doit être lespectée ; elle lient jiar l’excitation devenir chéloïdienne.

Nous n’en (liions pas autant ])our les cicatrices adhérentes aux plans profonds (nécrose du frontal, listules lacrymales, fracture des os du nez, etc.).

Les jiressions répétées sur ces régions auti’efois malades assou- })lissent les tissus et permettent leur glissement, (’.eltc mobilité a son importance, non seulement au point de vue plastique, mais encore dansun but fonctionnel. Ainsi des adhérences de la peau périorbitaire peuvent être causes de conjonctivites fréijuentes dont la répétition amène des complications du C(Hé de la immée et de l’iris. Rien des séances de cathétérisme du canal seraient épargnées aux malades atteints de fistules lacrymales, si on les massait avec soin après issue des exsudats des tumeurs lacrymales.

Déformations osseuses.

Elles sont consécutives à des traumatismes (accidents ou opérations) ou d’origine congénitale.

Certains enfants viennent au monde avec des irrégularités de la face, conformation particulière du crâne, os propres du nez déviés, maxillaires supérieurs non symétriques, etc. Nous ne parlons pas du bec-de-lièvre (peut-être le massage pourrait-il aider la chirurgie, mais aucune tentative n’a été faite).

La plupart de ces déformations disparaissent ajirès (|uelques jours, quelques semaines : l’enfant (pii avait un crâne très allongé ]iar suite d’un accouchement pénible possède une tête fort régulière à

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