INTRODUCTION
Le titre complet de ce volume devrait être : Kléber en Vendée, en Bretagne et dans le Maine, car les documents dont il est composé ont trait, non seulement à la campagne de Kléber contre la Grande Armée Catholique et Royale, — au midi et au nord de la Loire, — mais aussi aux opérations du même général contre les Chouans de l'IUe-et- Vilaine et de la Mayenne. Il a semblé cependant qu'on pouvait, pour plus de brièveté, s'en tenir au seul mot de Vendée, qui s'applique, avec une exactitude suffisante, à l'ensemble des pièces publiées.
Après une longue et glorieuse résistance, certaine de n'être plus secourue, la garnison de Mayence capitulait le 22 juillet 1793. Elle avait obtenu du roi de Prusse la faculté de rentrer en France avec armes et bagages, sous la condition de ne pas servir, pendant une année, contre les Alliés. Pourquoi l'interdiction ne s'étendit-elle pas à la Vendée ? C'est un point sur lequel on pourrait épiloguer longuement, mais qu'il n'y a pas lieu d'examiner ici.
L'émotion fut grande à Paris lorsqu'on apprit la capitulation; ses conséquences, prévues et inévitables, causèrent de vives appréhensions. Sans tenir compte de la situation qui l'avait motivée, la Convention décréta, le 28 juillet, l'arrestation des généraux et de Tétat-major, et appela ses commissaires, Reubell et Merlin, de ïhionville, à venir s'expliquer devant leurs collègues. Les assemblées délibérantes ont la mobilité des foules et agissent comme elles sous le coup d'impressions successives et chan-