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PARALYSIE INFANTILE

En station debout, ces exercices d’assouplissement sont pratiqués en plaçant le membre sain sur un plan exhaussé de 10 centimètres. Chaque jour on diminue de 1 centimètre : de jour en jour le bassin s’incline avec plus de facilité au moment de l’oscillation antéropostérieure du pas, et quand les deux membres sont placés à la même hauteur, le membre ankylosé, grâce au mouvement du bassin, accomplit son oscillation sans être gêné par sa longueur : le pied, préparé par des exercices passifs, exécute à ce moment sa flexion sur la jambe, pour que la pointe ne rencontre pas le sol.

La rééducation est continuée par des exercices de marquage de pas en cadence lente, puis accélérée, puis des pas sont exécutés; de 50, ils passent à 60, puis à 75 centimètres. La montée et la descente peuvent se faire avec plus de facilité que chez le coxalgique, toutefois l’ankylosé du genou doit monter et descendre marche par marche. En montant, le coté sain commence et l’autre suit; en descendant le contraire est obligatoire, c’est la jambe ankylosée qui passe la première.

Lacourse est possible, mais elle est souvent l’occasion de la reprise des habitudes défectueuses ; pour éviter la chute, le coureur recommence à faucher : mieux vaut donc s’abstenir. Les sports divers sont moins facilement abordés, car le coxalgique acquiert plus de souplesse dans son infirmité que l’ankylosé du genou ; le bassin plus proche supplée plus facilement.

Paralysie infantile : appareils orthopédiques.

Nous avons eu l’occasion, en parlant de notre intervention dans les diverses myélites, de montrer que la massothérapie retarde les effets de la dégénérescence nerveuse et entretient la vitalité en cas de régénération possible, et en cas de myélite des cornes antérieures de la moelle (paralysie infantile), nous avons pu retrouver des muscles, et par suite des fonctions qui semblaient à jamais perdues.

Mais ici nous voulons parler de ces cas où il y a eu perte complète d’un membre : les conséquences de la dégénérescence médullaire sont telles que le membre atrophié devient souvent une gène pour le malade; or parfois ce membre atrophié possède encore quelques mouvements, grâce à des appareils divers qui serviront de tuteur et comme de squelette à ces sources de mouvements. De tels membres, aidés de leurs appareils, rendent aux malades assez de services pour que la massothérapie et la rééducation bien dirigées puissent tenter de multiplier l’étendue des mouvements. Nous ne pouvons donner de règles aux diverses variétés de cas qui

tb2 DAGRON. — MASSAGE ET MOBILISATION.

peuvent se rencontrer ; mais le médecin, après observation de l’état des muscles sains et de la souplesse des jointures, est bientôt à même d’indiquer l’appareil nécessaire et de surveiller l’éducation de ce membre infirme, mais encore quelque peu utile.

GYMNASTIQUE SUÉDOISE

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