‹ Kléber en VendéeChapitre 12 sur 170 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

logue dans sa grande colère contre Bonaparte, lorsque celui-ci. ayant abandonné furtivement l'année d'Orient et r^gypte, le commandement en chel" lui est remis. Sa fureur s'exhale, dans son rapport du 8 octobre 1799 au Directoire, contre le futur empereur K II faut que l'inéluctable devoir se dresse devant lui et qu'il n'ait personne à pousser devant, à sa place, pour qu'il se résigne à surmonter ce qu'il appelle, lui-même, son imbécile timidité 2.

Je me garderai de suivre pas à pas Kléber dans toute sa campagne, jusqu'à la bataille de Savenay. Les textes produits y sufiisent amplement. Quant à cette dernière victoire, on doit regretter que l'auteur des Mémoires en ait dit quelques mots à peine ; d'autant plus que le vainqueur, c'est lui. J'avais pensé à suppléer à ce laconisme, en donnant le récit de Decaën, qui fut l'un des acteurs du drame. Cela semble inutile désormais, M. H. Prentout l'ayant publié récemment dans la Réçolution française 3, d'après les manuscrits originaux de la bibliothèque de Caen. Je me crois obligé d'insister davantage sur toute la seconde partie du séjour de Kléber dans l'Ouest ; depuis sa rentrée à Nantes, avec Marceau et Tilly, dans la soirée du 24 décembre.

Tous trois furent reçus comme des libérateurs. Le lendemain , la Société populaire , dite Club de Vincentla-Montagne, les invita à sa séance. Ils y furent l'objet d'une ovation; on leur offrit des lauriers. Mais cet enthousiasme déplut au représentant Louis Turreau, qui protesta. Une scène violente s'ensuivit, dans laquelle l'honneur demeura aux généraux 4.

1. Voir ce rapport dans Rousseau, Kléber et Menou en Egypte, p. :j6-84.

2. Marceau à Kléber. Coblentz, 3 pluviôse an III (22 janvier 1795), lettre publiée par Noël Partait, dans Le général Marceau, p. 364-

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