PARALYSIE FACIALE
temporal, lingual, dentaires et mentonnier caractérisent lanévralgie de la branche inférieure : la salivation (action réflexe du lingual sur la corde du tympan) s’ajoute aux troubles de la parole, de la mastication et de la déglutition.
Chaque localisation demande des soins spéciaux, au point de vue du massage, delà mobilisation et des exercices. Maisla massothérapie n’a rien d’absolu, comme d’ailleurs tout traitement local, car les lésions sont souvent très profondes et le massage de la branche ter minale d’un nerf ne saurait avoir d’action sur l’origine du tronc nerveux comprimé à sa sortie du crâne. Bien mieux, des résections de la cinquième paire à la sortie de l’encéphale n’ont amené aucun soulagement.
Cependant le massage calme par ses effets circulatoires les états paroxystiques et espace les crises. Nous recommandons dans les ' variétés delabranche inférieure de masser avec soin lemasséter elle temporal qui sont en général contracturés et de faire exécuter des mouvements de la mâchoire inférieure.
Contracture des mâchoires : trismus.
Les muscles de la face et particulièrement les masticateurs entrent en contracture dans bien des circonstances; mais c’est surtout au début du tétanos que s’observe le trismus, car il ouvre la scène et ce n’est qu’après son apparition que surviennent les raideurs de la nuque et de la face, et l’opisthotonos.
Malgré tout le bienfait que l’on peut retirer de pressions trèslégères dans les contractures, nous conseillons la plus complète abstention dans le tétanos, car la moindre intervention pourrait être cause d’un état paroxystique avec secousses très douloureuses.
Mais dans les cas de contractures des masticateurs, consécutives à des affections aiguës du pharynx, des amygdales- ou à des névralgies àpoint de départ dentaire, des pressions de simple contact ou des caresses très légères des régions temporales etmassétérines donnentdes résultats immédiats qui se surajoutent heureusement aux calmants divers qui ont été prescrits. Au massage on joint la mobilisation de l’articulation temporo-maxillaire et celle de la colonne cervicale, car les muscles du cou participent en général à la contracture de toute la région.
Paralysie faciale.
Nous avons pensé que nous devions plutôt placer dans ce chapitre notre mode d’interveptiopdâns la paralysie faciale; car la disposition
DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION
des muscles (le la face ne nous permet pas de masser chaque corps charnu, comme nous conseillons de le faire pour toute ])aralysie d’un nerf moteur. En massant la face en général, comme nous l’avons indiqué, les divers muscles importants auront été influencés par nos pressions diverses, alors que nous chercherions en vain à préciser nos pressions sur cha([ue petit corps charnu.
Nous savons d’autre part que le nerf moteur doit être suivi par notre doigt dans nos manceuvres, en cas de paralysie motrice ; or, le nerf facial est i)rotégé dans prescpie tout son ti'ajet |)ar un canal osseux ou par la [>arotide, et nous n’atteignons que ses hi-anclies terminales, alors (|u’elles devienmmt intra-musculaires,
(i’est dans la paralysie faciale d’origine périphéri([ue, dans la forme dite a frigore, (jm* nos résultats sont les plus certains, car la guérison est de ivgle; nos manamvres empêchent la dégénérescenc(i musculaire et donnent h; tem|)s an nerf de réparer sa lésion. De plus les sympt(")mes sont atténués : il est évidtmt qu’il n’y a [)lus d(‘, raison pour (pie réjiijihora cause h‘ dessèchement et rinllammation de la conjonctive, piiis(pu‘ his muscles des pau|)ières fonctionnent positivement; il n’y a plus de raison pour (pie les lésions hucconasales s’installent, cai‘ le massage remédi(!au\ troubles consécutifs à la paialysie du huccinateur et de tous les autres muscles moteurs des lèvres et de l’aile du nez.
La contractilité él(^ctri(jue persiste |)res(ju(; intacte cliez les malades (pii sont massés depuis (piehpie temps, même si la paralysie est grave.
Lors(pie la paralysie est d’origine intratemporale, à ces troubles s’ajoutent ceux du goût et de l’ouïe; le massage a moins d’action sui* ces derniers accidents, mais les atténiuî toutefois. Enfin dans les formes centrales, bulbo-protuhérant telle ou corticale, le massage ne peut (jue retarder les accidents consécutifs, à moins que la pai’alysie ne corresponde à des lésions céréhi ahîs [leu accentuées, et alors la guérison pourrait même survenir par rééducation des piincipaux muscles de la face.
Dans certains cas d’hémi[)légie, en effet, la face ne correspond pas au centre de la lésion céiéhrale ; ce sera le membre inférieur, ou le membre supérieur, ou tous deux, en entier ou en partie, qui seront malades, et la face n’aura été atteinte que ]>ar voisinage ; peu à peu la motilité reparaît, et reprend toute sa force, ayant réparé tout le mal, si le massage a bien entretenu la fibre musculaire et si la rééducation a conservé chaque fonction.
Les malades sont suivis pendant un mois environ dans les paralysies périphériques et pendant le temjis nécessaire pour la rééducation dans la paralysie d’origine centrale.